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samedi 27 avril 2013

La cabane à Picard version 2013 : spectaculaire n’est pas le mot!




Cet endroit n’a pas besoin de présentation, ni de plus de publicité. Alors j’en dirai rien, bon. Essayez pas.

MAIS quand même, pour 59 $ par adulte, et 20 $ pour les monkeys de moins de 13 ans, c’est le deal du siècle pour les cabanes à sucre, compte tenu de l’orgie de bouffe qu’on y trouve.

Donc le 14 avril dernier, on s’y retrouve encore entre amis pour partager cette fiesta qu’on ne peut qualifier de gargantuesque parce que Rabelais aurait même pas pu imaginer que ça se pouvait tout ça. Ça dégouline de sirop d’érable et de foie gras, pour notre bonheur.  Apportez donc des petits plats pour les restes, vous serez content que je vous ai prévenu.

Martin est un artiste de la bouffe, un joyeux luron de la démesure dans la camaraderie. Chic type tout en générosité. Depuis le temps, on le connaît un peu, et il est venu jaser un moment. C’était très drôle à un moment, car une des fillettes lui demandait à la blague où était le petit cheval de la pâtissière Gabrielle. Martin, pince sans rire, lui répond « on l’a mangé… mais non, c’est pas vrai … mais c’était ben bon …  ».

Nous, on aime bien y aller à l’heure de midi, avant un prend un petit déjeuner très léger, puis c’est parfait pour la digestion de l’après-midi et on grignote en soirée.

Et cette année, j’avais une super nouvelle de ma fille préférée, alors on avait de quoi fêter! Non, c’est pas ce que vous pensez, je ne serai pas grand-pôpa. Mais c’était une bonne nouvelle.

J’ai arrosé ça à la McAuslan à l’érable. Mmmm…. Ma blonde était au martini à la tire d’érable.


 
Alors voilà le menu de cette année, qui était une des plus réussies des quatre dernières années.
Ça débute par une jolie empilade en hauteur, sur des tranches de bûches, de choses à l’érable – tire d’érable, whippets, maïs, croissants, barbe à papa, cannelés à l’érable, même une crème caramel à l’érable! Donc on défaisait les étages de tranches de bûches au fur et à mesure qu’on les vidait, et au fond, il y avait des shooters (Jack Daniels et réduit d’érable* pour les grands, érable et eau pétillante pour les monkeys).
* recette dans le livre de la cabane à sucre du PDC. On a découvert ça l’an dernier. J’aime pas trop le Jack Daniel’s, c’est un peu un tord boyau, mais cet alcool est parfumé à l’érable. Alors l’ajout de réduit d’érable (ou ¾ eau très froide, ¼ sirop) est vraiment extra. J’ai maintenant en permanence une bouteille de Jack Daniel’s au congélateur pour ça.




Ah oui, avec le premier service, il y avait aussi un jello à l’érable et yogourt maison. Un peu neutre avec le reste des bidules sur les bûches.

Vient ensuite une salade aux gésiers de canards confits, et oreilles de crisse. Ce sont toujours les meilleures oreilles de crisse en ville, légères et tout. Superbe salade.

Puis des bines avec cottage, sur un fond de crêpe au sarrasin cuite dans le gras de canard, et pour alléger … de nombreux morceaux de foie gras poêlés. Superbe.

Omelette à la cervelle sautée, aux lardons et au ris de veau… On était plusieurs à trouver que la cervelle était un peu trop citronnée. Très bon, moyen pour la cervelle.
(pas pris de photo)
De succulents pilons de canards genre général tao. J’ai reçu le mandat de trouver cette recette, c’est la préférée de la plupart des monkeys présents.

Une volaille entièrement désossée de l’intérieur (faudrait bien que j’apprenne à faire ça un jour) et farcie de foie gras, homard et cotecchino (un consistant saucisson au porc, avec une haute teneur en couenne, qu’on doit faire cuire une heure trente à l’eau bouillante avant d’utiliser. C’est une recette de Helena Faita qu’on trouve dans le premier bouquin du PDC).
Ah oui, il y a une délicieuse sauce crème et foie gras servie avec la volaille.
C’est ma recette préférée de cette édition de la cabane.

Un succulent jambon à l’ananas et à l’érable, et pôtates.

Bon, pour faire taire les mauvaises langues, il y avait même des légumes ;) Haricots amandine à l’érable.

Desserts!
Tire sur la crème glacée à l’érable…

Et gâteau des anges, meringue à l’érable (ma blonde la fait souvent, c’est délicieux)
(il semble que j’ai pas pris de photo!)
Les convives un peu survoltés de tout ce sucre…





On est ensuite allé marcher autour de la cabane et on est monté voir les cochons à Martin. On y a eu droit à un cours de sexualité rapide. Étonnant d'agilité, ce gros verrat!

On y retourne? You bet! En courant! 


dimanche 27 novembre 2011

Le cours de cuisine foie gras avec Martin Picard? Wow!

Samedi dernier, je suis allé assister au fameux cours de cuisine sur les foies gras donné par Martin Picard du Pied de Cochon, un Repentignois d’origine comme moi. C’était à l’école de cuisine Mezza-Luna (l’école de Elena Faita, la quincaillerie Dante).
C’était tout de même assez long, de 9h30 à 13h00. La session était divisée en plusieurs parties :
- Petite intro sur le foie gras au Québec, et sur sa fabrication (c’était assez hilarant au début, il demande si par hasard il y a des gens dans la salle qui étaient contre le foie gras ;) );
- Comment choisir son foie gras (les différents niveaux de qualité);
- Comment dénerver un foie gras pour faire une terrine (démo du chef, puis exercice pratique : à nous de mettre la main à la pâte, si on peut dire! Mon foie gars dénervé a été qualifié « d’excellent »!)
- Comment trancher le foie gras pour le poêlage; et quoi faire avec les veines alors;
 - Comment faire du foie gras poêlé pour trente personnes sans virer fou au moment de cuire le tout (il y a un truc, eh oui!);
 - Comment préparer et faire cuire une terrine de foie gras (avec les foies qu’on a dénervés);
 - Comment poêler correctement le foie gras;
 - Accompagnement aux figues et crème….
 - ainsi que sauce aux framboises et porto; et …
 - dégustation de toutes ces belles choses! Un vin mousseux muscat italien a été alors servi.
Martin est un gars très drôle, hilarant même parfois, et qui est très accessible. Il parle avec tout le monde et aime visiblement ce qu’il fait. Le cours était plein de recommandations, ainsi que des choses à ne pas faire. Pour vrai, j’ai vraiment beaucoup appris sur le foie gras!
Recommandé!
Martin était accompagné de son acolyte du PDC, Audrey Lessard, une fille efficace qui a l’air capable d’en prendre et qui est pas nerveuse pour 2 sous. Elena était aussi présente au cours, pour toutes les étapes, de l’accueil à la fin en passant par la vaisselle.

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Aussi, j’ai eu un scoop : Martin sort un deuxième livre vers le 28 février 2012! Et ce sera sur la cuisine à la cabane à sucre du PDC! Yes, c’est sur mon calendrier!

jeudi 10 novembre 2011

Cours de cuisine foie gras avec Martin Picard!



Pour ceux dans la région de Montréal, une petite annonce: je viens de recevoir un courriel de Mezza Luna (les Faita sur la rue Dante) qui me dit que Martin Picard revient présenter son cours de cuisine sur les foie gras (125 $).

Je viens de m'inscrire pour samedi matin le 26 novembre. Si d'autres veulent y aller le 26, faites moi signe, ce sera amusant :)
Il y a aussi le soir du lundi 5 décembre.

Pour info : www.mezzaluna.com

jeudi 3 février 2011

La fameuse poutine au foie gras du Pied de Cochon

Malgré ce qu’on en dit souvent pour avoir l’air distingué, je suis assez convaincu qu’on aime tous ce plaisir coupable qu’est la bonne vieille poutine. Et encore plus si c’est la fameuse poutine au foie gras revisitée par Martin Picard du Pied de Cochon il y a de cela bientôt 10 ans, déjà.
À leur anniversaire, les ados demandent souvent ce plat ! Je dois en faire environ deux fois par année, toujours avec plaisir.
La dernière fois, j’en ai fait le samedi soir pour ma blonde, puis j’en ai refait pour l’ado en chef le lendemain soir. Je dois être la seule personne au Québec qui en a mangé deux jours d’affilés, et qui a survécu! J

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
le temps de faire les frites, puis environ 30 minutes pour la sauceSource : Martin Picard, du restaurant Pied de Cochon. C’est dans le bouquin, mais il l’avait aussi donné dans un épisode de l’émission Martin sur la route.

- Environ 200 g de foie gras, ou de mousse de foie gras de très bonne qualité
- 6 jaunes d'œufs
- 600 ml de sauce à poutine (celle de St-Hubert fait l’affaire)
- 50 ml de crème 35%
- 4 escalopes de foie gras frais d'une épaisseur d’environ 1,5 cm. Si vous n’avez pas le budget requis, les escalopes de foie gras sont optionnelles.
- Une grosse poignée par personne de fromage en grains
- pommes de terre à chair blanche (coupées en frites), quantité suffisante pour quatre grosses poutines
- Huile à friture, et votre friteuse
ü Cuire les frites selon votre méthode, idéalement en deux fois, à 360ºF (la mienne : précuisson de 8-10 minutes, repos, puis 2e cuisson de 5 minutes). Garder au chaud.
ü Dans une grande casserole, amener la sauce à poutine à ébullition.
ü Réserver environ une demi-tasse (125 ml) de sauce pour la décoration.
ü À haute vitesse, dans un robot culinaire, zapper les jaunes d'œufs, le 200 g de foie gras et la crème.
ü Incorporer progressivement la sauce à poutine chaude dans l'appareil (ou incorporer progressivement le mélange œuf - foie gras dans la sauce en poutine, en fouettant continuellement).
ü Faire chauffer légèrement cette sauce, en remuant constamment, jusqu'à ce que la sauce atteigne 80ºC (175ºF).
ü Retirer la sauce du feu. Remuer encore 30 secondes, c’est prêt!
ü Dans une poêle très chaude, saisir les escalopes de foie gras un peu enfarinées jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées (1 minute de chaque côté).
ü Déposer les frites sur une poignée de fromage en grains au centre de l'assiette.
ü Déposer une escalope de foie gras sur les frites et napper le tout très généreusement de sauce au foie gras.
ü Décorer de quelques traits de sauce à poutine ordinaire.
ü Servir immédiatement!

jeudi 20 janvier 2011

Risotto des rois (au canard laqué et son foie gras)

Risotto des rois, oui! Car cette recette coûte un peu cher. Je la fais une ou deux fois l’an, toujours pour de grandes occasions.
Mais lorsque vous la ferez, vous serez vraiment charmé. Sans vouloir trop me vanter, mais je dois le faire quand même un peu (!), c’est une recette que je fais à mes invités distingués et qui jette toujours tout le monde par terre de joie et de bonheur. Très peu d’ingrédients, mais ils doivent être de première qualité.
En début d’après-midi, on va chercher un canard à l’épicerie asiatique la plus proche, on le dépiaute, et on se sert des os pour faire le bouillon du risotto. C’est sensationnel, car ce bouillon devient densément parfumé de canard et des épices subtiles dans lesquelles le canard a mariné.
Puis, comme finale appropriée, à la fin de la cuisson du risotto, les dés de foie gras fondants dans la chaleur du risotto (ou d’une excellente mousse de foie gras, ex. celle de Première Moisson) viennent rehausser le tout et multiplier par dix le plaisir.

Entrée pour 4 personnes
Temps à prévoir :
3 heures pour faire mijoter les os de canard, puis le temps de faire le risotto (environ 30 minutes)Source : recette que j’avais vue au restaurant Chez l’Épicier, et que j’ai tenté de refaire chez moi, longtemps après. Merci Laurent de m’avoir inspiré, mais c’est probablement assez différent de l’original!

- 1 canard laqué, de l’épicerie asiatique la plus proche
- 4 cuillères à soupe de gras de canard
- Une échalote sèche, émincée finement
- 1 tasse de riz à risotto, de votre choix
- ¼ de tasse de vermouth blanc Noilly-Prat (ou de vin blanc, sinon)
- 1 petite buchette de foie gras d'environ 100g (environ 20 $ chez Première Moisson), coupée en petits dés, et gardée au frigo jusqu’au moment d’incorporer
- Un peu de copeaux de parmesan, pour la finale
ü Passer le balai dans la salle à manger.
ü
Dépiauter le canard laqué, couper la chair en dés, et garder les os et la peau, ainsi que toute la marinade qui se trouve dans la cavité thoracique canardienne.
ü Mettre tout le canard (sauf la chair) dans une casserole, ajouter 2 litres d’eau et laisser mijoter, sans trop faire bouillir. Après deux heures trente, trois heures, filtrer le bouillon canardesque et réservez.
ü Préparation du risotto (voir mon article risotto 101 au besoin) : dans une large poêle, faire sauter l’échalote dans deux cuillères à soupe de gras canardiste, jusqu’à ce qu’elle soit dorée.
ü Ajouter le riz, bien mélanger, jusqu’à ce qu’une partie du grain de riz soit transparente, puis ajouter le Noilly Prat (ou le vin blanc). Laisser s’évaporer presque complètement, puis cuire le risotto en ajoutant une louche de bouillon canardique à la fois.
ü Après quatre louches, ajouter les dés de canard, le reste du gras de canard, poivrer, bien mélanger, et continuer ensuite d’ajouter des louches jusqu’à cuisson parfaite (le riz doit être un peu al dente).
ü Si jamais vous manquez de bouillon : prendre du bouillon de poulet léger, chaud (jamais d’eau!)
ü Quand le risotto est cuit, juste au moment de servir, ajouter les dés de foie gras et remuer légèrement pour ne pas trop démolir le foie gras. Servir illico, avec des copeaux de parmesan.
ü Roulez-vous par terre, vous serez content d'avoir passé le balai !

Cette recette est soumise au concours d’Isabelle sur les risottos !

samedi 6 novembre 2010

Foie gras sur canard confit et céleri-rave (entrée)

Une autre super recette de foie gras que j’ai fait l’autre jour, avec la côte de veau aux champignons. La base de cette recette provient de Normand Laprise, qui avait fait quelque chose de similaire à l’émission de Daniel Pinard (dont je m’ennuie, je l’ai tu déjà dit? ;) Surtout devant l’offre sans saveur actuelle du même créneau horaire…).
Donc Laprise avait monté une assiette qui m’avait alors plu beaucoup. J’ai retravaillé ce concept pour faire quelque chose à la moi.
Il s’agit de faire un Napoléon (une présentation à étages) de choses toutes meilleures les unes les autres, pour que vos papilles soient en extase du début à la fin. Vraiment craquant!

 

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
environ une heure en tout ?Source : Normand Laprise (et moi!)

- Environ une demi-tasse (125 ml) de fond de veau de votre boucher
- Deux trois cuillères à soupe de vermouth Noilly Prat, ou de vin rouge
- Une cuillère à soupe de crème à cuisson 35 %
- Deux tranches de céleri-rave
- Gras de canard
- Une cuisse de canard confit
- Une échalote sèche
- Un ou deux bébés bok choy
- Deux belles escalopes de foie gras, d’au moins un pouce d’épais, gardées au froid jusqu’à la dernière seconde

ü Fond de veau réduit : faire réduire doucement le fond de veau dans une petite casserole, jusqu’à ce qu’il ne reste que trois cuillères à soupe. Ajouter le Noilly Prat, déglacer et refaire réduire à la même quantité. Hors du feu, ajouter la crème et fouetter. Garder au chaud ces saveurs concentrées, avec couvercle.
ü Tranche de céleri-rave confite : faire cuire à l’eau bouillante salée deux belles tranches de céleri-rave, d’environ un demi-centimètre d’épaisseur. Éponger sommairement et mettre sur une plaque. Asperger de gras de canard, sel et poivre, et griller au four des deux côtés. Garder au chaud.
ü Canard confit : dépiauter le canard. Faire revenir une échalote sèche hachée fin dans un peu de gras de canard, puis ajouter le canard, sel et poivre. Cuire deux minutes et garder au chaud.
ü Bok Choy : couper en deux, et faire cuire à la vapeur à la dernière seconde.
ü Foie gras poêlé : Strier la surface du foie gras froid avec des X au couteau. Dans une poêle épaisse, très très chaude, faire cuire le foie gras une minute de chaque côté. Saler et poivrer un peu.

Le truc avec le foie gras est cette cuisson éclair, qui ne sert qu’à colorer la bête. Il faut éviter de trop faire cuire, car il va ramollir et perdre sa jolie texture qui nous rend fous.

Aussi, et c’est un autre aspect de cette cuisson un peu difficile, il faut éviter que le foie gras ne cuise dans le gras qu’il perd à la cuisson (il ne grillera pas car il va plutôt bouillir). Je penche alors une peu la poêle pour que les gras s’acculent d’un côté, en maintenant le foie gras dans la partie haute de la poêle pour finir la cuisson.

Pendant ce temps
, une petite idée déco de ma blonde, qui obsède sur les bouchons (et sur les boutons à coudre quand elle était petite, puis sur moi, que voulez-vous, je suis chanceux de même).

Elle garde les plus beaux, et les utilise dans sa cuisine à la place des poignées!
Joli, et ça fait jaser, croyez-moi ! ;)

 
L’armoire à épices :

 
Et ceux-ci, à partir de bouchons de champagne, pour l’armoire à verres :



 



ü
Donc il faut que tout soit prêt à peu près en même temps, et gardé au chaud!
ü Monter l’assiette comme sur la photo : céleri-rave confit, canard confit, foie gras poêlé, bok choy vapeur et arroser joliment de fond de veau réduit.
ü Pinot noir! Pinot noir! Pinot noir!

mardi 2 novembre 2010

Tartes aux boudin et foie gras (du Pied de Cochon)

Une autre super recette de Martin Picard du Pied de Cochon. On peut ne pas aimer ce personnage ou son type de cuisine (ce qui n’est évidemment pas mon cas, car il est vrai), mais tous au moins s’entendent pour dire que sa bouffe est tout à fait inventive. J’aime bien qu’on renouvelle le terroir ainsi et qu’on actualise des goûts de chez nous.
Ces tartes aux boudin et foie gras sont des jolies combinaisons de saveurs et de textures. Une ode à ce qui est bon et aux excès, comme on dit dans ce super film tourné au PDC!

 

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
45 minutesSource : Martin Picard (Au pied de cochon : l’Album), et certaines modif à la moi

- Pâte brisée ou pâte feuilletée, amincie, coupée en 4 ronds de 15 cm (ou en plusieurs ronds de 7-8 cm pour des tartelettes entrées comme sur la photo)
- 4 oignons émincés sur la longueur
- 400 ml de sauce béchamel moyennement épaisse (2 cuillères à soupe de farine pour 400 ml de lait chaud).
- Moutarde de Dijon
- 4-5 pommes de terre jaunes, bouillies, en tranches de 1 cm d’épaisseur
- 800 g de boudin de bonne qualité, en tranches de 1 cm d’épaisseur. Je les ai faites aussi avec un mix boudin blanc et boudin noir, ce qui est pas mal aussi.
- Une tasse de fond de veau (250 ml)
- Une cuillère à soupe de beurre, pour la sauce
- 200 g de foie gras, en tranches minces (environ ½ cm)

ü Couper les ronds de pâte, et garder au froid
ü Caraméliser les oignons au beurre, à feux doux, puis sel et poivre.
ü Étendre la sauce béchamel sur les ronds de pâtes, et ajouter quelques traits de moutarde de Dijon, puis les oignons caramélisés. Faire cuire au four à 450ºF (230ºC) pendant 15 minutes.
ü Durant ce temps, poêler les pommes de terre dans un peu de beurre pour les colorer un peu, puis ajouter les rondelles de boudin pour les saisir légèrement. Sel et poivre et réserver au chaud.
ü Déglacer la poêle au fond de veau, et réduire au quart. Retirer du rond et fouetter au beurre pour lier. Saler et poivrer au besoin.
ü Quand les ronds de pâtes sont cuits, disposer les tranches de pomme de terre puis les tranches de boudin, puis la sauce. Ajouter de nouveau quelques traits de Dijon, puis les tranches de foie gras. Sel poivre et persil haché.
ü Roulez-vous par terre, et courrez autour du bloc 2-3 fois pour digérer

lundi 21 juin 2010

Vive le foie gras libre!

(Une petite montée de lait sur les activités des anti-plaisirs bien pensants)
Depuis quelques temps, il y a des activistes animaliers bien pensants qui surfent sur la droite de la vague écolo et qui essaient de nous culpabiliser dans nos pratiques culinaires, agricoles, ou de chasse.
Par exemple, Paul McCartney qui vient aux Îles de la Madeleine nous faire la morale sur la chasse aux phoques. Sir Paul est végétarien, il a le droit dans sa vie privée, mais qu’il nous foute la paix sur cette activité de chasse traditionnelle (et qu'il laisse ses roadies manger des burgers).
(Et Dieu (s'il existe) sait que j'adore Paul McCartney (et que j'ai pas eu de billets...aaargh!)).
Sauf que personne de son entourage fermé lors de sa visite lui a dit que la chasse aux blanchons est interdite depuis 1987! Vous vous êtes fait avoir par une bande de menteurs, Sir Paul!
Les derniers en lice aux États-Unis à essayer d’imposer leurs croyances sur le reste de la population, c’est une bande de zoufs biens pensants qui veulent éliminer l’industrie du foie gras de canard aux États-Unis. Le Devoir d’aujourd’hui en parle (voir l'article plus bas, après mon billet).
Mais ne nous croyons pas en sécurité au nord de la frontière car il y a aussi au Québec une petite bande qui veulent la même chose ici, le Réseau action globale (Rag). Ils ont fait un coup de pub en 2007 sur ce sujet en filmant des pratiques douteuses et de la violence contre les canards dans deux fermes d'élevage.
Cas isolé, ont tout de suite dit les éleveurs de canard du Québec, qui ont invité l'organisme à les visiter. Oui, il y a surement des cas isolés de maltraitance (ou de stupidité cruelle chez certains employés), mais il ne faut pas punir toute l'industrie du canard pour ces cas isolés! On en trouverait aussi probablement dans certains abatoirs de cochon ou de vache! (ou dans les bureaux de ces organismes, hé hé)
C’est en fait le but de plusieurs de ces organismes: faire de la pub choc… C’est à croire que certains organismes n’existent que pour faire de la pub qui frappe et ainsi s’auto-promotionner.
Au nom de la liberté culinaire, vous pouvez envoyer un courriel au Rag à contact@gan.ca pour leur dire de nous cr… patience avec leur activisme animalier déplacé, je viens de le faire. Je leur ai écrit de rester en dehors de mon assiette!
N'ayez crainte, j'aime la nature, je suis contre la chasse à la baleine (animal en voie d'extinction) et j'aime aussi savoir que l'animal que l'on élève pour que je le mange le soit dans des conditions respectueuses et je serais le premier à boycotter une ferme qui ferait de l'exploitation sauvage et cruelle. Je préférerais aussi que toutes nos fermes soient de petite taille et bio, mais dans ce monde on rêve pas mal si on essaie d'imposer ça.
Cependant, il faut bien saisir qu'il s'agit de fermes où on élève et abat des animaux pour les manger, alors oui il se peut que des âmes sensibles trouvent la vue de l'abatage difficile à supporter.
On dirait qu'en devenant plus urbain, on a oublié que c'est ça la vie... L'abatage des animaux, c'est pas rose avec des guirlandes de tites fleurs partout, avec des ti dauphins ben ben cute, des bébés phoques et d'autres cute animaux en peluche qui ont l'air de presque pleurer pour qu'on s'occupe d'eux.



On tue des animaux pour les débiter dans le but de les manger.

C'est brutal et sanglant. Voilà la vie! Revenez-en!
D'ailleurs, le site du RAG est absolument anti-viande (ils ont sur leur page un compteur : "animaux de ferme abattus au Canada cette année"!), anti-cirque, anti-foie gras, anti-fourrure, anti tout, quoi (vaste programme, dirait De Gaulle).
Sur leur site, ils ont même un dossier sur le fait qu'on mange du chien aux Philippines! C'est culturel là-bas! Nous on mange de la vache et du porc, eux aiment le chien et le porc. De quoi vous mêlez-vous? Et de quel droit "bien pensant" vous leur faites la leçon? C'est sûr que de parler de manger le poodle de mémé, ça fait une image choc!
Et rappelez vous aussi qu'il ne s'agit souvent que d'une poignée d'individus, la prochaine fois qu'un organisme de ce genre fait un autre coup de pub!
Et à propos du foie gras, chers "écolos" (je respecte les écolos, mais pas les terroristes de l'opinion choc), il faut aussi savoir que les canards se gavent eux-même avant de faire la longue traversée du continent, pour stocker de l'énergie. Alors les éleveurs utilisent cette caractéristiques de la morphologie de canards, et la maximisent pour obtenir un produit agricole traditionnel.
Entre autres, je suis allé à la ferme d'Oc (Ile d'Orléans) et l'élevage y est de type fermier: les coins coins sont élevés aux champs et en plein air (pas de cage). Ils expliquent bien la technique du gavage et les animaux ne semblent pas s'en plaindre (on est très loin des "souffrances horribles et cruelles" rapportées dans certains sites écolo-terroristes qui ne cherchent qu'à choquer l'opinion en mentant, afin de se faire connaître et ramasser des dons. Ces gens ne savent simplement pas de quoi ils parlent!).
Pourquoi interdire la pratique du gavage et faire fermer cette belle ferme? Réglementer l'industrie, je veux bien, mais l'interdire en raison de quelques cas isolés, c'est totalement idiot! Comme le dit la dame dans l'article du Devoir, ces activistes se font souvent du capital politique sur le foie gras, un produit finalement assez peu vendu dans le grand public, et un peu étrange pour la masse. Démago? Ben non!
C’est disgracieux de voir certains groupuscules anti-viandes qui veulent réduire nos libertés parce qu’ils pensent qu’ils ont raison et veulent nous imposer leurs idées. Moi je pense que les activistes bien pensants de ce genre devraient plutôt s'occuper des jeunes qui ne mangent pas à leur faim, ou des vieux oubliés dans les hospices, ou d'Haïti, ça leur remettrait les idées au bon endroit.

À chacun la liberté de choisir!
Vous n'en voulez pas de foie gras? Votre choix! (Moi j'en veux pas de tofu et est-ce que je vous énerve avec ça?)
Agissons! Restons vigilants et libres!
Joël
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Sus aux anti-foie gras (Le Devoir 21 juin 2010, journaliste : Fabien Deglise)
L'entrepreneure Ariane Daguin mène sa résistance au pays de Barack Obama
Elle a introduit le foie gras aux États-Unis dans les années 80, par passion pour ce mets fin qui fait le renom de sa région d'origine, la Gascogne, en France. Elle s'est butée à l'ignorance, puis à la levée de boucliers des groupes de pression animalistes qui ont juré, à grand coup de campagne médiatique, d'avoir sa peau comme celle de ses terrines, issues du gavage des oies et des canards.

Mais la marchande de terroir Ariane Daguin n'a pas encore baissé les bras. Et à l'image des mousquetaires — dont elle dit descendre directement —, elle annonce même son intention d'accentuer la résistance contre ces pourfendeurs de mangeurs de foie gras, et ce, avec l'aide de plusieurs artisans du terroir du Québec d'ailleurs. Afin de mettre K.-O. le végétarisme qui, dans sa forme ultradogmatique, ne comprend rien au plaisir, dit-elle.

«Ne pas vouloir manger de la viande, sur une base personnelle, c'est une chose», lance à l'autre bout du fil l'entrepreneure américano-française qui vient de résumer ses années de résistance dans un livre, D'Artagnan à New York (Grasset), oeuvre bio-revendicatrice. «Mais quand on cherche à imposer cette décision au reste de la population, en lui interdisant d'accéder aux produits de la viande, ça ne peut pas être une bonne chose.»

Mme Daguin connaît le refrain. Depuis le milieu des années 90, elle est régulièrement la cible des activistes animalistes qui ont décidé, au pays de Barack Obama (beaucoup) et ici (un peu), de crier fort pour rendre illégale la commercialisation du foie gras. Selon eux, ce produit, qui a vu le jour dans le bassin méditerranéen il y a 4500 ans, induirait une pratique agricole cruelle: le gavage des oies et des canards.

Leurs campagnes ont d'ailleurs porté. L'État de Californie vient d'adopter une loi qui va répondre dès 2012 à l'attente des animalistes, «un petit groupe d'illuminés», écrit-elle. Dans le passé, Chicago a également banni la vente de ce produit dans les restaurants, avant de revenir sur cette décision un an plus tard, sous la pression des restaurateurs de la ville des vents et de leurs collègues de partout au pays qui n'ont pas manqué de souligner l'absurdité de la réglementation.

«Ces restaurateurs n'ont pas eu peur de se lever pour dénoncer une décision odieuse, dit-elle. Si l'on commence à interdire l'usage de produits alimentaires comme le foie gras, on ouvre une porte. Après ça, c'est quoi? Le sucre parce que ce n'est pas bon pour la santé? Les huîtres et les poireaux parce qu'ils souffrent quand on les ouvre ou qu'on les sort de la terre?»

Le ridicule de la chose est, selon elle, évident. Et elle dénonce ces États ou ces administrations municipales américaines qui lui accordent autant d'attention, en mettant un cadre légal autour d'une idéologie forcément néfaste pour la gastronomie et le plaisir de bien manger. «La cible n'est pas la bonne, dit Mme Daguin. Mais c'est la plus facile pour ces groupes qui cherchent toujours le chemin le plus simple pour faire avancer leurs revendications [contre la cruauté envers les animaux]. Ils ont ici un produit tiré d'un organe [méprisé par les consommateurs américains], à consonance française [en anglais, on le nomme foie gras], associé à l'élite et peuvent du coup rallier beaucoup de monde derrière eux sur ces bases. Ils sont aussi très puissants, disposent de beaucoup d'argent qu'ils récoltent par l'entremise de campagnes portées par des vedettes d'Hollywood.»
Les États-Unis en bas de la liste
Et bien sûr, même si le message des animalistes a des failles, poursuit-elle, les promoteurs du terroir n'ont désormais plus le choix de prendre au sérieux ces anti-foie gras, dit la résistante qui vient de constituer un petit groupe de pression, formé de deux producteurs de foie gras du Québec dont les produits se retrouvent sur le marché américain, afin de faire contrepoids, dans les coulisses du pouvoir et sur la place publique, aux campagnes des activistes. «Quand il y a une crise, on dépêche un avocat pour nous représenter, dit-elle. Et puis, on fait visiter les élevages, on fait de l'éducation...»

La riposte est nécessaire, même si le marché qu'elle cherche à protéger est une niche loin de placer les États-Unis dans le peloton de tête des pays mangeurs de foie gras. En fait, il est en bas de la liste avec une consommation, dans ce bassin de 309 millions de consommateurs, d'à peine 780 000 foies gras par année, principalement pour le bon plaisir d'une clientèle captive et convaincue, forcément insensible aux cris des activistes. «Mais c'est une question de principe», dit Mme Daguin qui croit que les mouvements d'opposition qui font de l'alimentation leur fonds de commerce devraient davantage tirer sur la malbouffe et les coûts sociaux et environnementaux du hamburger que sur les produits du terroir.

«Pour avoir un bon produit, il faut s'assurer du confort des animaux de ferme, résume avec son accent chantant la Gasconne qui a débarqué dans la Grosse Pomme en 1977 pour y vivre son rêve américain. Pour que le foie gras soit bon, il faut prendre soin des animaux. Une bête stressée ne donne pas de la bonne viande dans une assiette. Mais ce ne sont pas des choses faciles à faire comprendre à des végétariens.»