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lundi 30 juillet 2012

Cours de cuisine (Tapas!) avec Marie-Fleur (Tapeo!), et tartare de saumon revisité !!!



En mai dernier, j’ai suivi un autre cours de cuisine chez Élena, et cette fois c’était avec la sympathique Marie-Fleur, chef du resto Tapeo. J’aime bien cette fille, elle a un angle unique à Montréal en nous communicant sa grande passion des tapas.

Vous le savez, j’adore la cuisine de la péninsule ibérique, Espagne et Portugal, et comme Obélix, je crois que je suis tombé dans l’huile d’olive quand j’étais petit.

Ce qui me remémore cette phrase de Pépé dans Astérix en Hispanie : «  Mon papa est le plus fort papa du monde et cet imbécile de Jules César a peur de mon papa… »

Aucun rapport, je sais, et le revendique! Vive les trucs totalement inutiles et incongrus, c’est ce qui nous distingue de l’orange Outang et autres macaques endormis qui nous entourent (vous avez tous des images en tête ?!!). 

Mais bon, pas besoin comme Pepe Soupalognon y Crouton de cesser de respirer pour avoir le droit de suivre le cours, suffit de s’y inscrire (J’ai fait « Tapas 2 »)…







Durant le cours, on a fait quatre recettes, qu’on a goutté par la suite, yé! En la faisant devant nous, Marie-Flower présente beaucoup de variantes de ses recettes (voir plus bas), c’est bien sympathique.




Plus tard, à la grande table, comme j’étais tout seul et que mes compagnons proches étaient un peu plates alors je suis allé jaser avec Marie-Tulipe, en plus de lui demander une autographe. On a partagé notre passion culinaire ibérique. Elle est bien sympathique, et j’ai noté que je me dois d’aller visiter son resto (pour la première fois!) à son retour de congé de maternité, à l’automne. Marie-Iris a déjà travaillé à un autre resto que j’adore, Café Ferreira (cuisine portugaise).

Elle a fait devant nous :
-       Pommes de terre à chair jaune, morue, oignon confits et persil (c’est à mourir tellement c’est bon!)

-       Fideos (nouilles fines espagnoles) aux tomates, crevettes, chorizo, et petit pois (ça aussi, c’est un truc unique!)

-       Ailes de poulet aux épices andalouses et sirop d’érable
-       Tartare de saumon, fromage blanc et piment d’Espelette.


C’est cette dernière récette que je vais vous proposer aujourd’hui, parce que je peux pas juste vous conter ma vie en long et dans les détails, il faut quand même des recettes aussi sinon j'le sais, vous viendrez plus!

Vous allez voir, c’est extra savoureux et change beaucoup du tartare habituel!



Recette pour deux gourmands
Temps à prévoir : une demi-heure
Source : Marie-Fleur St-Pierre (Tapeo)


   -       250 à 300 g de saumon (ou truite, ou omble chevalier…), en petits morceaux
   -       3 ou 4 bonnes cuillères à soupe de mascarpone (sinon, Brillat Savarin, ou chèvre frais, ricotta), en petites  boules
   -       Une douzaine de mini tomates (Marie-Rose suggère aussi des pêches, des raisins, ou des pommes pour varier, intéressant!)
   -       Une botte de basilic, ciselée à la dernière seconde (ou autres herbes)
   -       Une échalote verte, tranchée fine
   -       2/3 de tasse d’huile d’olive
   -       1 bonne cuillère à soupe de moutarde de Pigeon (ou 1/3 Dijon et 2/3 Meaux)
   -       Une pincée ou deux de piment d’Espelette
   -       1/3 de tasse de vinaigre de xérès (ou de cidre)
   -       Quatre tranches de serrano, minces (ou proscuitto)

 ü  Préparer le serrano : four à 400 °F. Étaler le jambon sur une plaque en enfourner, 10 minutes. Après 5 minutes que le jambon est sorti du four, il doit être croustillant. S’il est mou, remettre au four quelques minutes. Refroidir.

 ü  Puis préparer les tomates : four à 350 °F. Couper les tomates en deux et les évider. Sur chaque demi tomate, déposer une lanière mince d’ail, un peu de thym, sel poivre et pincée de sucre. Enfourner 10-15 minutes. Refroidir.
Sinon: couper des tomates cerises très mûres en deux et utiliser comme ça.

 ü  Dans un petit bol, mélanger l’huile, la moutarde, le piment et le vinaigre. Cette vinaigrette doit être acide pour trancher avec le reste, selon Marie-Pétunia.

 ü  Dans un grand bol, mélanger le cheeze, les tomates confites et le basilic.

 ü  Ajouter la moitié de la vinaigrette et saler. Puis le saumon. Vérifier si le tartare a besoin de plus de vinaigrette.

 ü  Au moment de servir, ajouter les croustilles de jambon brisées en grandes languettes.

 ü  Servir monté avec un emporte-pièce, ou sur plus simplement, en motte sur une feuille de salade.

 ü  Variante selon Marie-Hémérocalle : mélanger les tomates, le basilic et le poisson, et ajouter la vinaigrette. Disposer le cheeze en petites bouchées sur le tartare, puis les croustilles de jambon seranno (c’est la variante qu’elle nous a servi au cours).




Pendant ce temps, bel été à tous!

On sera vendredi prochain au festival du cochon de Ste-Perpétue, pour y voir le roi lui-même… Jean Leloup ! ;)


Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

mardi 26 juin 2012

Béchamelle au fond de homard (pour raclette et omelette)


 

Dans la série des recettes qui en amènent une autre qui en amène une autre qui en amène une autre, il restait deux homards grillés de l’autre jour. Je prélève la chair, mais elle était un peu sèche. 

Pas grave, ke je me dis, je refais un bouillon avec les carcasses qui ont grillé (plus coloré que le bouillon de carcasses traditionnel), et je fais une sauce béchamelle avec tout ça!

Soit une sauce béchamelle moyennement épaisse, avec oignon haché et ail, et la chair de homard.

Résultat : pas joli, mais très très bon!



J’en ai fait deux choses :

      1)    en raclette, avec grelots et fromage, c’était divin!






     2)    une super tortilla de patata, avec oignons vidalia, pommes de terres sautées et fromage à raclette. 

    Servie froide en entrée, pas mal bon! Les kids ont bien aimé!


samedi 28 avril 2012

La Paella DO Barceloneta du Suquet de l’Almirall (au fumet de poisson et encre de seiche)



Lors de notre escapade barcelinaise au mois d’août dernier, on a avait été complètement flabbergasté par une paella de ce restaurant connu du secteur La Barceloneta. Pour le décor (ancienne usine de bateau, convertie magnifiquement en resto), sa localisation sur cette magnifique rue de ce magnifique quartier, et la qualité de la bouffe magnifique, ça vaut le voyage à partir de Repentigny (bon, j’exagère un peu, mais c’est ben ben cool comme petit resto. JF, tu prends des notes?).
Je suis maintenant ami avec eux sur Face de bouc, même si je ne comprends pas toujours le catalan! Mais les photos sont bien inspirantes.

Hé oui, leurs paellas sont DO Barceloneta, soit d’origine contrôlée ;) Dans leur blogue, ils insistent pour dire que tous leurs produits de la mer proviennent du marché de poisson de Barcelone, à 100 mètres du resto.
On y a mangé cette paella dont le bouillon dans lequel l’arroz a cuit semblait être un fumet de poisson très concentré. Je m’étais juré de refaire cette merveille chez moi, et j’en ai fait une deuxième version l’autre samedi. On s’approche tranquillement de la Merveille™ … c’est vraiment très bon.


Recette pour huit personnes
Temps à prévoir : la journée, avec le temps pour faire le fumet
Source : Paella - Suquet de l’Almirall, et quelques modif’ à la moi pour les ingrédients introuvibles ici. Le bouillon de poisson provient d’un bouquin sur les paellas, avec ajouts du Suquet de l’Almirall.


Ze bouillon de pouésson :

-       1 oignon, choppés grossièrement

-       1 carotte, en rondelles

-       1 kg de nonosses et de têtes de poisson blanc (idéalement), si votre poissonnier en vend. Mon poissonnier n’en avait pas l’autre jour, j’ai alors acheté deux bars blancs (écalés et étripés), au coût de 6-7 $.

-       1 branche de céleri, choppée en 6-7 bouts

-       10 brins de persil

-       12 grains de poivre noir entiers

-       Un piment ñora (c’est un petit piment espagnol, doux et séché, qui rehausse le goût du bouillon)


-       Une cuillère à soupe de pâte de tomate

-       9 tasses de flotte.

ü  Dans une marmite de taille suffisante, faire revenir l’oignon et la carotte dans un peu d’huile, 5 minutes.

ü  Ajouter les morceaux de poissons, le céleri, persil, poivre, le piment sec, la pâte de tomate, l’eau et une bonne pincée de sel.

ü  Porter à bubulition, puis baisser le feu et laisser mijoter doucement 1h30.

ü  Durant la cuisson du bouillon, vous allez préparer les crevettes pour la paella (jeter les écailles dans la marmite) et faire cuire les moules (filtrer le bouillon de cuisson et l’ajouter à la marmite). Ajouter aussi les éventuels morceaux mis de côté après avoir découper les calmars et le poisson.

ü  Filtrer.



Ze paella :

-       300 g de riz

-       Deux litres de bouillon de poisson (garder le reste pour une soupe)

-       500g de seiche, hachés en petits cubes

-       De l’encre de seiche (on en trouve deux enveloppes près de la caisse, pour environ 1,49 $ chez la poissonnerie Odessa des Halles d’Anjou)


-       Environ 16 moules (ou plus, j’ai mis un kilo), que vous ferez ouvrir dans un peu de bouillon de poisson. Décortiquer les moules, sauf 2-3 par convive, que vous mettrez entières dans la paella.

-       400 g de crevettes 21/25

-       500g de poisson mélangé (merlu (collin), lotte, …)

-       Un petit oignon, haché fin

-       1 poivron rouge, haché fin

-       Ail et persil, au goût (moi : 3-4 gousses, 4-5 brins hachés fin)

-       Un citron bien frais

ü  Garder le bouillon bien chaud

ü  Dans une poêle à paella, faire chauffer de l’huile et y cuire les crevettes. Verser dans un bol.

ü  Dans la poêle, faire sauter ensuite la seiche pour la faire brunir un peu, et ajouter aux crevettes.

ü  Faire revenir l’oignon, jusqu’à ce qu’il soit bien doré, puis ajouter le poivron rouge.

ü  Baisser le feu à moyen, ajouter le riz et faire brunir un peu dans l’huile.

ü  Ajouter le fumet de poisson, les crevettes et la seiche, les moules, le poisson, l’ail et le persil, la moitié d’une enveloppe d’encre de seiche (j’avais mis l’enveloppe au complet et c’était beaucoup), et cuire en brassant de temps en temps.



ü  Terminer au four à 375ºF (190ºC) jusqu’à ce que le riz ait tout absorbé le liquide.

ü  Laisser reposer deux minutes, et servir avec un zeste de citron déposé sur la paella fumante. Le parfum est superbe! 




Pendant ce temps, je suis dégouté de voir le conflit étudiant s’enliser ainsi, et je porte absolument tout le blâme sur cet intransigeant (et calculateur et incompétent et manipulateur et chicaneur et manichéen et machiavélique et corrompu et borné et sournois et planqué et mesquin et arriviste et arrogant et blessant et médiocre et boudeur et vulgaire et menteur* et finalement assez irresponsable, quoi) gouvernement.
* Ça m’écoeure quand je vois Charest et ses sinistres qui martèlent depuis deux trois jours « on ne reculera pas devant la violence » alors qu’on sait bien que ce ne sont pas les étudiants qui cassent des vitres (c’est la police qui le dit). Tiens, ça me remémore une phrase de Goebbels, propagandiste nazi : « si vous répétez un mensonge souvent et assez longtemps, il finira par devenir une réalité ». Et Charest monte un peu dans les sondages … L’humanité vous écoeure pas, des fois?
Mes enfants ont fait la grève civilement. Ils ont été ignorés pendant deux mois (faut le faire !), puis on a tenté de les manipuler et finalement, on les a bien niaisés. Ça va mal finir…


Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !


jeudi 13 octobre 2011

Pa amb tomaquet (pain à la tomate) – une super recette, mais très compliquée!


Concours de gros plein d’soupe!
La grande blogueuse Isabelle tient actuellement un concours de recettes de soupe et je vous invite à voter! Vous allez voir, la compétition est forte et je prendrais bien un grand bol de toutes ces soupes en ces temps un peu plus frisquets!
La liste des soupes en compétition est ici et on vote sur sa page Facebook ici (message du 8 octobre). Allez voter avant samedi soir minuit!
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Encore une petite vite pour vous partager un joli trésor de la cuisine catalane. Le voyage en Espagne m’a remémoré ce petit truc tout simple mais si bon. J’en fait maintenant souvent à la maison.
C’est tout simple, mais zavez pas idée comme c’est bon. Pour vrai!
Le truc par contre est de le faire avec des ingrédients de première qualité – le pain, la tomate et l’huile.
Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir : 5 minutes
Source : ils l’ont l’affaire, les amécatalains
-    Une ou deux petites ciabatta bien fraîches, tranchées en deux
-    Une ou deux tomates bien mûres, coupées en deux
-    Huile d’olive vierge, bien gouteuse
-    sel

ü Faire griller les ciabatta côté coupé (donc côté mie). Idéalement, votre grille pain aura une fonction bagel pour ne griller qu’un côté. Sinon ne paniquez pas, ce n’est pas trop grave.
ü Quand le pain grillé peut être manipulé avec vos petits doigts, frottez fort la mie, sur toute sa longueur, avec la tomate.
ü Puis ajoutez un filet d’huile, salez! C’est tout!
ü Les catalunesques en mangent tout le temps à tous les repas, et ça accompagne tout divinement.
ü Ils en mangent même le matin, ce qui était une joie pour moi (« quand on est à Rome, faites comme les catalunaires » ou kek chose comme ça). Imaginez ça le matin, avec des morceaux de thon à l’huile dessus! Ou un morceau de jambon fin genre serrano? Un fromage? Ou une omelette aux patates? Miam! Je déménage!

mardi 4 octobre 2011

Après Barcelone ... 10 jours en Catalogne (partie 4 de 4 - fin!)

Samedi!
Promenade dans Tarragone, jolie ville.
Ravitaillement dans une autre épicerie Carrefour pour la suite de la journée. Puis on s’en va dans le Delta de L’Èbre, et on privilégie les plages sur tout le reste des activités disponibles. Mais quelle jolie plage, tranquille et tout.
Puis on remonte vers Tortosa car j’avais réservé dans un Parador (chaîne d’hôtel haut de gamme gérée par le gouvernement espagnol). Superbe hôtel (un ancien château maure) sur le top d’une colline. Avec piscine. Chambre délirante, tout ça étant très luxueux. On se gâte!
Souper au Parador, au resto supposément très réputé. En effet, la paella à l’encre de seiche (arroz negro) était exquise…
Dimanche matin relax. Déjeuner au Parador. Ouf, je trouvais que le déjeuner buffet du château Frontenac était top, mais ça c’est trop hot! Œuf, boudin, saucisse, tortilla, jambon, fruits, pâtés, pains variés, pâtisseries, jus variés, cavas, … Ai jamais rien vu de tel, fabuleux.
Même le pâté de foie avait eu droit à un trait d’huile d’olive!
Visites des ruines de la forteresse à l’arrière du site (14-15e). On voyait bien les premières et deuxièmes lignes de défense. Bien intéressant.
On quitte Tortose (ben quoi, Barcelona devient Barcelone en français, Girona devient Girone, Tarragona devient Tarragone, donc Tortosa doit être Tortose?) (raisonnement déficient dû à trop de cava le soir).
Puis autoroute AP7 direction l’autre bord de Barcelone (on était à l’ouest, on rejoint Barcelone puis on passe sur la côte à l’est).
Route panoramique #GI-682 de 20 km entre Tossa del Mar et Sant-Feliu-de-Guixols, absolument spectaculaire et merveilleuse (mon opinion), horrible (celle de ma blonde) le long de la mer. Très beau mais vraiment à pic! Une fausse manœuvre et 100 mètres de chute puis la mer!
Admirez ces jolies spirales et imaginez les le long d'une falaise au bord de la mer ...
Arrêt resto Le Mirador (ou Piscis, on ne sait comment se nommait cet endroit), près du village de Canyet del Mar. Bacalao à la Viscayna para mi (morue fraîche, sauce tomate, moules et crevettes, aubergines, super!). Ma blonde, l’estomac plus à l’envers, commande du pollastre (poulet grillé). Jolie vue en mangeant, non?
Puis deuxième partie de cette superbe route panoramique (ma blonde assise à l’arrière). On arrive à Saint-Félix-le-Guignol et ma blonde reprend son poste de copilote.
Arrivée à Tamariù, à l’hôtel Hôtel Hostalillo (pas de parking mais ce n’est pas un problème). Superbe village de bord de mer, sur une crique (plage et marina).
Souper pizza à la chambre, avec cava. La vue!



Le coucher de soleil sur la Méditerranée! Les étoiles! Il y avait même le Phare à On.
Dodo avec le livre « 50 concepts de philosophie en 30 secondes », qui nous a accompagné durant tout ce voyage.
Lundi, baignade à Tamariù. Lecture sur la playa.
Route vers Girone, mais arrêt auparavant dans un petit village nommé Paratallada, un autre minuscule joli village médiéval bien conservé. Charmant!


Bouffe de gaspacho et de poisson, ma blonde en canard (11 € chaque!).
Puis on repart en promenade dans Peratallada. En Espagne, on sait toujours l’heure avec les cloches des églises, j’adore ça!
Direction Girone, où on était au super AC Hotel Palau de Bellavista by Marriott, la grande classe zen.
On se promène en ville sur les ramparts et on visite la cathédrale de Girone (vraiment belle).
Repas au resto la Penyora (rue Nou del Teatre, 3). Entrée de caracoles (escargots) sauce piquante, puis brandade de morue (à la crème, au four). Ma blonde en brochette de thon/saumon au gingembre. Vin : Viñas del Vero, DO Somontano (Cabernet Sauvignon – Tempranillo), mais 2005! Un peu over the top question âge mais intéressant pour la culture vinicole.
Mardi! Bordel pour sortir de Girone. Disons que l’affichage des directions est parfois pas clair du tout et demande des actes de foi. Une heure de perdue à chercher l’autoroute!
Puis route vers Figueres, direction musée Salvador Dali!
Le « théâtre musée Dali » est un endroit très achalandé (plus de deux millions de visiteurs par an!). Conçu par Dali lui-même, c’est un labyrinthe visant à mettre en valeur ses œuvres et celles d’autres artistes qu’il estimait. Mais 90 % du musée est composé d’œuvres de Dali.
Je vous conseille d’acheter le guide qui explique chaque pièce avant d’aller visiter ce musée, si vous ne connaissez pas beaucoup Dali, cela vaut la peine.
J’avais vu en 1989 le musée Dali de St Petersburg (Floride), le plus gros en Amérique (vaux le déplacement en Floride à lui seul, et ils viennent de l’agrandir). Et j’ai vu cette fois-ci le plus gros sanctuaire Dali en Europe. Yé! 
Tous les superlatifs s’appliquent à ce musée, grande folie mystique! À voir! Entrée 12€/adulte
Au début, on suivait une guide russe, de type Olga, qui menait ses troupes avec une complète inconsidération pour les autres visiteurs. Si elle avait pu nous grimper dessus, elle l’aurait fait. Mais on a un peu changé notre ordre de visite pour l’éviter.
Lunch à Figueres (vers 16h30!). Beignets de pleurotes, pommes confites dans le muscat avec boudin, salade d’escarole à l’orange et aux anchois (pour les gars, car ma blonde n’en avait pas?), puis churrasco de porc.
Le churrasco de porc (testé deux fois durant le voyage) est une coupe improbable de viande et d’os. La coupe est perpendiculaire à l’os, donc c’est finalement un mélange de tiraille et d’os, avec un peu de viande (savoureuse) autour. Car la tranche est très mince, ce qui a laissé même ma blonde sur son appétit.
Ah oui, les mouches. Il y a plusieurs légendes médiévales à propose de mouches sorties du tombeau d’un saint, qui ont sauvé la population de Girone en rendant malade les ennemis qui l’assiégeaient alors. Je ne sais pas si c’est vrai ;) mais en tout cas il y a des mouches partout, ce qui est parfois un peu emmerdant (to say the least) quand on mange dehors!
Puis déplacement vers Besalù, petit village médiéval fortifié, où nous sommes arrivés au coucher du soleil. On n’est pas resté longtemps, mais c’est très joli, ce site près de la rivière, avec le pont fortifié pour l’atteindre.
Retour à Girone et souper à l’hôtel. Gaspacho tomate et melon (servie dans une assiette à deux compartiments (un pour la soupe, l’autre pour des cubes de melon avec concassé de tomate dessus – deux versions de gaspacho, une liquide, une solide), puis Bacalao Sanfaina (superbe, sur ratatouille au pimenton). Vin : Gramona Sauvignon blanc de Penédès 2010. Dessert : compote de pomme et crème glacée vanille-eucalyptus!
Mercredi. On sort de Girone très facilement cette fois (on apprend vite) et déplacement vers Montserrat. Montserrat est un lieu de pèlerinage dans un site magnifique : à flanc de montagne, avec un funiculaire pour s’y rendre (si vous ne prenez pas la bagnole) et un autre pour se rendre sur le top de ces montagnes à pic, à 976 mètres, pour des randonnées. D’ailleurs, ça s’invente pas, la vallée sur le top se nomme d’ailleurs Vallée des tarentules, mais ces dames brillèrent par leur absence (ben correct de même).
On a beaucoup aimé le site du monastère et sa basilique magnifique, et les randonnées sur les crêtes et les sommets de montagne derrière, c’était pas mal du tout. Les bâtiments sont tout neufs (en comparaison aux autres bâtiments religieux visités récemment), car les armées napoléoniennes ont tout saccagé vers 1811.
Mais c’est un lieu de pèlerinage sérieux pour ben du monde. Avec tout le respect dû à un lieu de culte, pour nous qui ne sommes pas croyants du tout, on trouvait que la proportion d’illuminés par mètre carré était pas mal élevée.
Et de croiser un type du genre Grégory Charles exalté (et sur la caféine) n’est pas rare, au contraire. Dans les sentiers, il y a un qui voulait que le prenne en photo devant un ermitage perdu en montagne. « Si ! », pas de prob, je lui dis, mais le voilà qui se met à genoux, les bras en croix et les yeux vers le ciel! ;)
Il y avait une file d’attente d’au moins une heure pour pouvoir s’approcher de la statue de la vierge noire de Montserrat. On y serait bien allé, mais les gens y allaient pour prier. Nous on aurait pris des photos et je crois pas que c’aurait été bien vu :)
Ah oui, à la fin, la boutique de « souvenirs » a des bidules religieux pas mal chers (une crèche à 8 000 € ? Praise the Lord and pass the collection plate again!)
Donc Montserrat, oui, pas mal, mais on l’aurait plus apprécié au début du voyage qu’à la fin. Un must si vous êtes très religieux.
Puis départ vers notre dernier hôtel (pour deux jours), l’Hôtel Cesar dans une petite ville nommée Vilanova I la Geltru. Très joli hôtel, bien tenu par deux sœurs, design, artiste, bohème.
Souper sur leur terrasse, après un apéro cava en écoutant la Petite Vie espagnole (Theresina, date de 1992), pas mal de ressemblances avec notre version!
On remange des pop à la Galega (poulpe, pimenton, pomme de terre, pimenton et … sel!) et une salade russe en entrée. Puis, comme le resto est une « arroceria » (resto spécialisé en riz), une paella de peix. Une troisième version durant ce déplacement, très différente, très bonne aussi. Les grains de riz se détachent bien, pas comme un risotto.
Vin : Marfil 2010, pansa blanca, DOC Alella (boisé discret, bon fruit mûr, belle acidité).
Puis je voulais goûter à un alcool aux herbes local, Obrujo, servi très froid. Ça goûte pas mal les herbes, dont romarin et quelque chose qui rappelle le sirop.
Jeudi… On marche dans Vilanova I la Geltru. C’est une station balnéaire, certes, mais pas k-taine et pas cher non plus. On a beaucoup aimé l’échelle de cette ville.
Farniente sur la plage pour notre dernière journée… lecture… soleil… promenades… bières… l’eau de la Méditerranée est presque trop chaude, si ça se peut!
Ma blonde flotte sans effort, je vous l’ai déjà dit? Un jour au Mexique, elle se mettait en planche et je la lançais en torpille à la surface de l’eau et elle traversait toute la surface de la piscine tel un bateau. De jeunes Mexicains sont venus me voir pour me demander quel était son truc pour flotter ainsi (le monde normal, dont moi, coule). Ils ne m’ont pas cru quand je leur ai dit qu’il n’y a pas de truc et que ma blonde est une mutante.
Lunch au resto de l’hôtel – huevos au thon, soupe froide de tomate, puis aubergine farcie à la viande et recouverte d’emmental, et calmars frits pour celle qui ne coule pas (si je me retrouve sur le Titanic qui sombre, moi c’est à ma blonde que je m’agrippe).
Souper aussi à l’hôtel du resto (pourquoi changer quand on est satisfait?) – gambas à la plancha, pop à la Galega (on a ben ben aimé ça), patatas confidata amb mojo picon, calamars fregits a l’Andaluzia, avec sauce citron sucrée. Miam!
Puis voilà, toute bonne chose a une fin : vendredi matin, retour vers l’aeroporto et direction YUL... Bien beau voyage avec mon amoureuse. On repars quand et ou, très chère?

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Total des coûts? 3 050$ chacun (avion, hôtels, location de voiture, essence, bouffe, entrée dans les musées, péages autoroute), pour 15 jours, pas si mal. Cela ne compte pas les souvenirs et le Parador de Tortosa où j’invitais ma blonde.
Tous les hôtels étaient réservés par spainbooking.com et j’ai l’impression en comparant un peu d’avoir fait de bonnes affaires.
Prévoir 10-20€ pour l’entrée des musées importants, ce qui n’est pas donné, et environ 10€ par 100 km d’autoroute à péage. Les stationnements dans les grandes villes coûtent parfois cher (15€/jour). Pour la bouffe, c’est comme ici, souvent bon et pas cher, parfois très bon pas mal plus cher.