jeudi 31 mars 2011

Pâtes aux champignons, sauce demi-glace, crème et canard confit!

Quoi faire quand on a plus d’inspiration en cuisine? Ça vous arrive? Moi, parfois, j’avoue. Avez-vous du mal à vous confier à vos proches? Avez-vous un sentiment de honte? Avez-vous réussi à surmonter cette épreuve facilement, et vous arrive-t-il parfois de craindre que ça revienne?

Moi, pas vraiment ;)

Dans ces cas-là, j’ouvre évidemment un livre de cuisine et me laisse inspirer en fonction des personnes présentes et du temps dont je dispose pour popoter.
Vendredi soir dernier, c’était réussi! La muse était au rendez-vous!


Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
20 minutes!Source : JF Plante, Bistro

- Pasta longues, genre linguini
- Un paquet de champignons de Paris, coupés en deux
- La moitié de cette quantité de champignons pleurotes (ou autre, selon votre inspiration)
- 3 gousses d’ail, hachées fin
- 2 cuillères à soupe de persil plat, haché fin
- 1 cuillère à thé de thym sec
- 2 cuillères à soupe de basilic frais, haché à la dernière seconde
- La chair de quatre cuisses de canard, effilochée
- 1 ½ tasse de sauce brune, type Knorr demi-glace
- 1/3 de tasse de crème 35 %
- 2 cuillères à soupe de ciboulette, ou d’échalotes vertes, hachées fines
ü Préparer la sauce demi-glace, ou la réchauffer.
ü Cuire les pasta dans de l’eau salée.
ü Meanwhile, dans une poêle, faire fondre le beurre et y faire sauter les champignons 4 minutes, sel et poivre. Ajouter l’ail et sauter 2 minutes de plus.
ü Ajouter le persil, le thym, le basilic, le canard et la sauce demi-glace, laisser mijoter 3 minutes. Ajouter la crème et laisser mijoter un autre 3 minutes. Sel poivre!
ü Ajouter les pâtes et bien mélanger, servir en ajoutant de la ciboulette dessus.

mercredi 30 mars 2011

La cabane à sucre du Pied de Cochon, vraiment, c’est un délire à expérimenter!

Avec ma blonde, mon fils, ma sœur et ses amies (salut Gen, Mart, Bidoune!), on est allé à la cabane à sucre du Pied de Cochon dimanche soir.
Les attentes? Très très hautes.

Comblées? Oh que oui!
Le service de Max (mais en chemise de Chin :) ) était très joyeux, très attentif et ses suggestions de vin très cool. Nos salutations! Les prix de la (superbe) carte des vins ne sont pas trop douloureux, compte tenu du standing de la place (40-60$ la bouteille).
La cabane se trouve à St-Benoit-de-Mirabel, soit à peu près à 45 minutes de chez moi (Repentigny). Ça doit être à peu près idem en partant du centre-ville un jour pas de trafic?
La cabane elle-même est sympa, tout en bois, rustique et la déco parfois rigolote.
La bouffe? C’est le même menu pour tout le monde, mais quel menu!
Prêts?
OK, attachez votre tuque et en lisant ça, oubliez-pas que vous êtes dans une cabane à sucre!
Les 5 entrées ont été servies en même temps…
Huîtres, avec une savoureuse gelée (au muscat?) Wow!


Soupe au pois, aux lardons et dés de foie gras! Délicieux!


Un poisson fumé, avec blini au sarrasin, crème fraîche épaisse et poivrée, oignon marinés et persil frais. Délicieux!


Une chose extrêmement surprenante : un sushi maki de creton, trempette à l’érable!
Ooops, pas de photo, pas eu le temps! Une surprise pour ben du monde!
Une salade d’oreilles de crisse (très légères! Pas gras! Aériennes comme des croustilles asiatiques!), jambon, vinaigrette dijonnaise et cheddar fort, superbe!


Bon, on passe aux choses sérieuses, les trois plats principaux :
Omelette au homard, vraiment délicieuse! La croûte était légèrement sucrée (érable et pépites de foie gras?) et les pommes de terre dans l’omelette très goûteuses (cuites avec quoi? Un bouillon d’os de jambon?)


Un morceau de porc grillé, très tendre, croûte érable, sur un lit de petits légumes, très cool!


Et poulet de Cornouailles, servi entiers ;) sur gnocchis en sauce (blanc de mémoire, sauce au vin et érable?) et pépites de foie gras. Délicieux… mais je sais que je me répète.


Et tout ça était accompagné d’une « canne » de bines à la ricotta!

Rendu là, on est sur le bord de caller « pardon mononc’ », mais il reste les 4 desserts.
Bombe glacée au nougat et érable, sauce chocolat!


Une tarte tatin absolument délirante, caramel à l’érable, avec crème glacée vanille maison. Pas bon à peu près. Le meilleur dessert pour moi depuis longtemps.


Un rang de tire sur glace! Amusant! La bloggeuse Catherine disait que ça la dégoûtait un peu dans les cabanes à sucre de plonger son ti bâton dans les sillons des autres, et je suis un peu d’accord et j’évite la chose quand il y a ben du monde. Là, rien de tel! Et bon en plus!


Des crêpes épaisses au sirop, mais cuites dans le gras de canard! (ça j’ai trouvé ça un peu over the top, mais tout de même très bon. Mais c’était juste moins en finesse que les autres desserts).


Le prix? Sirop que c’était raisonnable! Pour tout ce qu’on a eu! 55$ par personne, et avec le vin et pourboire, ça a finit à environ 110 $ par personne.
On a pas pris l’option tourtière (seul choix au menu : avec ou sans tourtière), mais on l’a acheté pour emporter à la sortie et j’ai hâte en titi de la goûter.
Je retiens plusieurs qualificatifs pour cette escapade, et ce n’est pas le mot « décadent » ou « excès », pour moi, c’est « généreux » ! Tout était parfait, abondant et extrêmement festif! C’est vraiment pour moi une bonne avenue de la cuisine québécoise actuelle : on aime les plats rustiques, réconfortants, généreux, mais pourquoi pas y ajouter une touche de finesse aussi. Je note qu’il faut vraiment plus cuisiner avec le sirop d’érable, ce trésor national!
(prévoyez de la salade verte le lendemain!)
De plus, pas de gaspillage : ils ne sont pas avares des contenants pour emporter, et les offrent avant qu’on les demande. Alors sans aucun doute, mon fils a eu le lunch le plus cool de son école le lendemain! Il a beaucoup apprécié (c’était pour sa fête) et en a parlé à tout le monde.
Si vous me croyez pas, vous pouvez aussi lire aussi les critiques de Catherine et d’Isabelle.
Bravo à toute l’équipe du PDC!

Ce fut très apprécié!

À l’an prochain, j'espère!

lundi 28 mars 2011

Bacalhau à brás (morue dorée)

(œufs à la morue salée, avec pomme de terre et olives)
Une autre recette portugaise, oui je sais, je suis dans un peu dans un cycle portugais. L’autre jour en achetant du poisson frais, j’ai aussi acheté un pavé de morue séchée, pour faire cette recette. C'est une combinaison qui semble a priori étrange, mais c'est exquis.
On pêche une belle morue (que les phoques ont pas mangée), et on la prépare en filets, on sale abondamment, et on la fait sécher pour la conserver longtemps. Le résultat est une sorte de « planche » en poisson séché salé. C’est une méthode de conservation tout à fait originale, qui date de l’époque il y a 500 ans où les voyages sur l’Atlantique étaient pas mal plus longs qu’aujourd’hui et qu'on avait pas fini l'exploration.
On dit que les Portugais ont plus de 365, ou 1 000 selon les versions, recettes pour préparer la morue séchée salée desséchée dessalée! En fait, mon projet « Julie / Julia » à moi pourrait éventuellement un jour être celui de la morue, car je crois que je pourrais en manger toutes ces variations pendant un an.
Au Portugal, j’avais même vu un magasin spécialisé qui se nommait la Reine de la Morue! Faut le faire! Bon, j’ai cherché dans mes photos, mais je ne l’ai pas trouvé, vous devez me croire sur parole. Mais par contre, j’en ai trouvé d’autres pas mal :
Et voici une photo de la recette en question :
J’ai faim!

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
24 heures pour dessaler la morue, et environ 45 minutes de préparation et cuissonSource : Food of Portugal de Jean Anderson

- 300 g de morue séchée salée (environ, un peu plus, un peu moins c’est pas dramatique)
- 3 oignons, hachés fin
- 3 gousses d’ail, hachées fin
- Huile d’olive!
- 2 -3 pommes de terre jaunes, en bâtonnets / juliennes
- Huile à friture, pour les bâtonnets de pomme de terre
- 6 œufs, battus
- 2 cuillères à soupe de persil plat
- Une demi-tasse d’olives noires, genre kalamité
ü Bien rincer les planches de morues et les immerger dans de l’eau, dans un grand plat avec couvercle, au frigo. Changer l’eau aux 4-6 heures (sauf la nuit).
ü Bien rincer la morue et la sécher dans un linge. Enlever les arêtes qui pourraient encore s’y cacher et effilocher à la fourchette.
ü Presser la morue dans les mains pour en extraire le surplus d’eau.
ü Dans une poêle, faire suer l’oignon et l’ail, 5-6 minutes, à feu moyen bas.
ü Ajouter la morue et mettre un couvercle, faire suer 25 minutes en brassant de temps à autre.
ü Entre-temps, frire les bâtonnets de pomme de terre, en plusieurs fois, jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés (huile à 375 ºF). Essorer avec un papier absorbant.
ü Quand la morue s’est prélassée dans la poêle pendant 25 minutes, ajouter la moitié des mini frites, et cuire en brassant 1 minute.
ü Ajouter les œufs, le poivre, la moitié du persil et cuire jusqu’à ce que les œufs soient cuits à votre goût – complètement cuit ou un peu baveux.
ü Faire l’assiette : une petite montagne d’œuf / morue, puis les frites qui restent, le persil et les olives.
ü Vin rouge ou blanc, votre choix, les deux accompagnent bien ce plat.

samedi 26 mars 2011

Ma salade légumière de légumineuse aux légumes

J’adore les légumineuses, vous le savez, j’en parle souvent. J’en abuse en salade, en soupe, avec les pasta, etc. Parfois, même, comme collation, j’ouvre une boite de pois chiches.

Abus grave.

Je me lève parfois la nuit pour en manger et le lendemain, je me désole de toutes ces boites de conserves vides qui trainent sur la table.
Je suis traité pour ça, mais ce n’est pas encore tout à fait guéri car le patient ne veut pas en démordre. J’admets volontiers que j’ai un problème (c’est la première étape des L.A., je crois), mais je suis faible et je ne peux m’en passer.
« Bonjour, mon nom est Joël, et j’ai un problème de légumineuses »
(M’enfin, je veux pas rire des gens qui ont des vraies dépendances, c’est très difficile ce qu’ils vivent et pour ceux qui les entourent.)
« Bonjour, mon nom est Joël, et j’ai un problème de consommation de foie gras »
Ah oui, un autre problème. Quand j’ai des remords de santé à cause de ce que j’ai mangé, ce qui est rare je vous assure, je fais cette salade de légumineuses, mais parfois je me donne de faux remords pour pouvoir en faire, car c’est très bon aussi.
Et bon, c’est pas si un gros problème dans ma vie que ça parce que j’ai réussi dans mon cheminement à être abstinent de la légumineuse pendant 11 heures (mon plus long à date).

Il y a de l’espoir.
Entre-temps, je voue une dévotion à CLIC et j’ai souvent une petite larme à l’épicerie devant cet étalage.

Recette pour 6 personnes
Temps à prévoir :
10 minutesSource : moi

- Une boite de pois chiches, ou deux
- Une boite de haricots rouges, ou deux
- Une boite de haricots blancs, ou deux
- 2-3 branches de céleri
- Un demi-oignon rouge, haché
- Une bonne tasse de persil plat
- Option : ce qui vous semble bon, j’ai ajouté un fond de roquette et une demi-tomate, épépinée, hachée, mais pourquoi pas des carottes et des poivrons aussi?
- Un ou deux cuillères à soupe de cumin moulu
- Huile d’olive de bonne qualité, au goût (environ ¼ de tasse au début, puis ajoutez au besoin)
- Le jus d’un ou deux citrons (commencez par un, et goûtez)
- Sel poivre
ü Tout mélanger, gouter, ajuster les épices et l’huile. Vous êtes membre honoraire des L.A.

Pendant ce temps
, je vais à la cabane du Pied de Cochon demain soir pour la fête de fiston mais il ne le sait pas, chuut! Je vous reviens dans la semaine avec une critique.

jeudi 24 mars 2011

Poulet au chili et lime

Une autre recette qui se fait bien au four, mais qui pourrait aussi se donner des airs de BBQ.
Cette recette vient d’un livre Williams-Sonoma, une chaîne de magasins de trucs de cuisine ben beau, ben chics, ben chers, mais il faut le dire de haute qualité. Ils éditent aussi des livres de cuisine en marque propre, qui sont très souvent intéressants. Yé, une autre raison d’aller bientôt à Toronto bientôt (la première étant Tim Burton!) et je notais l’autre jour qu’ils ont maintenant un magasin dans l’Eaton Centre depuis la dernière fois que je suis passé par là. Ils en ont aussi un gros sur Bloor St que je connais, qui est super!

Sera visité bientôt! Yé!

Une bouchée et vous vous sentirez sur un bateau, dans le bayou:

Recette pour 3-4 personnes
Temps à prévoir :
1 heureSource : à partir de Williams-Sonoma, Roasting

- Environ 1 kilo de pilon de poulets, sans peau idéalement
- 2 cuillères à soupe de paprika
- 1 cuillère à thé de poudre de chili
- ½ cuillère à thé de thym
- 2 gousses d’ail, haché fin
- 1 piment jalapeno, haché très fin
- Une tasse de riz de l’Oncle Ben
- Deux tasses de bouillon de poulet
- Le jus d’une lime
- Une boite de haricots noirs (turtle) de CLIC (le meilleur fournisseur de légumineuses, rien de moins)
- Quartiers de lime
- Feuilles de coriandre fraîche
ü Mélanger les ingrédients de la marinade sèche : paprika, poudre de chili, thym, ail, et jalapeno.
ü Frotter sur les morceaux de poulet et laisser sur le comptoir 15 minutes, un peu plus que le temps que le four se rende à 400ºF (200ºC).
ü Mettre sur une plaque un peu huilée et faire cuire au four environ 30 minutes, et retourner après 15 minutes. La température interne de la volaille doit atteindre 180ºF. Laisser cuire un peu plus au besoin pour atteindre cette température.
ü Meanwhile, faire cuire ze riz dans le bouillon de poulette avec le jus d’une lime. Et ajouter les haricots noirs égouttés quand c’est cuit. Voilà, un riz créole bien nourrissant et très bon.
Option: on pourrait aussi y ajouter de la tomate fraîche en morceaux et de la coriandre.
ü Servir le tout avec des quartiers de lime.

mardi 22 mars 2011

Caldo verde (soupe portugaise verte au chorizo)

Cette soupe me remémore mes voyages au Portugal, je la commandais souvent au resto. Et voilà, des années après, je vois cette recette dans une revue de Jamie Oliver. Le goût de se rappeler, le goût de faire découvrir à ma blonde, et voilà!

 
Cette caldo verde est la soupe nationale portugaise et utilise des produits bien typique de là bas : une sorte de chou portugais bleuté, et du chorizo bien parfumé.

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
40 minutesSource : Jamie Oliver

- 1 oignon, haché fin
- 2+ gousses d’ail, tranchées finement
- 4-5 pommes de terre, pelées et en dés
- Une botte de chou frisé (kale en anglais) mais n’en n’ayant pas trouvé, j’ai pris de la bette à carde (green swiss chard) plus facilement trouvable, et c’était aussi bon.
- Un demi chorizo, tranché
- paprika
ü Dans une casserole, faire revenir l’ail et l’oignon 5 minutes dans l’huile d’olive. Ajouter les dés de pommes de terre, et rissoler 5 minutes.
ü Ajouter 6 tasses d’eau, et une cuillère de bouillon de poulet concentré (ou un cube). Mijoter à feu doux environ 20 minutes.
ü Durant ce temps, préparer la verdure : couper le feuillage des tiges et jeter ces dernières (ou gardez-les pour une minestrone). Rouler le feuillage en une sorte de cigare et hacher finement.
Là-bas, les grand-mères portugaises, tout habillées de noir, hachent ça au rasoir, très très très mince. Mais je n’ai pas cette dévotion ni temps ni patience alors la mienne était hachée environ un tiers à un demi centimètre de largeur, ce qui amplement suffisant.

ü Scrouncher les pommes de terre dans le bouillon, avec une pile-pôtate. Ne soyez pas trop hargneux sur cet appareil : il doit rester des petits morceaux!
option pour votre info : certaines versions vont plutôt pulser la pomme de terre pour la réduire complètement en purée.
ü Ajouter la verdure et faire mijoter 5 minutes.
ü Durant ce temps, dans une autre poêle très chaude, faire revenir très rapidement les tranches de chorizo dans l’huile, 1 minute seulement. Ajouter du paprika au goût et mélanger.
ü Servir la soupe et ajouter dessus les tranches de chorizo et l’huile au paprika!


Pendant ce temps
, puisqu’on fait le pont entre ici et le Portugal, j’en fait un autre avec la chanteuse à moitié montréalaise Bïa, originaire du Brésil où on parle portugais (quel lien), et qui a fait paraître récemment un disque live avec Yves Desrosiers (oui, celui-là qui avait arrangé et coloré le premier disque de Lhassa De Sela).
Je dis à moitié montréalaise, car je crois qu’elle vit ici la moitié du temps, l’autre moitié en France.
Sa voix est suave et très belle. Elle chante en français et en portugais, comme le faisait la chanteuse Sao (qu’est-ce qui arrive avec elle, ça fait un bout qu’on a pas de news? Elle a dû raccrocher ses patins de fado).
Je suis assez accro au fado, quand c’est pas trop pleurnichard. J’aime bien ces mélodies tristes et ces voix de sirènes parlant d’amours perdus en mer et d’autres grandes peines.
Mais Bïa peut aussi être joyeuse, et c’est un joli mélange!

samedi 19 mars 2011

Ma super salsa cruda, un goût du Mexique... et d'été!

L’hiver s’étire en mars et on se prend déjà à rêver parfois à la piscine ou à la terrasse. Dans ces moments de spleen profond, deux solutions, soit s’abrutir devant la télévision ou soit se faire une joyeuse salsa cruda, accompagnée de quelques bières.
La salsa cruda veut dire « sauce crue ». J’ai découvert ça lors d’un voyage au Mexique et on en trouvait dans mon assiette chaque jour! Vous allez voir, vous allez y prendre goût!
On pourrait aussi la servir sur un poisson ou un poulet grillé.

Recette pour environ 2 tasses de salsa
Temps à prévoir :
10 minutesSource : moi

- Un quart d’oignon rouge, tranché en très petits dés
- Une ou deux tomates, épépinées et hachées fin
- Un ou deux jalapeno, épépiné et haché fin – mais un demi jalapeno à la fois.

Le jalapeno est pour moi une énigme et une sorte de roulette russe : parfois il est très peu piquant, et d’autres fois, juste un petit bout vous amène les larmes aux yeux. Donc, Ajoutez un demi jalapeno à la fois, c’est plus sûr, car son peut en ajouter à la salsa, mais on ne peut pas en enlever!
- Jus d’une lime
- Un tas de feuilles de coriandre fraîche
- Des chips de maïs!

ü Tout mélanger, et vérifier le goût pour le piquant.
ü On peut ajoutez un demi jalapeno à la fois, au goût, jusqu’au niveau de volcan souhaité. S’il y a des gens qui n’aiment pas manger épicé, faites en deux versions, une très épicée, l’autre non.

jeudi 17 mars 2011

Filet mignon au jus de viande, polenta au vieux fromage cheddar

Ça c’était pour carnivores invertébrés, et ils étaient heureux, croyez-moi!
On avait goûté à la polenta au vieux cheddar à Ma Grosse Truie Chérie, et cette idée me trottait derrière la tête depuis. Et c’est réussi, maxi menoum!
J’aime bien cette bouillie de maïs jaune, qu’on nomme aussi mamalinga en Moldavie (c’est fou Internet quand on y pense).


Mise à jour: On a tous trouvé que la polenta au vieux cheddar faisait echo à la sauce au vin, et que les deux ensemble, c'était vraiment génial!

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
40 minutesSource : variation sur une recette de Donna Hay (New Food Fast), et la polenta à partir d’une recette de Danny St-Pierre

- 2 tasses de lait et 2 tasses d’eau
- 1 tasse de semoule de maïs moulue fine
- 1/3 de tasse de beurre
- 175 g de vieux cheddar (celui de Perron 4 ans, c’était extra). Pour cette recette, ça vaut la peine de payer un peu plus pour un vieux cheddar bien goûteux.
- Sel et poivre
- 4 filets mignons biens dodus et épais (pensez à Harper)
- ¾ de tasse de vin rouge costaud
- Idem de bouillon de bœuf, plutôt concentré
ü Préparer la polenta : faire bouillir le lait et l’eau dans une casserole à fond épais (pensez à Maxime Bernier) jusqu’à ébullition. Puis ajouter la semoule en pluie, petit à petit, en fouettant constamment.

Réduire à feu moyen doux, et cuire 30 minutes environ, en brassant assez souvent avec une cuillère de bois. Ajouter le beurre et le fromage et bien brasser pour faire fondre et incorporer tout ça.

Servir aussitôt, sinon garder au chaud. Attention, la polenta va figer si elle attend trop. Si ça arrive, juste ajouter un peu de lait chaud et bien brasser.
ü Dans les dix dernières minutes de cuisson de la polenta, faire cuire les filets mignons à votre goût. Sortir de la poêle et garder au chaud. Ajouter le vin et le bouillon de beef à la poêle et déglacer. Puis faire réduire au tiers rapidement en ébullitionnant en malade.
ü Monter les assiettes comme sur la photo (la viande sur la polenta, puis la sauce sur le tout). J’ai servi avec des brocolis cuits vapeurs dans un peu de bouillon de poulet, sur lesquels j’ai ajouté des graines de sésame grillées dans la poêle juste avant de faire cuire les steaks.

Pendant ce temps
, pourquoi il n’y a pas de consigne sur les bouteilles de la SAQ ?
Les ventes de la SAQ comptent pour environ 40 % du verre en circulation au Québec! Il s’agit de 153 millions de bouteilles par an! On sait que 85 % des ventes sont aux particuliers et 15 % à la restauration.
Oui, bien sûr, vous et moi mettons nos bouteilles vides dans le bac à recyclage, mais ce n’est pas tout le monde qui le fait. Une consigne ferait en sorte d’augmenter la proportion de recyclage, un peu comme avec les cannettes de boisson gazeuse. La SAQ estime que 75 % des bouteilles vendues aux particuliers se retrouvent au recyclage. Le reste, enfoui dans le sac à poubelle pour l’éternité!
75 %, c’est pas mal, mais compte tenu du volume de 153 millions de bouteilles, c’est loin du 81 % de recyclage des cannettes d’aluminium! Si on avait 81 % de recyclage des bouteilles de la SAQ, on aurait 8 millions de moins de bouteilles de verres enfouies.
De plus, les bouteilles vendues à la restauration ne sont généralement pas recyclées, car les restaurateurs en sont souvent exemptés dans de nombreuses villes. On voit souvent des caisses de bouteilles près des poubelles des restos. C’est 23 millions de bouteilles vides qui se retrouvent ainsi enfouies. Quel gaspillage!
Une consigne ferait donc en sorte de récupérer 31 millions de bouteilles par an, ce n’est pas rien!
Imaginez, c’est 2,6 millions de caisses de vin stupidement enfouies à chaque année, ça prend de la place dans nos dépotoirs qui débordent déjà!
J’imagine que des restaurateurs véreux et têtus continueraient à les mettre à la poubelle, et refiler le 0,20$ de consigne aux consommateurs, mais si une amende salée est adoptée pour les récalcitrants qui les jetteraient, ce problème ne se posera pas.

Un des arguments de la SAQ, selon le journaliste Régys Caron :

La consigne ne permettrait pas le remplissage des bouteilles récupérées, a ajouté Mario Quintin (Directeur du développement durable (!) à la SAQ). « On fait des affaires avec 57 pays et plus de 2000 fournisseurs », a-t-il souligné. Impossible de retourner les bouteilles vides aux pays exportateurs pour les réimporter remplies.
C’est un argument idiot : les cannettes d’aluminium ne servent qu’une fois aussi! Ensuite on les fait fondre pour en faire de nouvelles! Une cannette recyclée retourne sur les tablettes en moins de deux mois. On pourrait faire idem avec les bouteilles!
C’est donc un peu (beaucoup) démago de dire « qu’on ne peut retourner les vides dans le monde entier » : c’est en fait un joli mensonge, car il y a une solution bien plus simple! Je n’en reviens juste pas combien cet argument est joyeusement niais ou bien mensonger.
On peut facilement imaginer des concasseurs sur le côté ou à l’entrée des SAQ, où les clients inséreraient leurs bouteilles, en échange d’un ticket remboursable lors de notre prochain achat à la SAQ (ce qui serait généralement le jour même).
Enfin, le gouvernement l’a imposé aux supermarchés et dépanneurs, mais ne veut pas le faire dans ses propres SAQ, un peu hypocrite, non?!
D’ailleurs, vous savez que vous pouvez rapporter à la SAQ vos bouteilles de bières importées achetées à la SAQ, car vous avez payé la consigne dessus! Mais ils n’en font pas la promotion parce que ça les emmerdent, et la plupart se retrouvent dans les bacs de recyclage des particuliers …