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vendredi 13 septembre 2013

LE pâté chinois du Pied de cochon (si le PDC faisait un pâté chinois!)


Bon, je capote, je viens de nous faire un pâté chinois du délire de baptême de saint-cibole. Je délire comme ça à chaque fois qu’on revisite notre terroir et qu’on l’amène plus loin…

OK, je sais qu’il a l’air de rien comme ça, mais vraiment, croyez-en tu ma parole, en vérité je vous le dit, ça faisait longtemps que j’avais pas créé un truc comme ça. Ouf, il en est resté, mais la partie dévorée était pas mal plus grande qu’on aurait supposé pour juste deux personnes…

Tout ça vient du célèbre volcan au baloney de ma blonde. C’est de sa faute. Oui, un volcan de pôtate, du baloney revenu dans un peu de beurre, et des brocolis pour faire les arbres sur les flancs du volcan. C’est un concept de ma blonde qui fait tripper pas pire les enfants, et aussi son frère Pierre (« Flesh » de son surnom).

Ma blonde me demande ça l’autre jour car Pierre et la belle-mère venaient souper. « Mais … », dit-elle (ma blonde, pas la belle-mère) (et ce, d’un air fromager), « me semb’ (elle parle mieux que ça, je vous rassure) qu’avec la sauce à poutine du PDC ça serait pas mal… »

Donc ce que blonde veut, je réalise. On achète la paix comme ça (mais c’est très agréable, je ne souffre pas du tout). Ce fût : volcan de pôtate du PDC (oui, celle avec les crottes au fromage fondues!), avec sauce au foie gras, et steak de flanc mariné au vin de chez mon boucher. Et oui, zôf course, les broco pour faire les arbres au flanc des volcans.

Bon, vous savez comme je suis, il y avait des restes de pôtates et de sauce au foie gras.

Sommes-nous surpris qu’il y avait des restes?

Bon, ce soir, un vendredi soir d’une grosse semaine, je dis à ma femme (comme Charlebois, c’est la même que ma blonde, et je dis pas ça parce qu’elle a attrapé le bouquet de mariage d’Isabelle ;) ), donc je lui dis « mais Minou, on se fait tu un pâté chinois? » (avec les restes de pôtates et de sauce poutine du PDC). Oooh, idées…

On renchérit sur la recette, et ma blonde suggère un mix de steak haché et de canard confit au bas de la pyramide pâtéchinoisesque. Oh yeah, on est parti comme en 14…

Donc voici humblement, le pâté chinois du PDC, si Martin avait l’idée de faire un pâté chinois…

Recette pour quatre personnes
Temps à prévoir : une heure trente, sinon moins si c’est à partir de restes :)
Source : les gourmandises de Martin!

Sauce à Poutine au foie gras de Martin

Voir ce message, et faire environ deux tasses de sauce à poutine au foie gras. J’ai pris un morceaux de foie gras en terrine.

Résistez à la tentation de tout manger drête là à la cuillère.

Oignons en compote

Faire revenir 2-3 oignons dans un peu de beurre et d’huile, et ajouter un trait de sauce soya et une cuillère à soupe de miel.

Laisser mijoter à feu doux pour faire caraméliser le tout.

Résistez à la tentation de tout manger drête là à la fourchette.

Pôtates du PDC

Cuire quatre pommes de terre à chair jaunes, avec la pelure, jusqu’à ce que ce soit tendre. Refroidir les pommes de terre jusqu’à tiède, puis éplucher avec un linge. Passer la chair de pôtate à la bébelle au pôtate en riz (patate Henri?).



Ajouter plus de crème 35 % qu’il n’en est décent, idem de beurre et bien mélanger. Ajouter un sac de fromage en crottes, et bien brasser jusqu’à ce que le fromage fonde. Saler, poivrer!

Résistez à la tentation de tout manger drête là la face dans le plat.

Mélange de viande

Faire revenir du bœuf haché (mettons une livre), et ensuite ajouter deux cuisses de canard confit en morceaux, avec un peu de gras de canard. Saler poivrer joyeusement. Faire revenir, puis ajouter deux tasses de sauce à poutine au foie gras.

Résistez à la tentation de se cacher dans un endroit barré et de tout manger drête là.

Mettre le mélange de viandes au foie gras au fond d’un plat allant au four.

Ajouter les oignons sur le dessus, puis les pôtates du PDC. C’est à peu près moitié viande, moitié pôtate.

Balancer au four et laisser réchauffer, puis faire griller un peu à broil.




Ne résistez plus ! Vous allez voir comment c'est suave!

Je vous le dit, c’est digne d’un resto dont je nommerai pas le nom (mais dont je visite la cabane à sucre bientôt, version automne les pommes et les courges).



Pendant ce temps, l’été a été magnifique quoique trop court. Vous êtes allés au Mosaïcultures? Non? Mais zattendez quoi? Ça finit le 29 septembre!

 


samedi 27 avril 2013

La cabane à Picard version 2013 : spectaculaire n’est pas le mot!




Cet endroit n’a pas besoin de présentation, ni de plus de publicité. Alors j’en dirai rien, bon. Essayez pas.

MAIS quand même, pour 59 $ par adulte, et 20 $ pour les monkeys de moins de 13 ans, c’est le deal du siècle pour les cabanes à sucre, compte tenu de l’orgie de bouffe qu’on y trouve.

Donc le 14 avril dernier, on s’y retrouve encore entre amis pour partager cette fiesta qu’on ne peut qualifier de gargantuesque parce que Rabelais aurait même pas pu imaginer que ça se pouvait tout ça. Ça dégouline de sirop d’érable et de foie gras, pour notre bonheur.  Apportez donc des petits plats pour les restes, vous serez content que je vous ai prévenu.

Martin est un artiste de la bouffe, un joyeux luron de la démesure dans la camaraderie. Chic type tout en générosité. Depuis le temps, on le connaît un peu, et il est venu jaser un moment. C’était très drôle à un moment, car une des fillettes lui demandait à la blague où était le petit cheval de la pâtissière Gabrielle. Martin, pince sans rire, lui répond « on l’a mangé… mais non, c’est pas vrai … mais c’était ben bon …  ».

Nous, on aime bien y aller à l’heure de midi, avant un prend un petit déjeuner très léger, puis c’est parfait pour la digestion de l’après-midi et on grignote en soirée.

Et cette année, j’avais une super nouvelle de ma fille préférée, alors on avait de quoi fêter! Non, c’est pas ce que vous pensez, je ne serai pas grand-pôpa. Mais c’était une bonne nouvelle.

J’ai arrosé ça à la McAuslan à l’érable. Mmmm…. Ma blonde était au martini à la tire d’érable.


 
Alors voilà le menu de cette année, qui était une des plus réussies des quatre dernières années.
Ça débute par une jolie empilade en hauteur, sur des tranches de bûches, de choses à l’érable – tire d’érable, whippets, maïs, croissants, barbe à papa, cannelés à l’érable, même une crème caramel à l’érable! Donc on défaisait les étages de tranches de bûches au fur et à mesure qu’on les vidait, et au fond, il y avait des shooters (Jack Daniels et réduit d’érable* pour les grands, érable et eau pétillante pour les monkeys).
* recette dans le livre de la cabane à sucre du PDC. On a découvert ça l’an dernier. J’aime pas trop le Jack Daniel’s, c’est un peu un tord boyau, mais cet alcool est parfumé à l’érable. Alors l’ajout de réduit d’érable (ou ¾ eau très froide, ¼ sirop) est vraiment extra. J’ai maintenant en permanence une bouteille de Jack Daniel’s au congélateur pour ça.




Ah oui, avec le premier service, il y avait aussi un jello à l’érable et yogourt maison. Un peu neutre avec le reste des bidules sur les bûches.

Vient ensuite une salade aux gésiers de canards confits, et oreilles de crisse. Ce sont toujours les meilleures oreilles de crisse en ville, légères et tout. Superbe salade.

Puis des bines avec cottage, sur un fond de crêpe au sarrasin cuite dans le gras de canard, et pour alléger … de nombreux morceaux de foie gras poêlés. Superbe.

Omelette à la cervelle sautée, aux lardons et au ris de veau… On était plusieurs à trouver que la cervelle était un peu trop citronnée. Très bon, moyen pour la cervelle.
(pas pris de photo)
De succulents pilons de canards genre général tao. J’ai reçu le mandat de trouver cette recette, c’est la préférée de la plupart des monkeys présents.

Une volaille entièrement désossée de l’intérieur (faudrait bien que j’apprenne à faire ça un jour) et farcie de foie gras, homard et cotecchino (un consistant saucisson au porc, avec une haute teneur en couenne, qu’on doit faire cuire une heure trente à l’eau bouillante avant d’utiliser. C’est une recette de Helena Faita qu’on trouve dans le premier bouquin du PDC).
Ah oui, il y a une délicieuse sauce crème et foie gras servie avec la volaille.
C’est ma recette préférée de cette édition de la cabane.

Un succulent jambon à l’ananas et à l’érable, et pôtates.

Bon, pour faire taire les mauvaises langues, il y avait même des légumes ;) Haricots amandine à l’érable.

Desserts!
Tire sur la crème glacée à l’érable…

Et gâteau des anges, meringue à l’érable (ma blonde la fait souvent, c’est délicieux)
(il semble que j’ai pas pris de photo!)
Les convives un peu survoltés de tout ce sucre…





On est ensuite allé marcher autour de la cabane et on est monté voir les cochons à Martin. On y a eu droit à un cours de sexualité rapide. Étonnant d'agilité, ce gros verrat!

On y retourne? You bet! En courant! 


samedi 2 mars 2013

Spaghettis au homard et lardons (du Joe Beef)



J’ai reçu le livre de cuisine du Joe Beef à Nowelle et je suis séduit par le style et l’humour des auteurs. Qu’ils soient des amis de Martin Picard n’est pas pour me déplaire, bien sûr.

J’ai aussi suivi récemment chez Helena Feta un cours de cuisine sur les huîtres par Fred Morin du Joe Beef. J’étais pas sûr (vraiment pas) de tripper sur les huîtres, mais j’y suis allé quand même pour en avoir le cœur net. Hé bien, je me suis aperçu que je n’avais jamais goûté d’huîtres de bonne qualité, et servis à la bonne température (sur glace). Ça fait une différence entre « mouais, pas pire » et « j’en veux une autre douzaine tout de suite! ». Je vous ne reparle bientôt.

Bon bref, ce livre de cuisine est vraiment intéressant et inspirant.

Pour vous le prouver, voici une recette de spaghettis au homard, un classique du resto semble t’il (je n’y suis pas encore allé, mais c’est écrit in ze book). J’aimais beaucoup la recette de Laplante, mais celle du Joe Beef est particulièrement jouissive. 

C’est rien de moins, selon ma blonde inspirée, « le plat de pâte le plus réconfortant qu’on peut manger en hiver pour se faire croire que c’est l’été. »

Voilà, c’est dit. Régalez-vous.



Et puis la recette à l’italienne est thématique de ces jours insoutenables où on tourne un regard anxieux vers Rome avec des yeux rougis (on ne dort pas car le suspense est intenable) pour savoir qui sera le prochain pape, depuis que Benoit n’est plus qu’un sous-pape.

Ils me l’ont pas demandé, je suis un peu fru. Car je veux bien devenir pape.

J’ai plein de bonnes idées pour ramener les fidèles dans les églises. Lâchez-moi avec la mince et insipide hostie ridicule, et le vin de messe qu’on goûte même pas. Des femmes prêtres!!! Aussi, mettez plutôt des jeunes chefs à la cuisine et faites ça bar open. Servez des repas pour tous (c’est d’ailleurs dans votre mandat il me semble de nourrir les pauvres, pas de garder le cash). 

Enfin, des déclarations intelligentes et responsables sur la contraception (mon changement le plus radical et le plus difficile à faire passer, vous en conviendrez) 

Habemus Papam!

Recette pour deux personnes
Temps à prévoir : une heure trente
Source : Joe Beef, et petits changements à la moi.


1 homard vivant (il ne le sera pas longtemps) de 2 livres (1 kg)
2 tasses de crème 35 % (vous avez bien lu)
2 cuillères à soupe de brandy (une petite mignonette trouvée à la caisse de la Saque fait l’affaire)
Persil frais
Une gousse d’ail
3 tranches épaisses (pensez à Marc Ouellet) de bacon, en petits morceaux
Spaghettis pour deux

Cuire le homard dans de l’eau salée, comme vous savez le faire j’imagine. On suggère 12 minutes pour un homard de cette taille.

« Si vous répugnez à regarder un homard vivant bouillir, vous êtes probablement du genre à fermer les lumières pour faire l’amour. C’est correct » (du livre Joe Beef)

Retirer le homard de l’eau et laisser refroidir.

Décortiquer la bête et garder les morceaux de chair le plus gros possible (ex : couper la queue en deux morceaux sur la longueur).

Ne pas jeter les carapaces, on va s’en servir encore. Écraser ou couper le thorax en 3-4 morceaux.

Dans une grande casserole, mettre les carapaces, la crème, une cuillère de beurre, le brandy, l’ail et une tasse d’eau. Monter le feu pour une presque ébullition, puis laisser mijoter une bonne heure. Le liquide doit lentement infuser les carapaces de homard, et réduire lentement. On cherche à avoir à la fin environ une tasse de liquide à la fin. Dans le book, on parle de trente minutes, mais ça m’en a pris le double, soyez prévenus. Saler et poivrer au goût.



Pendant ce temps, cuire le bacon dans une poêle pour le rendre croustillant. Dégraisser (sinon votre blonde va encore chialer sur votre cholestérol. Je n’ai pas d’exemple en tête, je dis ça comme ça).



Vers la fin de réduction de la crègne, Cuire les pasta.

Dans une grande casserole, verser la crème réduite, et y réchauffer les morceaux de homards, puis ajouter les spagettes et le bacon.



Garnir les portions de persil frais.

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !
 

mercredi 23 janvier 2013

Œufs au sirop d’érable du PDC




Pas hyper photogénique, j'en conviens.
 
Soyez prévenus, vous pouvez devenir accro à la prochaine recette.
 

Message de Santé Canada : Les parfums de sirop en cours de concentration contiennent plus de substances chimiques aromatiques addictives que les meilleures recettes de desserts à base de sirop québécois. Santé et Bien-Être Canada considère donc que le danger d’addiction croît sérieusement avec l’usage. La consommation répétée sans retenue à chaque repas pourrait possiblement causer des effets nocifs sur la santé comme le diabète (ou l’explosion dans les cas extrêmes). Ne cause par contre aucun dommage au bébé durant la grossesse, ou après, et mettons avant, et en fait rend la mère très heureuse.

Bon, maintenant que vous êtes prévenus, voici la recette! Il va vous falloir un thermomètre pour la réaliser.

 

Recette pour huit œufs! (quatre convives?)

Temps à prévoir : 20 à 30 minutes

Source : Cabane à sucre du PDC

 


8 œufs

Une boite de 500 ml de sirop d’érable

C’est tout!

Dans une casserole, à feu moyen, porter le sirop à 114,5°C (238°F). La casserole doit être assez profonde car ça va mousser. Pour ce rendre à cette température, le sirop évapore un peu de son eau et se concentre. C’est un peu long mais soyez patients, ça vaut vraiment le coup! Ça va mousser comme si on faisait de la tire éponge.
 
 

Casser les œufs dans un bol, et verser d’un coup dans le sirop chaud. Attention aux éclaboussures, ce sirop est brûlant. Cuire trente secondes sans brasser, à peu près le temps qu’il faut pour revenir à 114,5 (pas le poste de radio, la température du sirop), puis cuire environ 90 secondes de plus en brassant un peu pour séparer les oeufs.
 
 

Voilà! Servir tiède, ou froid, à votre goût.

Martin Picard ajoute que la conservation de cette œuvre d’art est de deux semaines, mais je vous défie de les garder plus que dix minutes! :)
 
 
Pendant ce temps, quelques photos de ti zoizeaux, un jour de neige. Ils vont pas trop sortir aujourd'hui, j'imagine (par -30?).
 



Hé oui, il y a aussi du bullying dans le Merveilleux monde de la Nature™
Tasse-toé, c'est ma place! 
 

 
 
 
Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

samedi 1 septembre 2012

Moi aussi je vote par conviction


(pas de recette aujourd'hui! Je vous reviens en septembre après un break estival. J'ai plein de bonnes choses à vous faire goûter!)
Moi aussi, je vote par conviction.
Je vote pour le parti dont les valeurs me représentent le plus. Je vote pour un parti qui a la meilleure vision sociale, car je ne pense pas qu’à moi et mon portefeuille.
Je vote pour le Québec.
Je vote aussi pour un parti qui a des bonnes chances d’être élu, donc mon vote est utile et va compter. Je vote pour un parti ayant de bonne chances de chasser Charest et sa clique.
Mon vote n’est pas un vote frivole qui risque de faire passer devant l’un des trois grands partis en divisant le vote. Je vote pour un parti qui compte d’ailleurs revoir le mode de scrutin pour faire place aux petits partis.
J’ai aussi confiance au leader de ce parti comme étant quelqu’un d’expérience, elle a fait ses preuves et elle est bien entourée.
Je vote Parti Québécois.

vendredi 10 août 2012

Le livre Pomme! Yé! Et déjà une recette : casserole de boudin aux pommes, jambon et fromage cheddar



J’ai enfin reçu hier le livre « Pomme » d’Isabelle (merci Isa!). 

La couverture est vraiment somptueuse avec la belle photo de pomme et l’embossé argent pour le titre. Le livre me semble plus gros que le premier? Je ne peux comparer car j’ai prêté mon exemplaire à une jeune fille qui étudie en cuisine (Salut Sab!), pour lui montrer les tendances actuelles en bouffe. Les photos sont magnifiques, on a le goût de déchirer les pages pour les manger. Bravo Isabelle et Modus, ce livre est magnifique.

C’est une excellente idée que ce livre sur notre fruit national (oui, oui, avant la fraise je trouve) car on cuisine pas assez avec ce fruit ayant une bonne acidité. Et le livre propose plein de recettes de sucré (vous connaissez Isa!) mais aussi pas mal de recettes salées, ce qui m’emballe plus pour l’exploration car c’est malheureusement ce qu’on fait le moins avec nos pommes.

Des desserts aux pommes, on en fait souvent (et on va en faire plus avec ce livre!) mais des repas principaux où la pomme ajoute son côté acidulé et fruité, on en fait pas assez. Idem avec le sirop d’érable et je souhaite qu’Isa récidive avec ce thème pour un 3e livre.

Isabelle signe des livres demain à la librairie du marché Jean-Talon (11h-13h), on va aller y faire un tour pour fêter notre bloggeuse auteure préférée.

Voici déjà une recette car j’étais prêt! J’ai eu la chance de pouvoir lire le chapitre sur les recettes de chef cet été et cette recette m’avait pas mal tombé dans l’œil… mais je ne pouvais en parler avant la sortie du livre ! ;) C’est une recette du chef Marc-André Lavergne (Accords Resto).

Cette casserole est vraiment excellente, on ne pouvait arrêter de piger dedans même si on avait plus faim…



Recette pour deux gourmands
Temps à prévoir : 30 minutes
Source : Ze book on les pommes, « Pomme » !

                 

deux boudins noirs (on a pris les Première Moisson, gagnants de notre concours de boudin), en tranches
2 Oignons blancs, émincés
2 Pommes rouges type Cortland, en quartiers (ne pas éplucher)
50 g de fromage Cheddar 2ans
50 ml de vinaigre de Cidre de Pomme
environ 200 g de jambon fumé coupé en petits cubes
250 ml de roquette
50 ml de moutarde en grains, râpé

Dorer les tranches de boudins au beurre dans une grande poêle allant au four.
Dans la même poêle faire caraméliser les oignons émincés dans un peu d’huile, puis ajouter les quartiers de pommes, 3-4 minutes, remuer de temps en temps.
Déglacer avec le mélange vinaigre moutarde. Bien mélanger.
Ajouter le boudin, le jambon et la roquette. Re-bien mélanger.
Ajouter le fromage sur le dessus
Au four pour faire fondre le cheeze.
Servir au centre de la table et ouvrez une bonne bouteille de rouge!

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

Et plus tard, une autre version, avec foie gras poêlé!



mardi 22 mai 2012

Les deux bières Cuvée Boréale


Bon là, j’capote, j’ai plein de retard et j’ai un million (sans aucune exagération) de recettes à vous jaser : bisque de homards, poulet BBQ type Bar-B-Barn, Porc au martini, calmars portugais, risotto de homard, deux démentes recettes de dessert du PDC, etc., bon, le programme à venir est intéressant! Stay tuned! Don’t touch that dial!

Et puis voilà, aujourd’hui c’est même pas une recette, mais en fait une critique des nouvelles bières de la super compagnie Boréale, les Cuvée Boréale.

J’ai goûté (beaucoup, pour me faire une idée, voilà pour vous tous un bel exemple de dévouement) les deux nouvelles bières estivales de Boréale.



Vous le savez, j’adore cette brasserie. Depuis leurs débuts, j’ai dû acheter au moins 1 300 six packs de Boréale rousse (soit 2012 – l’année d’ouverture de Boréale (1988) x 52 semaines). Le pire est que je dois pas être trop loin. Leurs bières me plaisent beaucoup.

J’ai vu qu’ils ont maintenant aussi une IPO, je me mets en chasse pour en dégotter un flacon.

Cuvée Boréale, « aux vraies pommes et canneberges », 5°, 347 ml

Vendues en 4-pack.

Ingrédients : « bière naturelle, jus de pomme McIntosh fraîchement pressé, jus de canneberge, miel. Produit du Québec »

Quoi demander de plus, batinsse? Mais bon, même si nos yeux larmoient déjà un peu, on va pas s’arrêter là : minou, sort le débouche qu’on goûte à ça!

Couleur : orange brûlée pâle, peu de mousse

Nez : peu expressif, fruité : jus de canneberges

Bouche : bon fruit, on goûte bien la pomme et la canneberge. Touche d’acidité amenée par les pommes (gueuze). Pointe amertume dans la finale, avec le jus de canneberge.  

Très rafraîchissante, car bonne combinaison d’acide et d’amertume.

Parfois, pour les bières aux fruits, je goûte mais je ne rachète pas. Pas cette fois! Adopté!

Note de 8,5 / 10

Cuvée Boréale, « aux vrais bleuets sauvages », 5°, 347 ml

Ingrédients : « bière naturelle, jus de bleuets sauvages concentrés, jus de canneberge, Produit du Québec »

Couleur : mauve lilac pâle, peu de mousse

Nez : peu expressif, un peu de jus de canneberges

Bouche : bon fruit, canneberges et bleuets en finale. Note amère. Elle est bonne, mais moins que la précédente. Mon goût.

Note de 7 / 10!

Deux bières qui devraient plaire à messieurs et mesdames.

Buvons moins, buvons mieux!

Je sais je radote, mais je récidive : encouragez le plus possible les micros québécoises et laissez donc tomber pour de bon les deux « grandes » brasseries (Molson, Labatt) qui manquent tellement d’intérêt! Je l’ai fait il y a 20 ans, et voyez donc comment je suis beau et intelligent! (j’ai tu vraiment écris ça?)

Les micros brasseries du Québec n’utilisent pas de sucre, de riz et autres bébelles pour faire de la bière cheap, et pas chère.

La seule innovation des deux « grands » provient du côté de la publicité promotion (généralement des pitounes qui se trémoussent, duh…), ce qui ajoute pas grand’chose au goût de la bière, car leurs produits restent finalement tous pareils : fades et sans intérêt (ne me parlez pas de la Rickard’s, c’est juste à peine mieux que la bière pour enfant qu’ils produisent à gros volume).

Votre Molson ou Labatt, « la bière des vrais » ? Une grosse joke, mononc’…

vendredi 6 avril 2012

Bines à l’érable et au canard confit (le chaînon manquant Québec-Toulouse!)

L’autre jour à la cabane du Pied de Cochon, on s’est fait servir ces bines absolument délicieuses (Comment ton résumé sur ce plat déjà, JF? ;) ). Tiens, faudrait bien que je vous en reparle, d’ailleurs, de cette cabane spectaculaire!

On s’est donc fait servir cette plotée de bines avec une cuisse de canard confite dedans! Que c’était bon!
Et la fin de semaine de notre visite, Philippe Mollé dans Le Devoir a publié cette recette de fèves au lard dont je me suis inspiré pour refaire la version PDC.
Ces bines sont fameuses, très goûteuses. Le parfum d’érable est subtil et les bines ne sont pas sucrées. Je les ai servies à des gens qui ne sont pas des maniaques de bines et qui ont adoré ça. Ne soyez pas surpris, ce sont par contre des bines qui n’ont pas la couleur de nos bines brunes traditionnelles.
La recette est meilleure préparée la veille.
On est en fait un peu au croisement entre les bines québécoises et le cassoulet. Voici donc, devant vos yeux ébahis, rien de moins que le chaînon manquant de la bine entre le sud ouest de la France et le Québec.


(pas hyper photogénique comme plat, j’en conviens, mais ô combien calorique, extatique, titanique, fantasmagorique, boulimique, écosystémique (moi non plus je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça marche et c’est ben bon), bucolique, un brin satanique (c’est le hic), et vraiment pas apathique ou famélique)           

Recette pour six - sept personnes
Temps à prévoir : la journée, mais on ne peut pas niaiser avec le puck dans ce cas
Source : inspiration de Philippe Mollé et de la cabane de Martin Picard
-    500 g de haricots coco (j’en ai pas trouvé, j’ai pris des navy beans. Je crois que celles-ci ont toutefois moins besoin de fond de volaille à la fin, n’en mettre que la moitié ou les trois quarts)
-    1 échalote sèche, hachée
-    2 gousses d'ail hachées
-    À peu près 150-250 g de poitrine de porc bien grasse, coupée en dés
-    1 cuisse de canard confite, effilochée, plus une cuisse entière par convive.
Il me restait aussi un demi canard laqué chinois, qui s’est aussi retrouvé dans le mélange. Avoir eu sous la main des restes de magrets, ils auraient aussi étés mis dans la casserole.

-    3-4 cuillères à soupe de gras de canard, ou plus pour ajouter plus tard
-    1 bouquet garni (j’ai mis thym et feuille de laurier, mais romarin aurait aussi bien été)
-    500 ml de fond de volaille (j’en avais pas, j’ai donc fait un velouté avec deux tasses de bouillon de poulet, une cuillère de beurre et une cuillère de farine)
-    60 ml de sirop d'érable
-    poivre du moulin et fleur de sel, au goût


ü Faire tremper les fèves dans de l'eau froide durant 3 à 4 heures. Pour la navy beans, ce fut 8 heures, comme le disait l’emballage. On change souvent (une fois par heure) l’eau de trempage des zaricots

ü Dans une grande casserole, faire fondre à feu moyen vif le gras de canard. Ajouter l'échalote hachée, le oink oink en dés et faire revenir durant 3 à 4 minutes.
ü Ajouter les haricots égouttés, l'ail et le canard. Verser de l'eau froide pour recouvrir, puis terminer avec le bouquet garni et le poivre. Cuire à feu doux environ 1 heure. J’ai ajouté aussi une cuillère ou deux de gras de canard, pour être sûr que ça soit bon! :)
ü Ajouter le fond de volaille (ou la moitié pour commencer dans le cas de navy beans) et le sirop d'érable, immerger les cuisses de canard entières dans les bines (avec tous les jus et gras de l’emballage, bien sûr), et finir la cuisson doucement jusqu'à évaporation, disons une heure de plus? Idéalement, vous faites reposer une nuit, ce sera encore meilleur.
ü Assaisonner comme nécessaire avec la fleur de sel et le poivre du moulin.
ü Servir une cuisse par convive, avec une plotée de bines au canard ;)

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

jeudi 15 mars 2012

Rôti de porc, variante, en fait un hommage au PDC

Bon, OK, c’est pas une nouvelle récette pour ce blogue, c’est une variante de mon rôti de porc avec les tites patates jaunes, recette super cochonne, mais avec un ajout de deux saucisses, pour faire comme un nez de cochon en tranchant, et ainsi un hommage au Pied de Cochon qui m’inspire tant.
J’avais vu l’idée d’insérer des saucisses dans un rôti quand Danny St-Pierre avait fait ça chez la bonne femme Di Stasio l’an passé il me semble.
Faire une fente dans le rôti de cette recette cochone, juste assez grande pour y insérer votre saucisse (les images qui vous viennent tout à coup en tête ne sont pas voulues. moi je ne mange plus de foie depuis que j’ai vu Léolo, bon).
J’y ai mis deux tubes cette fois, mais pourquoi pas trois si votre rôti est suffisamment gros? En plus des gousses d’ail, la saucisse va parfumer la viande en cuisant, c’est une variante vraiment bonne.

Et dans le bouillon de poulet, ajoutez un quart de tasse de sirop d'érable!

Les patates faites ainsi étaient horriblement bonnes!
Vivre notre terroir, étole! ;)