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samedi 9 novembre 2013

Deux recettes végés pour Éphée : salade melon feta, et nouilles mangue et aubergine (et réflexion sur les commentaires de la blogosphère)

C’est une promesse que j’ai fait il y a déjà un bon bout!



Devant la popularité du livre de cuisine Plenty, j’ai feuilleté ce livre en librairie, puis je l’ai acheté tout de suite. J’ai été tout à fait séduit par le côté « gourmet » des recettes. J’admire la compagnie de supermarchés Whole Foods exactement pour cette raison, le parti pris gourmet (et non granole).

Les recettes sont tout à fait amusantes, variées et semble t’il qu’elles contiennent tout ce qu’il nous faut pour rester debout et fonctionner normalement ;)

Déjà qu’on a réduit la viande rouge à pas souvent (genre une fois par deux semaines*), on a ajouté à notre cédule un soir végé. Je pensais pas toffer ça bien longtemps, mais vous savez quoi, c’est un défi culinaire très stimulant, et les récettes de ce bon vieux Yotam sont vraiment bonnes. En tout cas, les 5-6 qu’on a essayées à date.

* on mange nettement plus de poisson, mais aussi du porc et du poulet.

On fait pas des meatless Monday, c’est pas un bon jour dans notre horaire (retour ou arrivée des enfants de ma blonde), mais c’est souvent le mercredi.

Mais soyez prévenus, la liste des épices est pas mal longue pour beaucoup de recettes. J’ai parfois simplifié car je n’avais pas tout sous la main (c’est ça le bug d’avoir deux maisons et donc deux cuisines!).

Donc voici deux recettes, une très simple mais fabuleuse, la salade de melon d’eau et feta (mélange de texture et de sucré-salé qui frise la perfection) et une salade tiède de nouilles asiatiques à la mangue et à l’aubergine, très très bonne aussi, je l’ai fait deux fois déjà, toujours avec plaisir.

Mais bon, Éphée, tu devais déjà connaître! (pour ceux qui ne la connaissent pas, Éphée est une sommité végé, dont la créativité est très très vaste! Allez voir ses créations faites avec ses enfants)

Recette pour trois quatre personnes
Source : Plenty, de Yotam Ottolenghi




Salade melon, basilic et feta
Temps à prévoir : 5 minutes

Un pot de feta flottant dans la saumure (170 g), ou plus
Un demi melon d’eau, sans pelure, et si possible sans pépins
¾ de tasse de feuilles de basilic
½ petit oignon rouge, ciselé finement
Huile d’olive

Couper joliment le melon en tranches minces, et émietter le feta
Ajouter le reste des ingrédients, et brasser gentiment pour ne pas trop casser le melon
Puis ajouter l’huile en filet dessus, plus le sel et le poivre
Servir immédiatement!



Nouilles asiatiques à l’aubergine et à la mangue
Temps à prévoir : 45 minutes

½ tasse de vinaigre de riz
3 cuillères à soupe de sucre
½ cuillère à soupe de sel
2 gousses d’ail
½ piment asiatique, haché fin
1 cuillère à thé d’huile de sésame
Le zeste et le jus d’une lime

Huile de tournesol? (ai pris la mazole)
2 aubergines, en cubes de 2 cm
250g de nouilles soba (j’en avais pas, j’ai pris de grosses nouilles dont j’oublie le nom)
1 mangue mûre, en dés
1 à 2 tasses de feuilles de basilic, hachées à la dernière minute, pour ne pas qu’elles s’oxydent
2 tasses de feuilles de coriandre, hachées
½ oignon rouge, haché finement

Chauffer l’huile de tournesol/mazola et y frire l’aubergine en plusieurs fois. Déposer les cubes d’aubergine cuite dans une passoire et laisser s’égoutter un peu.

Durant ce temps, dans une petite casserole, faire la vinaigrette : dissoudre le sel, le sucre dans du vinaigre chaud. Retirer du feu et ajouter l’ail, le piment et l’huile de sésame. Laisser refroidir et ajouter la lime.

Cuire les nouilles dans de l’eau salée, puis rincer à l’eau froide et très bien égoutter.

Tout mélanger et servir tiède. On peut aussi le servir en version froide.







Pendant ce temps, je voudrais partager avec vous mon questionnement sur les commentaires laissés après les recettes.

Il me semble qu’il y en ait moins qu’avant (pas juste chez nous, les autres aussi semblent avoir moins de commentaires).

J’aime bien l’idée de Mme Carrée (que j’ai rencontré l’autre jour chez Isa, sympathique rencontre), qui a un blogue sans commentaires.

J’apprécie les commentaires des gens qui ont essayé (et aimé) la recette (et de répondre aux questions, bien sûr).

Pour le reste, je ne sais pas trop. Parce qu’à l’inverse, il y a une sorte de pression à laisser des commentaires aux amis, ça me fait un peu suer à la longue. Et il y a beaucoup de commentaires un peu vides sur la blogosphère, reconnaissons le!

De mon côté, je ne laisse un commentaire que si je l’ai testé ou si la recette m’intéresse, pas aux autres. Laisser un commentaire gentil (mais souvent un peu générique) à toutes les recettes des amis est fastidieux (j’ai pas ce temps là), mais surtout, finalement, un peu superficiel.

Vous, les commentaires, vous en pensez quoi?



Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

mardi 17 janvier 2012

Filet de porc harissa, et rémoulade à la poire japonaise


Bon, il faut bien en revenir des vacances, alors me voilà. Pour vrai, mon début d’année côté travail a été pas mal achalandé (première année depuis pas mal longtemps où j’ai travaillé entre Nowelle et le jour de l’an, c’est vous dire).
Sinon, j’ai cuisiné quand même pas mal, n’ayez craintes, mais des « classiques » de ma cuisine, très inspirés et bons, mais hé, bon, vous les connaissez déjà. La poutine au foie gras entre autres, gniark gniark!
J’ai reçu à Nowelle le livre Bistro Bistro de JF Plante (merci ma sœur), et l’une des recettes avait piqué ma curiosité, entres autres plats surdégoulinants de sauce et de fromage fondu (sa signature).
C’était en page 52, pour ceuses qui ont le book, la rémoulade de poires japonaises et céleri-rave (servie avec saumon fumé dans le bouquin).
Quelle super idée, que je me suis dit! Cette poire japonaise est juteuse, sucrée, et très très croquante et fera merveille dans une rémoulade.


Essayé, et c’est vraiment intéressant ce que la poire ajoute à la rémoulade classique!
C’est fait avec un filet de porc à la moi, un truc que je fais souvent été (BBQ) comme hiver (au four), une viande badigeonnée de moutarde de Dijon et de harissa.
Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir : 30 minutes
Source : JF Plante, Bistro Bistro

-    Un filet de porc pour 3 convives d’appétit moyen
-    2-3 cuillères à soupe de moutarde de Pigeon
-    Environ 1 bonne cuillère à soupe de harissa, selon la teneur en feu de type capsaïcine de votre harissa, et de la tolérance à la même substance de vos invités…

-    Un céleri-rave de taille moyenne, rasé de la touffe de racine, et épluché, puis râpé
-    Deux poires asiatiques, pelées et râpées
-    ¼ de tasse d’huile d’olive
-    2-3 cuillères à soupe de câpres
-    1 gousse d’ail, haché finement
-    1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon
-    ¼ de tasse de mayo de bonne qualité
-    Poivre du moulin

ü Badigeonner les filets du mélange de moutarde de Dijon et harissa, laisser sur une plaque de cuisson et balancer au four à 400°F (200°C), jusqu’à ce qu’elle crie grâce ou (plus probable), que votre thermomètre à viande vous annonce qu’elle a atteint environ 137°F (mettons 65°C). Couvrir de papier alu et laisser reposer 5 minutes (la viande sera plus tendre et juteuse car les jus de cuisson se seront répartis dans tout le filet et non seulement au centre).

ü Pendant ce temps, faire la rémoulade en mélangeant tous les ingrédients, et laisser patienter 5 minutes. C’est prêt!





Pendant ce temps, j’ai lu l’autre jour le livre de David Byrne (oui, le chanteur des Talking Heads), « Journal à Bicyclette » (reçu aussi à Nowelle – merci ma blonde).



Je ne savais pas que David Byrne était un fana de vélo. J’ai déjà traîné mon vélo à Barcelone, mais lui traine son vélo un peu partout dans le monde et voici ses récits de voyages, vu de derrière son guidon de vélo. Sentiments de liberté et d’euphorie.
Très amusants commentaires et observations sur les grandes villes de partout dans le monde. Les grandes évidences vues selon ses yeux, mais aussi les petites observations amusantes et petits travers observés.
Amusante comparaison de la structure et des attraits des grandes villes des pays du G7 comparées aux grandes villes de pays émergents.
Le gars est brillant, on le sait, et le lire est vraiment très intéressant!


Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla,
cliquer ici !

samedi 11 juin 2011

Super salade de pomme de terre au chorizo, moutarde à l’ancienne

Une salade bien consistante, charnue et savoureuse. Un beau mix de saveurs.
Je l’ai préparé hier pour servir avec mes supers côtes levées aux cinq épices, recette que ma blonde m’a demandé de faire car ça faisait un bout que je n’en avait fait. On s’ennuyait de ce grand classique de ma cuisine.
J’en ai d’ailleurs profité pour prendre des photos (au début de mon blogue, je ne prenais pas de photos) et les ajouter à ma recette de côtes levées.        Regardez-moi cette tendre chair parfumée!
Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir : 30 minutes
Source : Canadian Living
-    2 livres (1 kg) de pommes de terre jaunes, non pelées
-    3 œufs durs
-    2 cuillères à soupe d’huile d’olive
-    1 ou 2 chorizo, en tranches
-    1 oignon, haché
-    ¾ de tasse (180 ml) de bouillon de légumes
-    ¼ de tasse (65 ml) de vinaigre blanc
-    ½ tasse d’échalotes vertes, hachées
-    2 cuillères à soupe de moutarde en grains
-    Poivre du moulin

ü Cuire les pommes de terres entières, dans de l’eau salée, jusqu’au moment où une fourchette les transperce facilement. Laisser refroidir un peu, et couper en tranches. Mettre dans un grand bol.
ü Dans une poêle chaude, brunir le chorizo dans un peu d’huile, 3-4 minutes. Avec une cuillère à trous, prélever le chorizo et le mettre dans le bol avec les tranches de pommes de terre.
ü Dans la même poêle, faire cuire l’oignon, 6 à 8 minutes. Déglacer avec le bouillon et le vinaigre blanc. Ajouter dans le bol.
ü Ajouter le reste des ingrédients, sauf les œufs, et mélanger délicatement. Garnir des œufs sur le dessus.
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jeudi 2 juin 2011

Tartare de saumon, à l’huile de homard


Suite de la recette précédente, tel que promis, voici le fameux tartare de saumon à l’huile de homard de Daniel Vézina, le grand chef du Laurie Raphael.     
J’ai eu l’occasion d’amener au resto de Québec un groupe de Français après une tournée nord-américaine où ils ont chialé sans arrêt contre les restaurants (Canada et États-Unis, et c’était pourtant pas des bineries). Là, pas un son négatif! ;)
Ce tartare est génial pour la période estivale, car c’est très frais!
Les quantités sont pour une entrée, mais je les double parfois pour en faire un repas principal, tellement c’est bon!
Recette pour 4 entrées
Temps à prévoir : 15 minutes
Source : Daniel Vézina, tome 1, et petits ajouts à la moi
-    Environ 400 à 500 g de saumon le plus frais possible, sans arêtes, haché en petits cubes (max 1 cm)
-    3-4 cuillères à soupe d’échalotes sèches, hachées finement
-    Une ou deux échalotes vertes, hachées finement
-    1/3 de tasse (65 ml) d’huile de homard
-    Le jus d’une lime
-    Coriandre fraîche, au goût, et puis peut-être de la ciboulette
-    Un concombre anglais, tranché en lanière fine sur le long, à la mandoline, puis égalisé d’un côté (celui qui touchera à l’assiette). Les tranches ne doivent pas être trop fines, ni trop courtes, car le « mur » de concombre ne tiendra pas.

Option : le servir en « montagne », avec des dés de concombres.

ü Tout mélanger, sauf le concombre.
ü Disposer les tranches de concombre à l’intérieur d’un emporte-pièce de 6 pouces environ, puis farcir de tartare, retirer les emporte-pièces, et voilà!
ü Je l’ai servi avec des brins de ciboulette en déco, et une petite crème aigrelette autour – trois cuillères à soupe de crème 35 %, une cuillère à soupe de vinaigre de vin, et fouetter pour épaissir. Je ne sais pas pourquoi, mais cette fois ci, ça n’a pas trop épaissi?
ü Super avec un sauvignon blanc!
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samedi 26 mars 2011

Ma salade légumière de légumineuse aux légumes

J’adore les légumineuses, vous le savez, j’en parle souvent. J’en abuse en salade, en soupe, avec les pasta, etc. Parfois, même, comme collation, j’ouvre une boite de pois chiches.

Abus grave.

Je me lève parfois la nuit pour en manger et le lendemain, je me désole de toutes ces boites de conserves vides qui trainent sur la table.
Je suis traité pour ça, mais ce n’est pas encore tout à fait guéri car le patient ne veut pas en démordre. J’admets volontiers que j’ai un problème (c’est la première étape des L.A., je crois), mais je suis faible et je ne peux m’en passer.
« Bonjour, mon nom est Joël, et j’ai un problème de légumineuses »
(M’enfin, je veux pas rire des gens qui ont des vraies dépendances, c’est très difficile ce qu’ils vivent et pour ceux qui les entourent.)
« Bonjour, mon nom est Joël, et j’ai un problème de consommation de foie gras »
Ah oui, un autre problème. Quand j’ai des remords de santé à cause de ce que j’ai mangé, ce qui est rare je vous assure, je fais cette salade de légumineuses, mais parfois je me donne de faux remords pour pouvoir en faire, car c’est très bon aussi.
Et bon, c’est pas si un gros problème dans ma vie que ça parce que j’ai réussi dans mon cheminement à être abstinent de la légumineuse pendant 11 heures (mon plus long à date).

Il y a de l’espoir.
Entre-temps, je voue une dévotion à CLIC et j’ai souvent une petite larme à l’épicerie devant cet étalage.

Recette pour 6 personnes
Temps à prévoir :
10 minutesSource : moi

- Une boite de pois chiches, ou deux
- Une boite de haricots rouges, ou deux
- Une boite de haricots blancs, ou deux
- 2-3 branches de céleri
- Un demi-oignon rouge, haché
- Une bonne tasse de persil plat
- Option : ce qui vous semble bon, j’ai ajouté un fond de roquette et une demi-tomate, épépinée, hachée, mais pourquoi pas des carottes et des poivrons aussi?
- Un ou deux cuillères à soupe de cumin moulu
- Huile d’olive de bonne qualité, au goût (environ ¼ de tasse au début, puis ajoutez au besoin)
- Le jus d’un ou deux citrons (commencez par un, et goûtez)
- Sel poivre
ü Tout mélanger, gouter, ajuster les épices et l’huile. Vous êtes membre honoraire des L.A.

Pendant ce temps
, je vais à la cabane du Pied de Cochon demain soir pour la fête de fiston mais il ne le sait pas, chuut! Je vous reviens dans la semaine avec une critique.

samedi 12 février 2011

Salade de cailles, cresson et coriandre, vinaigrette tiède aux agrumes, pour mon amoureuse…

Jolie salade, très savoureuse vous verrez! C’est très tendre et pas trop long à faire, ce qui laissera amplement de temps à d’autres activités! C’est aussi léger comme tout, ce qui n’endormira personne à la St-Valentin ! ;)
Les cailles arrivent chez nous habituellement congelées. Si vous avez accès à des cailles fraîches, un point bonus pour vous! À ce moment, bien les nettoyer et enlever les plumes qui pourraient rester sur les bestioles.
Cette recette utilise aussi le vinaigre balsamique réduit. Je ne sais pas pour vous, mais à part aller chez Milano, j’ai toujours peur de payer trop cher pour un vinaigre balsamique de qualité, car on a entendu tellement d’histoires scandaleuses à ce sujet! Produits falsifiés, fait dans un autre pays mais embouteillé en Italie, etc.
Le père Pinard avait il y a très longtemps expliqué un petit truc fabuleux. Il achète deux bouteilles cheap de vinaigre « balsamique » à 6-7 $, les vide dans une casserole et le fait réduire de moitié à feu doux. Oubliez pas d’allumer la hotte car c’est du vinaigre que vous faites bouillir! Laissez refroidir, reversez dans l’une des deux bouteilles, et voilà! Cela concentre les saveurs et donne un vinaigre balsamique très goûteux. Idéal pour le budget quand les recettes demandent une grosse quantité de vinaigre balsamique de qualité!
Mais on peut aller plus loin! Cette fois, je l’ai fait réduire encore plus (à environ 40 % du volume initial) et cela donne un excellent caramel de balsamique. Hé hé … C’est vraiment super pour les finitions de plat!

Recette pour 2 personnes, bien sûr
Temps à prévoir :
20-25 minutes maxSource : Daniel Pinard, ze man himself.

- 2-3 cailles par amoureux
- 1 grosse échalote sèche, hachée
- Quelques cuillères à soupe de vinaigre balsamique de qualité, ou réduit (voir intro)
- Un peu de noix de Grenoble, grillées à sec à la poêle
- 4 oranges (Cara Cara, si possible !), 2 en jus, 2 découpées en suprêmes
- Cresson (ou mesclun) et coriandre fraîche, assez pour tapisser deux assiettes
ü Faire une vinaigrette : 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, le jus de 2 oranges, et chair des deux autres oranges, ajouter une cuillère à soupe de vinaigre balsamique de qualité/réduit.
ü Prélever les poitrines des cailles (laisser la peau) et les cuisses : avec un bon couteau, couper au niveau des articulations! (Essayez de ne pas briser les os). Cette tâche est la plus longue et peut se faire l'avance.
ü Faire dorer les cailles à l’huile d’olive les cuisses puis ajouter les poitrines (les poitrines cuisent un peu plus vite que les cuisses). La viande doit être rosée à l’intérieur (c’est environ 4-5 min de chaque côté). Attention de ne pas faire trop cuire!
ü Ajouter les échalotes sèches, cuire une minute
ü Déglacer la poêle avec la vinaigrette, laisser refroidir un peu
ü Monter la salade : déposer un nid de cresson et coriandre fraîche, puis ajouter les cailles, les agrumes, et verser la vinaigrette sur le tout. Déposer les noix sur la salade.
ü Finir avec une cuillère à soupe de vinaigre balsamique concentré
ü Servir avec des bulles!

Recette soumise au concours de St-Valentin d'Isa!

Pendant ce temps
, je voulais vous parler du restaurant « Chez ma grosse truie chérie »! On l’a visité récemment et c’est très bon. Comme le nom l’indique subtilement, ils se spécialisent dans le porc. La déco est surprenante (voir les photos à l’intérieur sur leur site) et la façade amusante :
(photo du Devoir)
J’ai pris comme entrée le duo de saumon (fumé et tartare) et c’était très savoureux. Les autres ont bien aimé leurs entrées aussi.
On était un groupe et à la recommandation du serveur, on a tous pris l’assiette à partager « tout cochon » à 35$ par personne. Deux grandes assiettes au centre de la table, bien garnies, et tout le monde pigent dedans. Ces gens-là ont vraiment bien maîtrisé la cuisson du porc, c’était absolument délicieux : côte de porc, jarret confit et côtes levées géniales. Vraiment réussi. Ils ont un fumoir maison, et maîtrisent très bien cet art.
Points bonis pour la déco branchée spectaculaire (vraiment amusante! Les tables, par exemple, sont d’anciennes pistes de bowling) et le service, très attentionné, discret quand il le faut, et sympathique.
Quelques bémols important, toutefois ! On nous invite à choisir un accompagnement pour accompagner chaque plat, mais ces accompagnements sont très petits! Ainsi ils se partagent mal : on ne devrait pas suggérer de les partager en groupe avec le plat « tout cochon » ! Ces accompagnements sont excellents (frites au parmesan, polenta au cheddar vieilli, etc.), dommage! On en aurait demandé plus, et pas seulement les filles du groupe.
On n’a pas été incommodés par le bruit, mais d’autres critiques lues disent que ce resto est bruyant – allez-y en groupe, pas en couple (ou alors le midi, ou sur la terrasse, l’été).
Le prix! Comme il s’agit de porc (d’une excellente qualité, mais ça reste du porc, oink!), le prix final a été jugé par tous assez élevé, car il faut aussi ajouter les accompagnements en sus. On est déjà à environ 100 $ pour deux (entrée 10 $, plat principal 35 $, + accompagnement et café), donc avant apéro, vin, taxes et services. La facture finale était de l’ordre de 235 $ pour deux. Pour du porc, même très bon, on a trouvé ça un tantinet cher! C'est amusant car le jugement du groupe était assez unanime sur ce point (et tous on peut s'en payer souvent des restos de ce prix), alors que les critiques lues sur le site parlent plutôt d'un prix très correct. Sommes nous out? ;)
Donc si votre portefeuille est d’accord (ou allez-y le midi), allez-y en groupe, c’est très bon, rigolo et branché, mais n’oubliez pas de prendre quelques accompagnements de plus que le nombre de personnes de votre groupe, si vous les partagez, car ils sont petits!

lundi 24 janvier 2011

Salade sensas aux oranges Cara cara et sanguines, aux gésiers

Un truc un peu plus léger (!), pour les repas de semaines rapides mais éminemment bons. Sans blague, tout ça se digère très bien. Cette salade est remplie de goûts et se fait avec des ingrédients qu’on a souvent sous la main pour la semaine : salade, orange, etc. Et le canard confit, on devrait stocker un peu dans le frigo, car ça se conserve bien!



C’est actuellement la saison des oranges « cara cara ». Ce sont à notre sens, ma blonde et moi, les meilleures! Le livre L’Épicerie nous apprend que c’est un croisement entre l’orange Navel et le pamplemousse Ruby. La chair rose-rouge n’est pas acide comme un pamplemousse, mais en a le goût, en plus d’être essentiellement une orange. Elle est sans pépins, ce qui est plus agréable pour les salades. La période la meilleure est de décembre à janvier selon le livre, mais cette période fluctue peut-être un peu : cette année, on en a pas vu en décembre.

La recette utilise aussi les oranges sanguines, que j’adore (aussi généralement sans pépins). Il faut juste se rappeler de mettre un tablier quand on en découpe les suprêmes, car le jus rouge éclabousse et tache!

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
10 minutesSource : moi!

- Un paquet de 225 g de gésiers de canards confits (j’ai pris celui du Canard Goulu, formidable et fondant, mais celui de Première Moisson est pas mal aussi)

- Option : un suprême de canard confit (ou une cuisse) 
(ou en fait tout autre mélange de morceaux de canards confits!)
- 2-3 oranges cara cara
- 2-3 oranges sanguines
- Un trait de sauce soya
- Huile d’olive
- Un trait de vinaigre balsamique, au besoin
- Quelques gouttes d’huile de sésame
- Option : confiture d’oignon, toujours bon et très approprié avec le confit
- Salade au goût (mesclun est un bon choix)
- Autres légumes, au goût et au choix : concombre libanais, oranges, etc.
ü Réchauffer les confits, pour faire fondre le gras et réchauffer la chair. Plonger les pots fermés ou les paquets sous vide dans de l’eau très chaude, quelques minutes.
ü On récupère le gras de canard en trop, mais on en garde 2-3 cuillères à soupe pour mettre sur la salade.
ü Découper les agrumes en suprêmes (peler à vif les oranges, puis découper les suprêmes sur l’orange en glissant le couteau entre les membranes qui séparent les suprêmes). Faire cette tâche au dessus d’une assiette pour récupérer le max de jus d’orange.
ü Faire la vinaigrette : presser le jus qui se trouverait dans les pelures et le reste de l’orange et le mettre dans un bol. Ajouter la sauce soya, de l’huile d’olive (environ la moitié du volume), et du poivre. Goûter pour l’acidité et corriger au besoin avec du vinaigre balsamique. Ajouter quelques gouttes d’huile de sésame.
ü Mettre la salade dans des assiettes, et disposer les autres ingrédients joliment, sur la salade et autour. Parsemer d’une cuillère ou deux de gras de canard fondu, puis de la vinaigrette.


ü Servir avec un vin corsé (Madiran! Syrah Australie!), pour résister aux agrumes et accompagner le gras de canard.

Pendant ce temps
, une petite citation amusante (et peut-être toujours actuelle, je vous laisse juger) de Woody Allen, que je viens de relire dans mon newspapier :
Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus.

Quelquefois les deux en même temps, le même jour.