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jeudi 6 juin 2013

Super moussaka (au four ou au BBQ)


On a eu une rage de moussaka l’autre jour, mais le panneau électronique du désespérant four de ma blonde était encore dead, et refusait de collaborer une fois de plus. Et oui, on ne sait jamais quand il va marcher, c’est un peu random… C’est pour ça qu’on déménage, et aussi parcequ’en plus il faut bientôt repeindre les murs! ;)

Bon, batinsse, on commande une pizza? Mais non! Car nous sommes des héros du BBQ!



Que cela ne tienne (ne tienne plus, en fait, serait plus approprié), et on fait la moussaka sur le BBQ!

Recette pour six personnes
Temps à prévoir : une heure trente
Source : inspirations variées!

2 grosses aubergines ou plus, en tranches de ¾ cm
1 oignon, en dés fins
3 lb d’agneau haché (ou de veau ou de bœuf haché sinon, à votre goût).
¼ de cuillère à thé de cannelle (ou pas, c’est votre goût!)
1 bonne cuillère à thé d’origan
Une boite de 28 on de tomates, en dés
2 1/2 tasses de sauce béchamel moyenne (2 1/2 tasse de lait, 2 cuillères à soupe de beurre et de farine, sel & poivre)
4 t de fromage mozzarella rapé
½ t de parmesan

Si au four : préchauffer le four à 400 °F (200 °C)
Si au BBQ : allumez le BBQ, prenez une bière dehors, relax, jasez avec la voisine

Si au four : déposer les tranches d’aubergines sur une plaque huilée. Badigeonner d’huile, saler et poivrer. Cuire au four pour les rôtir, en les tournants à la mi-cuisson.
Si au BBQ : Badigeonner les zaubergines d’huile, saler et poivrer. Siroter une bière en sifflant et cuire au grill pour bien les colorer, en les tournants à la mi-cuisson. Quand c'est fini, fermer un côté du BBQ, car on va cuire à chaleur indirecte la moussaka.

Au four et au BBQ : pendant ce temps, sur un rond de la cuisinière, faire revenir l’oignon, puis ajouter la viande hachée, les épices et rissoler jusqu’à ce que la viande soit cuite. Dégraisser au besoin, au goût. Ajouter les tomates et laisser mijoter à découvert pendant 30 minutes. Goûter, et saler poivrer au goût!

Au four et au BBQ : dans un plat allant au four, mettre une couche d’aubergine au fond, couvrir de la viande, ajouter la moitié du fromage mozza, et couvrir de la sauce béchamel. Ajouter une deuxième couche d’aubergines, le reste du mozz et le parmesan.

Au four : enfourner de 20 minutes puis passer sous le grill pour faire dorer.
Au BBQ : s’assurer qu’un côté du BBQ est fermé et déposer le plat de ce côté du BBQ.  Fermer le couvercle et laisser cuire 20 minutes environ, jusqu’à ce que ça bouillonne et que ce soit grillé. 
Surveiller un peu en finissant une bière et en désherbant un peu le jardin ou en se trempant la carcasse dans la piscine.




J’ai servi avec ces légumes grillés au BBQ, c’était vraiment le bonheur! Cette moussaka est exquise de saveurs!

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

 

lundi 26 mars 2012

Cari d’agneau (le même titre à la Kim? :) Cari d’agneau braisé aux deux coriandres, avec cardamome, ail, oignon, garam masala, gingembre, yogourt nature et riz basmati à la lime)

;) Je sais Kim que tu vas me pardonner :)
Voici donc une recette de cari d’agneau, qui me semble proche en titi de ce qu’on sert dans les restos indiens. On s’est régalé.
Je vous signale d’ailleurs une petite épicerie sri lankaise nommée Murugan, au 2450 Rue Belanger (une rue à l’ouest d’Iberville). C’est un ancien magasin Métro. Le magasin est joyeusement bordélique, pas toujours génial pour les produits frais, je vous avertis, mais le stock d’épice et de produits secs du sous-continent indien est pas mal. On y parle bien français alors ne vous gênez pas si vous avez des questions, ils sont bien gentils.     On y trouve aussi des copies de CDs, si vous êtes en manque de Bollywood (j’imagine, je les ai pas testés!).

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir : un
e heure environ
Source : fortement inspirée d’une recette de
Sue Lau
-    1 ½ livre d’agneau désossé en cubes
-    Huile végétable
-    2 feuilles de laurier
-    1 gousse de cardamome
-    1 bâton de cannelle (pas mis)
-    10 grains entiers de poivre noir
-    4 clous de girofle (pas mis)
-    1 à 2 oignons, hachés fin
-    1 cuillère à soupe de gingembre frais, râpé
-    3-4 gousses d’ail, hachées fin
-    1 chili vert, haché fin
-    ½ cuillère à thé de curcuma
-    2 cuillères à thé de poudre de gingembre
-    1 cuillère à thé de poivre de cayenne
-    1 ½ cuillère à thé de garam masala
-    2-3 tomates rouges, sommairement épépinées et hachées
-    1/3 de tasse de yogourt nature
-    2 cuillères à soupe approx. de feuilles de coriandre fraîche

ü Faire chauffer de l’huile dans une grande casserole et quand elle est bien chaude, y lancer les feuilles de laurier, la cardamome, la cannelle, les grains de poivre et les clous de girofle
ü Après 30 secondes, ajouter l’oignon, ajuster le feu à moyen, et faire sauter environ 10 minutes en brassant fréquemment.
ü Ajouter le gingembre, l’ail, le chili et l’agneau. Saler et cuire environ 20 minutes, en brassant une fois de temps en temps. L’auteur dit qu’on doit ajouter de l’eau si ça a tendance à coller, mais ce n’était pas le cas pour moi.
ü Ajouter le reste des épices et cuire 5 minutes.
ü Ajouter les tomates, et cuire 5 minutes, en brassant fréquemment.
ü Enfin, ajouter 4 tasses d’eau (je n’en ai mis que deux) et laisser braiser doucement, jusqu’à ce que la viande soit tendre.
ü Baisser le feu à doux, et ajouter le yogourt à la casserole. Laisser mijoter un peu pour faire épaissir la sauce.
ü Garnir de coriandre et servir avec du riz basmati et / ou des pains naan.


Pendant ce temps
, « on » se plaint en haut lieu que je ne fais pas souvent de « pendant ce temps ». Je ne nommerai personne! Mais je suis pas mal occupé pour le travail mes excuses, pas le temps de lire, d’aller voir des films ou de juste chiâler en regardant le journal :) (c’est pas que la matière manque ces jours-ci, pourtant!)
Par exemple, mercredi dernier, levé 5h30 et j’ai fait Montréal – Rivière-du-Loup – St-Jean-Joli-Porc – Montréal dans la même journée, et à peu près six heures de travail à travers ça. Une longue journée, pas trop le goût d’écrire le soir vers 21h en arrivant ;)
Mais la route est toujours relaxante (mon opinion) surtout quand on écoute de la zizique inspirante. Là, il y a beaucoup de choses intéressantes, je vous reviens bientôt avec mes dernières découvertes.
Et je vais voir Radiohead au Forum en juin, yes! Je les ai jamais vu encore, ce qui est rare quand on aime comme moi. Je sais, le forum a changé de nom quand ils sont déménagés, mais je veux pas faire de la pub pour des rasoirs jetables ou une bière insipide (à peine bonne à nourrir les cochons, mon opinion encore).
Il faut que je vous reparle aussi bientôt des vaches à pouelle et de la cabane à sucre du PDC. On a fait une autre cabane à sucre (Lefebvre près de St-Bénoit (Mirabel), c’était bien bon).
En plus, mes deux ex-ados-maintenant-adultes-la-plus-jeune-juste-sur-la-coche sont en grève, ce qui fait plus d’action à la maison (enfin, quand ils sont là!). Je fais du soutien technique et culinaire des troupes en grève. J’étais pas sûr du tout du résultat de cette tentative de faire plier la clique à Charest mais je suis plus positif depuis la manif’ de 200 000 personnes mercredi dernier. Il me semble que ça a été plus facile d’avoir une commission sur la corruption?
J’ai testé sur Major Thom et un de ces amis un poulet à la grecque au BBQ la semaine passée qui était vraiment pas mal. Mais j’ai pas pris de photo, ce sera mon excuse pour en refaire. Mais pas cette semaine puisqu’il va faire frette en comparaison aux derniers jours.
Quoi d’autre de neuf? Ah oui, je me suis fait installer une boule. Car j’avais changé d’auto, et mon « rack » à vélo ne pouvait plus s’y installer (j’ai changé de bagnole à l’automne). Bon, pas trop le goût de faire du vélo quand il fait froid (aime pas faire du vélo tout emmitouflé et avec des gants), mais je suis prêt dès que l’asphalte sera un peu plus chaud. Après un hiver à pas trop bouger, m’ennuie de mon guidon.
Donc mes excuses, vous voyez bien que j’ai pas le temps d’écrire un long « pendant ce temps » ;)

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

mardi 21 décembre 2010

Couscous royal (à l’agneau, aux merguez et au poulet)

Un plat traditionnel d’un pays étranger, c’est toujours à prendre un peu avec des pincettes. Car on l’adapte toujours un peu pour soi et on peut ainsi faire une hérésie et se condamner à porter un sac de papier sur la tête si un jour on devait visiter ce pays. Mais je suis brave et voici une recette de couscous qui me semble assez proche de la tradition!
Je le nomme couscous royal car il comporte trois sortes de viande – agneau, merguez et poulet. J’en prépare toujours des quantités gargantuesques, car 1) c’est bon, 2) ça se conserve bien plusieurs jours (ne pas mélanger la semoule et le ragoût) et 3) ça fait d’excellent lunch ou de repas du midi.
L’agneau provient évidemment de chez monsieur Casbah. Profitez-en pour stocker la harissa maison de Mme Casbah et le bouillon de mouton en cube Knorr.
Pour la photo, c’était le lendemain car j’avais oublié de prendre une photo la veille, et il ne restait plus de poulet!


Recette pour 6-8 personnes
Temps à prévoir :
environ 20 minutes de préparation, et cuisson lente de 2 à 21/2 heures Source : moi, sur la base de plusieurs visites (toujours agréables) aux restos berbères de Montréal

- 2 oignons, tranchés
- 3 carottes, tranchées en rondelles
- 6 rabioles (navet blanc), épluchés et tranchés
- Un morceau de gingembre, mettons d'un pouce, avec des incisions dedans pour infuser dans le bouillon
- 1 boite 28 on (400 ml) de tomate en dés
- 1 petite boite (156 ml) de pâte de tomate
- 1 kilo de gigot d’agneau, en tranches de 1 pouce (2,5 cm)
- 2 cuillères à soupe de cumin
- 4 zuchinis, tranchés
- 1 boite (398 ml) de pois chiches
- Option : quelques feuilles de menthe fraîche et une poignée de raisins secs (pour une semoule plus parfumée, mais nature, c’est bon itou)
- 2 tasses (500 ml) de couscous
- 4 tasses (1 litre) de bouillon de poulet, ou de cubes de bouillon de mouton Knorr
- Option : merguez et ailes de poulet piquantes (mais juste à l’agneau, c’est bon itou minou)
- Feuilles de coriandre, pour sôpourdrer au moment de servir
- Sauce Harissa!
Dans une grande casserole, faire revenir les légumes (sauf les zuchinis) dans de l’huile d’olive, environ 10 minutes.
Ajouter les tomates, le morceau de gingembre, le cumin, et l’agneau. Laisser mijoter une heure à couvert. Brasser une fois de temps en temps.
Ajouter les courgettes et les pois chiches. Laisser mijoter au moins une heure à couvert.
C’est prêt quand l’agneau est tendre et pas une seconde avant!
Vers la fin de la cuisson, retirer un peu de jus de cuisson, et y faire tremper les raisins secs, avec la menthe.
Retirer encore un peu de jus et le verser dans un ramequin. Faire une sauce piquante avec moitié jus de cuisson, moitié harissa. Laisser cette sauce piquante sur la table pour que les convives se servent à leur goût. Proposer aussi de la harissa pour les amateurs de piquant.
Cuire la semoule de couscous dans votre bouillon préféré (poulet ou mouton). Remuer tout ça avec un peu d’huile d’olive (avec une noix de beurre?) pour que ce soit aérien. Puis, si vous voulez, y ajouter le mélange de raisins secs et menthe.
Voilà! Servir avec un vin rouge costaud! (cabernet sauvignon ou syrah)

mercredi 22 septembre 2010

Carré d’agneau à la Provençale, et mini tomates farcies au fromage de chèvre

Un classique de la cuisine française, toujours un plaisir pour l'oeil, le nez et la langue!

Les carrés d’agneau coûtent une fortune en supermarché (souvent 20 $ + par personne), mais j’ai trouvé chez
Monsieur Casbah des carrés d’agneau d’excellente qualité à environ 16 $ … pour deux! En fait, je vous en ai déjà parlé, à cet endroit, l’agneau est d’excellente qualité, toujours. Le veau aussi.
Les bouchers sont arabes, et ne savent pas toujours comment préparer un carré d’agneau classique (en dégageant les os) comme celui-ci, la coupe française classique :
(L’image est tirée du site menu gourmet)
Donc ils n’avaient pas dégagé les os sur les carrés d’agneau. J’aurais pu gratter les os moi-même, mais j’ai décidé de tenter l’expérience sans le faire … et c’est très intéressant, finalement, car le long des os se trouve une viande délicate qui devient joyeusement grillée au four. Décadent. Ça change par contre la présentation du plat.
Par contre, je me suis assuré qu’ils avaient scié les os à la base de la côtelette, pour bien séparer chaque côtelette (sinon, c’est la galère dans l’assiette!).
Salam alaykoum!

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
environ 30 minutes en toutSource : Pol Martin, il y a fort longtemps…

- 2 carrés d’agneau, de 4-5 côtelettes chacun
- ½ cuillère à thé chacun de thym et romarin
- ¼ de tasse (60 ml) de chapelure
- 2 cuillères à thé d’huile d’olive
- 2 cuillères à soupe de persil
- 2 gousses d’ail, hachées finement
Mini tomates farcies :
- Un paquet de minis tomates
- Environ ¼ de tasse (80 ml) de fromage de chèvre
- Épices au goût
- Amandes effilées
ü Mélanger la chapelure, le persil, l’huile et l’ail dans un bol
ü Chauffer votre four à 450ºF (230ºC)
ü Dans une poêle, faire saisir les côtés et le dessous des carrés, dans un peu de beurre, à feu vif.
ü Sortir et mettre dans un plat allant au four, et assaisonner sur le côté gras avec le thym et du romarin.
ü Mettre au four côté épices en haut, environ 15 minutes. Retourner à mi-cuisson.
ü À la fin de la cuisson, couvrir le côté gras des carrés avec le mélange de chapelure. Faire griller à broil quelques minutes.

Comme le carré d’agneau est une viande de prestige, il faut la cuire à point : rosée. Je vous suggère d’utiliser un thermomètre à viande pour atteindre une température finale interne de 130ºF (environ 60ºC) pour une cuisson rosée parfaite.
ü J’ai servi ce plat avec une ratatouille (zucchini du jardin) et des petites tomates farcies au fromage de chèvre :

Couper le dessus et vider de petites tomates cerise.

Vous enlevez ensuite une petite lamelle dessous, pour les faire tenir dans un bol sans qu’elles versent. Si vous en avez trop coupé sur le dessous, et que vous avez percé la tomate, ce n’est pas grave : insérez la lamelle que vous venez de couper à l’intérieur de la tomate, pour faire un fond étanche.

Remplir les tomates d’un mélange de fromage de chèvre aromatisé à ce que vous voulez (j’avais mis du basilic sec), plus du poivre du moulin. Parsemer de quelques lamelles d’amandes sur le dessus.

Enfourner à 450ºF (230ºC) environ 5-7 minutes (lorsque vous retournez l’agneau).



Pendant ce temps
, je préparais la dégustation de vins qui allait accompagner ce festin. J’avais sorti de ma cave un Château Grand-Renouil 1990, de l’appellation Canon-fronsac (Bordeaux).
Un truc que j’aime bien, pour mieux apprécier un vin spécial, soit vieux ou cher, c’est de l’accompagner d’un vin de la même région (même cépages, ou raisins). Dans ce cas, j’avais trouvé à la SAQ La Petite Chardonne, un Côte de Bourg 2006 (± 20$, Bordeaux aussi, évidemment).
Donc j’ai ouvert les deux bouteilles, et on avait chacun deux verres. En goûtant l’un et l’autre alternativement, on a ainsi pu comparer le jeune Côte de Bourg au vieux Canon-Fronsac, pour faire ressortir clairement les caractéristiques l’un de l’autre. Très amusant et très instructif comme expérience.

On me demande souvent quand ouvrir une bouteille que les gens ont reçue en cadeau (ou avec quoi pour accompagner). En plus de leur répondre pour le choix de plat, je leur conseille aussi de procéder ainsi, soit d’ouvrir en même temps une « petite » bouteille de la même région. Cette comparaison vous éclairera sur vos goûts et préférences.

Vous êtes pas obligés de terminer les deux bouteilles! Après un moment, on a remis le bouchon sur le 2006, pour terminer le 1990.
Dans notre cas, c’était très intéressant de voir la même palette de saveurs (principalement les cépages merlot, cabernet sauvignon et cabernet franc), mais une version très jeune (odeur de cerise, en bouche : fruit mûr, mais fort tanins) et une nettement plus vieille (odeur de café, en bouche : même palette de saveurs, mais marquée par le vieillissement, tanins souples).
Mon seul regret est que le 1990 aurait dû être bu il y a quelques années. Il était un peu trop fatigué, un peu « over the hill » comme on dit dans le monde du vin. Il avait en fait passé son apogée suite au vieillissement, et avait commencé son déclin… Ça arrive parfois que les vins ne durent pas aussi longtemps que prévu quand on y a goûté lorsque le vin était jeune!

samedi 4 septembre 2010

Côtelettes d’agneau à l’italienne

Super recette, et très rapide car ça prends à peu près le temps que l’eau des pâtes se mette à bouillir, et que les pâtes soient cuites. L’agneau est très savoureux, et rehaussé d’une sauce tomate légèrement piquante.
La source de cette recette est un dépliant sur l’agneau de Nouvelle-Zélande. Super recette, mais on préfère l’agneau du Québec!

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
20 minutes en tout

- 4 tranches d’agneau, ou 3-4 côtelettes d’agneau par personne
- 3 tomates mûres, hachées
- 2 cuillères à table de pâte de tomate
- 1 oignon, haché
- 4 gousses d’ail, hachées
- 1 cuillère à thé de basilic sec (ou frais c’est encore mieux, si vous en avez sous la main)
- 1 pincée de flocons de piment fort (plus ou moins grosse, à votre goût)
- Pasta de type rotinis!
ü Faire bouillir l’eau salée pour les pasta.
ü Durant ce temps, faire dorer à feu moyen-vif l’agneau avec un peu d’huile d’olive. Saler et poivrer.
ü Ajouter le reste des ingrédients, réduire le feu, couvrir et mijoter 10 minutes (vérifiez la cuisson de la viande à ce moment, idéalement l’agneau sera rosé).
ü Je vous l’avais dit que c’était simple!
ü Faire cuire les pasta, al dentier. Bien égoutter et les brasser avec un peu d’huile d’olive.
ü Servir en mettant de la sauce sur les pasta, et ajouter du parmesan râpé.
Pendant ce temps, Gaza 1956! C’est le titre de la brique que je viens de terminer. C’est un BD de 400 pages, qui se passe sur la bande de Gaza. Le journaliste-bédéiste Joe Sacco fait enquête sur un fait divers de l’histoire compliquée de cette région, soit un massacre dans un village de palestiniens par des soldats juifs en 1956. J’avais déjà lu un autre livre similaire de cet auteur, qui enquêtait cette fois en Bosnie dans les années 1990.
Le massacre en question a eu lieu lors de la guerre du Sinaï (contre l’Égypte de Nasser en 1956). Cette guerre préventive avait entre autre pour but de faire cesser les attaques des fedayins arabes sur Israël. Après cette guerre éclair, Israël contrôle le Sinaï égyptien, et va éventuellement en retraiter quand la « paix » sera revenue. Sauf Gaza, qui restera sous contrôle d’Israël.

(L’image provient de http://www.geographie-sociale.org/palestine_israel_sinai_1956.htm)
Bien sûr, Israël a le droit de se défendre, surtout à cette époque, mais on se demande toujours s’ils n’en font pas (juste un peu) trop dans l’agressivité, la répression et les « frappes punitives ». Parce que les machabées, ben ... c’est souvent des civils (le dernier exemple date de décembre 2008, décrié par tous les pays – entre 1 100 et 1 400 morts palestiniens (et 13 du côté d’Israël)).
De retour au livre. Un des épisodes de cette guerre est la recherche de soldats égyptiens cachés dans les villages de Gaza. Mais cette recherche de soldats va se tourner en défoulement sanglant…
Malgré le prétexte historique qui pourrait être un peu barbant, le génie de ce livre est que l’on suit le journaliste aujourd’hui alors qu’il rencontre de nombreuses personnes âgées dans cette zone de conflits perpétuels, afin de les faire parler de cette période de l’histoire. Donc le journaliste évolue dans Gaza et, sous le prétexte de cette enquête historique, nous montre la vie des gens de Gaza aujourd’hui : destruction quasi quotidienne de maison la nuit par les soldats juifs; tirs de balles traçantes la nuit de miradors en bordure de la frontière, pour intimider; implantation de colonie juive au milieu de la bande de Gaza (qui est plutôt ignoble en soi, selon moi, mais qui a aussi l’effet (l’objectif?) de couper la bande de Gaza en deux et de contrôler le déplacement des palestiniens chez eux, blocus économique quasi total, etc.
La souffrance et l’humiliation des palestiniens n’a pas de limites, et depuis longtemps. Vraiment, les salauds dans ce dossier ne sont pas toujours du bord qu’on croît souvent, ici, en Amérique. Ce sont ceux aussi qui chez nous ne font rien pour tenter alléger ces souffrances et ferment les yeux par complicité.
Livre très enrageant, mais très instructif, et très recommandé. On comprend plus, sans la pardonner bien sûr, la colère des palestiniens et la violence aveugle qui arrive parfois de l’autre côté de la frontière de Gaza.
Vivement que ce conflit soit réglé, mais est-ce possible compte de toute cette haine, cette agressivité et surtout cette mentalité "oeil pour oeil" ?

vendredi 9 juillet 2010

Soupe harira à la moi

Voici ma version de cette soupe nationale marocaine du ramadan. C’est une recette que j’ai fait suite à une visite dans un resto marocain, alors c’est pas mal simplifié en comparaison à la version originale, qu’Hallah me garde!
Cette soupe est vraiment délicieuse et c’est à peu près toujours ce que je fais avec les restes d’agneau, s’il en reste!
Je la fais aussi avec des restes de rôti de bœuf, et c’est pas mal aussi. Je prends alors quand même du bouillon d’agneau pour la faire.
Le secret de cette soupe est de cuire lentement la viande dans un bouillon relevé pour qu’elle donne au bouillon tout ce qu’elle a comme saveur.

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
10 minutes de préparation, une bonne heure de cuissonSource : invention de moi, inspiration berbère prononcée!

- Une tasse ou deux (250 à 500 ml) de restes d’agneau ou de bœuf, haché en petit morceaux. On peut aussi y faire mijoter des os d’agneau, si un jour vous avez acheté un gigot et l’avez désossé (ou fait désossé par monsieur Casbah).
- 1 oignon, haché
- option : céleri avec les feuilles, haché fin
- 1 grosse boite (796 ml) de tomate en morceaux, avec le jus
- 4 tasses (1 litre) de bouillon de qualité : bouillon de bœuf, mais idéalement du bouillon d’agneau concentré Knorr (disponible chez monsieur Casbah, et autres épiceries / boucheries halal)
- Harissa au goût. C’est mieux d’y aller petit à petit avec ce condiment parfois très épicé. Ceux qui en voudront plus pourront en ajouter à la table.
- Option : une boite de pois chiches, à mi cuisson
- Une grosse poignée de couscous
- Coriandre fraîche
ü Faire cuire l’oignon dans une casserole, dans un peu d’huile d’olive.
ü Ajouter la tomate, le bouillon, la harissa au goût, et la viande.
ü Couvrir à moitié, et faire mijoter lentement durant au moins une heure, idéalement une et demi. En fait, c'est prêt quand la viande n'est plus dure et qu'elle se défait sous la dent.
ü Ajouter le couscous et attendre 5 minutes. Saler et poivrer
ü Servir avec de la coriandre fraîche sur la soupe pour la déco.

Pendant ce temps
, il n’y aura pas de pendant ce temps cette fois ci car on doit faire les préparatifs pour partir à la pêche à la truite!
Bon, il fait bien trop chaud pour que ça morde, mais de se retirer ainsi dans le calme avec une bière fraîche sera s’approcher un peu du paradis.
Et ça laissera du temps pour cuisiner …