mardi 4 octobre 2011

Après Barcelone ... 10 jours en Catalogne (partie 4 de 4 - fin!)

Samedi!
Promenade dans Tarragone, jolie ville.
Ravitaillement dans une autre épicerie Carrefour pour la suite de la journée. Puis on s’en va dans le Delta de L’Èbre, et on privilégie les plages sur tout le reste des activités disponibles. Mais quelle jolie plage, tranquille et tout.
Puis on remonte vers Tortosa car j’avais réservé dans un Parador (chaîne d’hôtel haut de gamme gérée par le gouvernement espagnol). Superbe hôtel (un ancien château maure) sur le top d’une colline. Avec piscine. Chambre délirante, tout ça étant très luxueux. On se gâte!
Souper au Parador, au resto supposément très réputé. En effet, la paella à l’encre de seiche (arroz negro) était exquise…
Dimanche matin relax. Déjeuner au Parador. Ouf, je trouvais que le déjeuner buffet du château Frontenac était top, mais ça c’est trop hot! Œuf, boudin, saucisse, tortilla, jambon, fruits, pâtés, pains variés, pâtisseries, jus variés, cavas, … Ai jamais rien vu de tel, fabuleux.
Même le pâté de foie avait eu droit à un trait d’huile d’olive!
Visites des ruines de la forteresse à l’arrière du site (14-15e). On voyait bien les premières et deuxièmes lignes de défense. Bien intéressant.
On quitte Tortose (ben quoi, Barcelona devient Barcelone en français, Girona devient Girone, Tarragona devient Tarragone, donc Tortosa doit être Tortose?) (raisonnement déficient dû à trop de cava le soir).
Puis autoroute AP7 direction l’autre bord de Barcelone (on était à l’ouest, on rejoint Barcelone puis on passe sur la côte à l’est).
Route panoramique #GI-682 de 20 km entre Tossa del Mar et Sant-Feliu-de-Guixols, absolument spectaculaire et merveilleuse (mon opinion), horrible (celle de ma blonde) le long de la mer. Très beau mais vraiment à pic! Une fausse manœuvre et 100 mètres de chute puis la mer!
Admirez ces jolies spirales et imaginez les le long d'une falaise au bord de la mer ...
Arrêt resto Le Mirador (ou Piscis, on ne sait comment se nommait cet endroit), près du village de Canyet del Mar. Bacalao à la Viscayna para mi (morue fraîche, sauce tomate, moules et crevettes, aubergines, super!). Ma blonde, l’estomac plus à l’envers, commande du pollastre (poulet grillé). Jolie vue en mangeant, non?
Puis deuxième partie de cette superbe route panoramique (ma blonde assise à l’arrière). On arrive à Saint-Félix-le-Guignol et ma blonde reprend son poste de copilote.
Arrivée à Tamariù, à l’hôtel Hôtel Hostalillo (pas de parking mais ce n’est pas un problème). Superbe village de bord de mer, sur une crique (plage et marina).
Souper pizza à la chambre, avec cava. La vue!



Le coucher de soleil sur la Méditerranée! Les étoiles! Il y avait même le Phare à On.
Dodo avec le livre « 50 concepts de philosophie en 30 secondes », qui nous a accompagné durant tout ce voyage.
Lundi, baignade à Tamariù. Lecture sur la playa.
Route vers Girone, mais arrêt auparavant dans un petit village nommé Paratallada, un autre minuscule joli village médiéval bien conservé. Charmant!


Bouffe de gaspacho et de poisson, ma blonde en canard (11 € chaque!).
Puis on repart en promenade dans Peratallada. En Espagne, on sait toujours l’heure avec les cloches des églises, j’adore ça!
Direction Girone, où on était au super AC Hotel Palau de Bellavista by Marriott, la grande classe zen.
On se promène en ville sur les ramparts et on visite la cathédrale de Girone (vraiment belle).
Repas au resto la Penyora (rue Nou del Teatre, 3). Entrée de caracoles (escargots) sauce piquante, puis brandade de morue (à la crème, au four). Ma blonde en brochette de thon/saumon au gingembre. Vin : Viñas del Vero, DO Somontano (Cabernet Sauvignon – Tempranillo), mais 2005! Un peu over the top question âge mais intéressant pour la culture vinicole.
Mardi! Bordel pour sortir de Girone. Disons que l’affichage des directions est parfois pas clair du tout et demande des actes de foi. Une heure de perdue à chercher l’autoroute!
Puis route vers Figueres, direction musée Salvador Dali!
Le « théâtre musée Dali » est un endroit très achalandé (plus de deux millions de visiteurs par an!). Conçu par Dali lui-même, c’est un labyrinthe visant à mettre en valeur ses œuvres et celles d’autres artistes qu’il estimait. Mais 90 % du musée est composé d’œuvres de Dali.
Je vous conseille d’acheter le guide qui explique chaque pièce avant d’aller visiter ce musée, si vous ne connaissez pas beaucoup Dali, cela vaut la peine.
J’avais vu en 1989 le musée Dali de St Petersburg (Floride), le plus gros en Amérique (vaux le déplacement en Floride à lui seul, et ils viennent de l’agrandir). Et j’ai vu cette fois-ci le plus gros sanctuaire Dali en Europe. Yé! 
Tous les superlatifs s’appliquent à ce musée, grande folie mystique! À voir! Entrée 12€/adulte
Au début, on suivait une guide russe, de type Olga, qui menait ses troupes avec une complète inconsidération pour les autres visiteurs. Si elle avait pu nous grimper dessus, elle l’aurait fait. Mais on a un peu changé notre ordre de visite pour l’éviter.
Lunch à Figueres (vers 16h30!). Beignets de pleurotes, pommes confites dans le muscat avec boudin, salade d’escarole à l’orange et aux anchois (pour les gars, car ma blonde n’en avait pas?), puis churrasco de porc.
Le churrasco de porc (testé deux fois durant le voyage) est une coupe improbable de viande et d’os. La coupe est perpendiculaire à l’os, donc c’est finalement un mélange de tiraille et d’os, avec un peu de viande (savoureuse) autour. Car la tranche est très mince, ce qui a laissé même ma blonde sur son appétit.
Ah oui, les mouches. Il y a plusieurs légendes médiévales à propose de mouches sorties du tombeau d’un saint, qui ont sauvé la population de Girone en rendant malade les ennemis qui l’assiégeaient alors. Je ne sais pas si c’est vrai ;) mais en tout cas il y a des mouches partout, ce qui est parfois un peu emmerdant (to say the least) quand on mange dehors!
Puis déplacement vers Besalù, petit village médiéval fortifié, où nous sommes arrivés au coucher du soleil. On n’est pas resté longtemps, mais c’est très joli, ce site près de la rivière, avec le pont fortifié pour l’atteindre.
Retour à Girone et souper à l’hôtel. Gaspacho tomate et melon (servie dans une assiette à deux compartiments (un pour la soupe, l’autre pour des cubes de melon avec concassé de tomate dessus – deux versions de gaspacho, une liquide, une solide), puis Bacalao Sanfaina (superbe, sur ratatouille au pimenton). Vin : Gramona Sauvignon blanc de Penédès 2010. Dessert : compote de pomme et crème glacée vanille-eucalyptus!
Mercredi. On sort de Girone très facilement cette fois (on apprend vite) et déplacement vers Montserrat. Montserrat est un lieu de pèlerinage dans un site magnifique : à flanc de montagne, avec un funiculaire pour s’y rendre (si vous ne prenez pas la bagnole) et un autre pour se rendre sur le top de ces montagnes à pic, à 976 mètres, pour des randonnées. D’ailleurs, ça s’invente pas, la vallée sur le top se nomme d’ailleurs Vallée des tarentules, mais ces dames brillèrent par leur absence (ben correct de même).
On a beaucoup aimé le site du monastère et sa basilique magnifique, et les randonnées sur les crêtes et les sommets de montagne derrière, c’était pas mal du tout. Les bâtiments sont tout neufs (en comparaison aux autres bâtiments religieux visités récemment), car les armées napoléoniennes ont tout saccagé vers 1811.
Mais c’est un lieu de pèlerinage sérieux pour ben du monde. Avec tout le respect dû à un lieu de culte, pour nous qui ne sommes pas croyants du tout, on trouvait que la proportion d’illuminés par mètre carré était pas mal élevée.
Et de croiser un type du genre Grégory Charles exalté (et sur la caféine) n’est pas rare, au contraire. Dans les sentiers, il y a un qui voulait que le prenne en photo devant un ermitage perdu en montagne. « Si ! », pas de prob, je lui dis, mais le voilà qui se met à genoux, les bras en croix et les yeux vers le ciel! ;)
Il y avait une file d’attente d’au moins une heure pour pouvoir s’approcher de la statue de la vierge noire de Montserrat. On y serait bien allé, mais les gens y allaient pour prier. Nous on aurait pris des photos et je crois pas que c’aurait été bien vu :)
Ah oui, à la fin, la boutique de « souvenirs » a des bidules religieux pas mal chers (une crèche à 8 000 € ? Praise the Lord and pass the collection plate again!)
Donc Montserrat, oui, pas mal, mais on l’aurait plus apprécié au début du voyage qu’à la fin. Un must si vous êtes très religieux.
Puis départ vers notre dernier hôtel (pour deux jours), l’Hôtel Cesar dans une petite ville nommée Vilanova I la Geltru. Très joli hôtel, bien tenu par deux sœurs, design, artiste, bohème.
Souper sur leur terrasse, après un apéro cava en écoutant la Petite Vie espagnole (Theresina, date de 1992), pas mal de ressemblances avec notre version!
On remange des pop à la Galega (poulpe, pimenton, pomme de terre, pimenton et … sel!) et une salade russe en entrée. Puis, comme le resto est une « arroceria » (resto spécialisé en riz), une paella de peix. Une troisième version durant ce déplacement, très différente, très bonne aussi. Les grains de riz se détachent bien, pas comme un risotto.
Vin : Marfil 2010, pansa blanca, DOC Alella (boisé discret, bon fruit mûr, belle acidité).
Puis je voulais goûter à un alcool aux herbes local, Obrujo, servi très froid. Ça goûte pas mal les herbes, dont romarin et quelque chose qui rappelle le sirop.
Jeudi… On marche dans Vilanova I la Geltru. C’est une station balnéaire, certes, mais pas k-taine et pas cher non plus. On a beaucoup aimé l’échelle de cette ville.
Farniente sur la plage pour notre dernière journée… lecture… soleil… promenades… bières… l’eau de la Méditerranée est presque trop chaude, si ça se peut!
Ma blonde flotte sans effort, je vous l’ai déjà dit? Un jour au Mexique, elle se mettait en planche et je la lançais en torpille à la surface de l’eau et elle traversait toute la surface de la piscine tel un bateau. De jeunes Mexicains sont venus me voir pour me demander quel était son truc pour flotter ainsi (le monde normal, dont moi, coule). Ils ne m’ont pas cru quand je leur ai dit qu’il n’y a pas de truc et que ma blonde est une mutante.
Lunch au resto de l’hôtel – huevos au thon, soupe froide de tomate, puis aubergine farcie à la viande et recouverte d’emmental, et calmars frits pour celle qui ne coule pas (si je me retrouve sur le Titanic qui sombre, moi c’est à ma blonde que je m’agrippe).
Souper aussi à l’hôtel du resto (pourquoi changer quand on est satisfait?) – gambas à la plancha, pop à la Galega (on a ben ben aimé ça), patatas confidata amb mojo picon, calamars fregits a l’Andaluzia, avec sauce citron sucrée. Miam!
Puis voilà, toute bonne chose a une fin : vendredi matin, retour vers l’aeroporto et direction YUL... Bien beau voyage avec mon amoureuse. On repars quand et ou, très chère?

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Total des coûts? 3 050$ chacun (avion, hôtels, location de voiture, essence, bouffe, entrée dans les musées, péages autoroute), pour 15 jours, pas si mal. Cela ne compte pas les souvenirs et le Parador de Tortosa où j’invitais ma blonde.
Tous les hôtels étaient réservés par spainbooking.com et j’ai l’impression en comparant un peu d’avoir fait de bonnes affaires.
Prévoir 10-20€ pour l’entrée des musées importants, ce qui n’est pas donné, et environ 10€ par 100 km d’autoroute à péage. Les stationnements dans les grandes villes coûtent parfois cher (15€/jour). Pour la bouffe, c’est comme ici, souvent bon et pas cher, parfois très bon pas mal plus cher.





dimanche 2 octobre 2011

Cigrons amb bacalla i espinacs (soupe aux pois chiches, épinards et bacalao)

La super Isa a un concours de soupes ces jours-ci. Il fait plus froid dehors, donc une bonne soupe, super!
Mais laquelle choisir? Moi qui en ai déjà fait des tas, dont la meilleure soupe réconfort au poulet et légumes du monde,  au poisson « de luxe », clam chowder, mexicaine, marocaine, italienne, tonkinoise au canard, et même une soupe verte, entre autres!
Mais je n’ai pas hésité bien longtemps et j’ai choisi une super recette espagnole, pour rester dans le thème du mois ;) , qui m’a été servie dans un resto sur la route vers Tarragone. Comme dirait ma blonde, c’est un peu moi en condensé : des légumineuses, de la morue, de la tomate et des épices!
Beau, ben bon, pas cher, vous allez voir!
Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir : 30 minutes
Source :
Barcelone, Gastronomie et Cuisine
-    Un morceau de morue séchée salée (environ 300g, soit environ 5 $), que vous faites tremper 24 heures pour dessaler, en changeant l’eau toutes les 4-6 heures. Si votre paquet contient deux morceaux, prendre le moins beau pour faire cette soupe (ex. la queue), car on va la couper en morceaux de toute façon.
-    Deux cuillères à soupe de farine tout usage
-    Un oignon haché
-    Deux trois gousses d’ail, hachées
-    Une grosse tomate rouge, en dés
-    Deux boites de pois chiches, égouttées
-    Une feuille de laurier
-    Une tasse et demie de bouillon de poulet léger
-    Environ une cuillère à thé de paprika (type pimenton)
-    Un sac d’épinards frais, les nervures en moins
-    Deux cuillères à soupe de noisettes, hachées

ü Couper la morue en morceaux de un pouce environ, et enfariner légèrement.
ü Dans une casserole, faire chauffer un peu d’huile et faire cuire la morue pour la dorer un peu. Réserver la morue.
ü Dans la misma casserole, faire revenir l’oignon à feu doux, 5 minutes.
ü Ajouter l’ail et cuire une minute.
ü Ajouter la tomate et cuire 4 minutes.
ü Ajouter les pois chiches, la feuille de laurier, le pimenton, le bouillon, saler poivrer. Cuire 5-8 minutes.
ü Ajouter la morue, et les épinards. Cuire avec couvercle, à feu doux, environ 10 minutes ou quand les pois chiches sont biens cuits.
ü Au moment de servir : ajouter un peu de noisettes grillées sur la soupe.
Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

Et ça, c'est le livre à gagner:

samedi 1 octobre 2011

Après Barcelone, 10 jours en Catalogne (partie 3 de 4)

(en passant, je ne peux laisser de commentaires sur vos blogues... J'écris un petit message à la suite de vos super recettes, sérieux et tout comme toujours, et quand je clique "publier message", tout s'efface! Aaaargh! J'ai essayé plusieurs identifiants, et ça fait la même chose. Ceux de ma bloglist, juste pour vous dire que je vous aime même si je ne vous écris pas ... car je ne peut pas vous écrire ! :) Espérons que ça va se régler...)



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Suite de nos aventures à Barcelone, partie un et deux !
(tshirt que je voulais pour moi ... mais il n'y avait que des tailles enfants :) )
Mercredi, départ en taxi vers le comptoir de location Hertz sur la Diagonale. On loue une Opel diésel, une petite voiture qui en a dedans!
Mais petite épreuve que sortir du stationnement souterrain (disons que les personnes qui travaillent dans les stationnements souterrains ne sont généralement pas engagées pour leur entregent et leur courtoisie!). Au moment de sortir, ma carte ne fonctionnait pas à la barrière du stationnement, alors je sors de la file par courtoisie, car il y avait des voitures derrière moi, vers une voie déserte. Je fais donc 20 pieds dans un sens unique du stationnement souterrain autrement désert avant de reprendre le bon chemin, et le con, car s’en était un, gueule « Contradirection! Contradirection! ». La prochaine fois, je reste là, je bloque sa file et je le laisse se démerder avec ma carte qui ne fonctionne pas! ;)
Aussi, le couloir souterrain nous éjectait du stationnement environ 500 mètres plus loin que là où on pensait sortir, en plein trafic, alors que nous ne savions pas où nous étions ! J’allais arrêter pour qu’on regarde la carte quand on a finalement trouvé notre voie, facilement.
On sort de Barcelone rapidement, direction autoroute A-2. Premier arrêt après environ trois heures de route, l’imposant Castillo de Loare (monastère et château médiéval) sur un super site dominant la vallée plus bas de 1 000 mètres! Mais c’est fermé, alors on en fait le tour, on admire, et on déguédine.
Deuxième arrêt, les Mallos de Riglos! Il s’agit de formation rocheuse comme celle du pain de sucre à Rio, de 400 mètres de haut et de couleur rouge! Très cool endroit. Et jolies opportunités de photo, avec le village à ses pieds!
On a mangé dans un refuge de randonneurs (salade verte puis bacalao aux légumes grillés, très bon!), mais c’était salé en titi! 30€
Je crois que l’ingrédient de base de la cuisine catalane est le sel! Moi qui ne sale pas beaucoup! Et leur ketchup, c’est l’huile d’olive!
On a ensuite pris une route « panoramique » (mais y avait rien à voir?) vers le monastère de San Juan de la Peña. C’est un monastère bâti vers l’an 1100 dans une anfractuosité d’une falaise de pierre rouge. Entrée 11€/adulte
La légende dit qu'un chasseur noble suivait un gibier et a failli tomber de la falaise qu'il n'avait pas vu, mais il a flotté. Il a donc décidé d'y faire un monastère. Je ne sais pas si cette histoire est vraie. :) Le site est pas mal, mais l’accès à ce site ne se fait que par autobus, et ces autobus ne sont qu’aux demi-heures. Joyeuses pertes de temps, alors que la ride allée retour ne prend que 5 minutes, et que le chauffeur dort dans son bus le reste du temps…
On reprend la route et on arrive rapidement à notre hôtel (Hotel Casbas) à Senegue. Joli hôtel en bordure de route, dans un petit hameau de 95 personnes. Un sherry nous attendait à la chambre. On y mange le soir : une entrée d’aubergine, thon,  fromage et coulis de tomate (miam) et un poisson frit (perlitas, genre merluz), bien bon. On boit une bouteille de Montesierra, blanco joven (?), appellation Somontano, de cépages macabeo et chardonnay. Touche de sucre résiduelle, mais pas mal avec notre repas.
Et tout ça (bouteille de vin et H20 inclus) pour 11€!
Jeudi, départ vers la vallée d’Ordessa, un parc national dans les Pyrénées, par une belle route panoramique à pic à faire damner ma blonde. Moi? J’adore.
Mon prix pour le panneau routier le plus inutile qui soit: celui-ci qui nous indique qu'on est sorti du tunnel :)
À Ordessa, on a fait une randonnée dans la vallée de Ordessa (cirque de Soaso). C’est une randonnée de 6 heures et comme il faisait pas pire chaud, on en a bu de la flotte! Fatiguant au début, mais on a pris un beat de marche et le reste de la journée s’est bien passé. Ça débute comme une promenade sur le Mont-Royal, mais éventuellement ça tourne et il y a moins d’arbres et le paysage devient grandiose. Les hauteurs! Les couleurs! L’odeur de sous-bois est unique. Mais les paysages sont magnifiques. Il faut y aller une fois dans sa vie! Il y a au moins trois chutes de 100+ mètres, et la dernière est vraiment belle (chute en terrasse, comme un escalier). On a fait un pique-nique devant une des chutes.
Retour vers notre hôtel à Senegue, puis on se donne un coup de pied au fondement et on retourne marcher pour l’exploration du village de Senegue (rappel : 95 habitants). Village ben tranquille, charmant. J’y habiterais volontiers. Il y a deux places publiques, avec des papis locaux.
Retour à l’hôtel. Crème de légumes et fèves, ragoût d’agneau aux légumes puis  fromages et pâte de fruits. Miam!
Vendredi!
On a ajouté le village d’Ainsa à notre itinéraire, suite à une recommandation d’un voisin de table la veille. Et il avait raison. La route panoramique pour y aller est vraiment panoramique et le paysage superbe. Il y a même des vaches qui se sont installées sur les endroits où on peut arrêter pour les points de vue (hé, faut bien qu’elles regardent aussi!). Mais on n’a pas vu de Shamwow.
Ce village médiéval d’Ainsa est pas mal cool, installé sur le top d’une colline (580 m d’altitude), avec ses rues pentues et ses places publiques du 19e. Comme c’est relativement récent, ce village n’est pas entouré de fortifications, ce qui lui donne un look différent. Très joli, tout est en pierre. L’église a un cloître triangulaire, en raison de la configuration de l’espace disponible. Unique. Jolis heurtoirs de portes d’entrée (j’en veux un chez nous!).
Puis route vers la Méditerranée! En premier, entre Ainsa et Barbastro, superbe route panoramique qui longe un lac artificiel de couleur aquamarine. Sa couleur est probablement due à la poussière de roche en suspension dans l’eau.
Arrêt au resto Masia Salat dans le village de Les Borges Blanques (ce qui ressemblait à un truck stop, mais finalement c’est un restaurant familial réputé. On est bien tombé!). Un tantinet crosseur : comme on ne parlait pas catalan, on a eu un menu à la carte alors que les plats du jour étaient pas mal moins chers. Que cela ne tienne, on a quand même commandé sur le menu du jour, on n’est pas nés de la dernière luvia! Soupe en entrée, « cigrons amb bacalao », une super soupe aux pois chiches, morue séchée salée desséchée dessalée et épinards. Note de 11 sur 10 pour cette soupe. Vraiment bon! Je vais essayer de vous en faire une un jour, promis. 20€
Puis un petit épisode de honte mécanique. Comment on ouvre la porte pour mettre du gaz dans c’t’hostia de bagnole? On a cherché au moins 20 minutes une manette sous le tableau de bord, le long de mon siège, des explications dans le guide d’utilisateur, j’ai même reviré le char de bord, rien du tout. Puis ma blonde a flashé. « Minou, ferme donc le moteur », puis une simple pression sur la porte l’ouvre …
Deuxième questionnement ésotérique sur cette bagnole: la voiture est diésel, et sur le tableau de bord c’est écrit « diésel/gasoil » mais à la pompe c’est « gaseole » en catalunaire. Gasoline? Diésel? Gaseole et diésel, cé ti la même chose? J’ai demandé à un sympathique truckeur (qui doit la rire encore).
Bon bref, repus et ravitaillés en gaseole, on repart vers Tarragone. En route, on voulait voir un aqueduc romain, mais jamais vu. Bon, pour la prochaine fois.
À Tarragone, dans un vaste rond point, je me demande « kou don, leur priorité, c’est à gauche ou à droite? » jusqu’à temps ou un gus à ma gauche me klaxonne. « OK, il a la priorité » ke je me suis dit :)
Arrivée à l’hôtel Lauria, sur les Ramblas Tarragonesques.  Hôtel bien situé, mais un tantinet vétuste ( mais tout de même pas autant que les ruines romaines à proximité). Avec piscine.
On visite l’amphithéâtre romain (-1er à -2e siècle), cool. Mais le plus cool est que des chrétiens y ont été martyrisés par des Romains - pas le fait qu’ils aient été martyrisés, mais la suite :) Donc plus tard, les Romains ayant déguerpi, les chrétiens ont fait une chapelle en l’honneur des martyrisés sur le lieu même de leur martyr, donc à l’intérieur de l’amphithéâtre (et en utilisant des pierres provenant de murs de l’amphithéâtre, les vandales!). Tout ça est depuis tombé en ruines et aujourd’hui cela donne ça, l'un dans l'autre :
Un mélange d’époques. Bien sûr, les chrétiens espagnols n’ont jamais eu recours aux mêmes procédés barbares! :)
Bouffe à la chambre, relax.