jeudi 19 mai 2011

Vivaneau sauce lait de coco, cari, homard et crevettes! Sabor Latino!

Une recette de poisson farci de Colombie en Amérique du Sud. Les poissons farcis sont assez fréquents dans cet hémisphère (je parle de dedans les cuisines, pas dans l’eau!).
Je l’ai préparé comme prescrit par la recette, soit avec des poissons entiers, mais avec la sauce c’était un peu difficile à manger (surtout que ce poisson est moins connu alors on ne sait pas où sont les arêtes, comme dans mettons une truite).
Quand ma fille était petite et que je l’achalais un peu pour la faire choquer, ce qui était rare car je en suis pas taquin du tout vous savez, elle disait « arrête !», et à chaque fois je répliquais « poisson !» à son grand dam.
Bon puisque cette anecdote vous a sans doute tiré une larme émue, trêve de niaiseries et voici cette recette exotique très jolie, n’est-ce pas? Le poisson est farci de crevettes et homards, et la sauce relevée accompagne bien la chair exquise de ce poisson.


Temps à prévoir :   environ une heure en tout 

Recette pour 4 personnes


 

Source: Williams Sonoma, Essentials of Latin Cooking

-    Un poivron rouge bien mûr, en dés
-    3 échalotes vertes, slicées
-    1 cuillère à soupe de cari (ou plus, j’en ai mis deux, c’est selon la force bestiale de votre cari et votre goût aussi)
-    2 gousses d’ail, hachées
-    2 cuillères à soupe de farine
-    1 boite de lait de coco (environ 400 ml)
-    1 tasse (250 ml) de bouillon de poisson (en poudre ou le vôtre maison, encore mieux!)
-    Une feuille de laurier
-    La chair d’un homard cuit, décortiqué (garder les carapaces pour une bisque ou de l’huile de homard! Je vais d’ailleurs vous présenter bientôt ma version de cette huile de zomard (celle de Daniel Vézina, en fait). Une recette de bisque aussi, d’ailleurs)
-    500 g de crevettes décortiquées
-    2 vivaneau (red snapper) d’environ 750 g chacun. Comme je le disais plus haut, vous pourriez aussi le faire avec des filets, surtout si vous n’êtes pas tête-de-poisson-dans-l’assiette.

ü Préchauffer le four à 400ºF (200ºC).
ü Dans une poêle chaude, cuire dans un peu de beurre et d’huile le poivron, les échalotes, le cari et sauter environ 5 minutes à feu moyen. Sel et poivre.
ü Ajouter l’ail et cuire une autre minute, puis ajouter la farine et bien brasser.
ü Monter le feu à moyen-élevé et ajouter le lait de coco, le bouillon de poisson et la feuille de laurier. Faire bouillir, puis réduire le feu à medium, et mijoter 5 minutes.
ü Ajouter les crevettes et le zomard. Mijoter deux minutes et retirer du feu.
ü Prélever une tasse (250 ml) de parties solides : poivrons, crevettes et homards.
ü Rinser les poissons et les sécher avec un linge (propre, je ne sais pas pourquoi parfois on précise ce détail).
ü Avec un couteau, couper trois entailles en diagonales de chaque côté des poissons, en allant jusqu’aux arêtes. Avec une cuillère à soupe de sel par poisson, bien frotter ces entailles.

ü Farcir les poissons de la moitié chacun de la tasse de crevettes, homard et poivrons prélevés. Sacrer au four 20 minutes.
ü Puis ajouter le reste de la mixture au cari et lait de coco sur les poissons, baisser le four à 350ºF (180ºC) et remettre au four environ 20 minutes de plus, jusqu’à ce que le poisson soit bien cuit.
ü Servir avec du riz et un sauvignon blanc!
Pour imprimer, cliquer ici!

mardi 17 mai 2011

Anecdotes de Cuisine déménage!

Chers amis gourmands,
Anecdotes de cuisine déménage!
L'ancien logiciel de mon blogue est extrêmement rigide et je suis incapable d'y changer quoi que ce soit. Juste changer l'image est un calvaire horrible. De plus, c'est arrivé plusieurs fois que certaines de mes recettes soient publiées sans que les pointeurs changent la recette (donc une recette qui passe dans le beurre!).
Ainsi, comme je suis totalement jaloux des fonctions cool de vos blogues, je me ralie et déménage mes pénates vers blogspot !
Merci donc de changer vos pointeurs et favoris pour anecdotesdecuisine.blogspot.com !!!
J'y ai donc déménagé tous les articles de l'ancien site, en modifiant les dates de parution, et j'ai aussi copié les commentaires! (c'est à peu près 10 heures pour tout faire ça, soit un peu moins de 150 recettes de copiées).
La présentation actuelle du nouveau site est très sommaire et ne devrait que s'améliorer avec le temps... (enfin j'espère!).

Ma liste de blogues suivis viendra bientôt.
Suggestions bienvenues sur ce nouveau site!
Vive la bonne bouffe!
Joël

samedi 14 mai 2011

Moussaka légère de ma belle-mère

J’aime beaucoup ce plat traditionnel grec car c’est très satisfaisant. C’est un peu le pâté chinois des grecs, mais les ingrédients sont tout de même assez différents du steak blé d’inde patate!
L’aubergine est selon moi un légume mal aimé ici, et je trouve ça bien dommage car j’adore ça sous toutes ses formes, en melanzane suave gratinée au parmesan, au BBQ, en baba ganoush, dans la cuisine indienne, etc. ! J’aime aussi les petites aubergines asiatiques à la chair plus granuleuse.
Je crois que finalement je suis aussi membre des AA ! ;)
Par contre, même si je marchais des milles sur les genoux pour une bonne moussaka, souvent je trouve ça un peu lourd si les tranches d’aubergines sont très gorgées d’huile.
Ma belle-mère, personne formidable d’ailleurs, nous a un jour préparé cette moussaka où les tranches d’aubergines sont blanchies dans l’eau et non sautées dans l’huile!
C’est vraiment bon, essayez le!

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
30 minutes de préparation, et 1 heure de cuisson

Source : ma belle-mère (sur une base d’une récette de Margot Oliver)

- 1 oignon haché fin
- 454 g d’agneau haché
- 1 boite de 6 on de pâte de tomate
- ¼ de tasse de persil
- 2 cuillères à thé de sel
- 1/8 cuillère à thé de poivre
- Pincée de cannelle, muscade et clou de girofle
- 1/8 cuillère à thé de thym
- 1 cuillère à thé d’origan
- ½ tasse de vin rouge
- Champignons tranchés
- 1 grosse aubergine, en tranches d’1 1/2 cm
- 2 œufs battus
- ½ tasse de yogourt nature (non, pas celui aux pêches, ce serait pas vraiment approprié!)
ü Allumer le four et régler cette petite bête à 300ºF.
ü Plonger les tranches d’aubergines dans une casserole d’eau bouillante. Quand l’eau se remet à bouillir, sortir les tranches d’aubergines et les égoutter.
ü Dans l’huile, faire dorer l’oignon, puis ajouter la viande et faire brunir. Ajouter la pâte de tomate, ¾ de tasse d’eau, un peu de persil et laisser mijoter 5 minutes.
ü Ajouter les épices et les champignons, laisser épaissir.
ü Dans un plat allant au four, faire des rangs d’aubergine et de viande, et saler chaque couche d’aubergine.
ü Ajouter le mélange d’œuf battu et de yogourt.
ü Enfourner 40 à 45 minutes!
Pendant ce temps, jeudi soir dernier, on avait une dégustation de vin assez extraordinaire : une verticale du château Pichon Baron Longueville, un vin de la région de Bordeaux, plus spécifiquement à Pauillac dans le Médoc.
On dit dégustation « verticale » car on a alors le même château, mais sur plusieurs années différentes. L’autre type important de dégustation, «l’horizontale », c’est quand on a plusieurs châteaux de la même région et de la même année (ex : 8 châteaux de Châteauneuf-du-Pape, tous de l’année 2006).
Donc jeudi soir on avait 8 années de ce château réputé de Pauillac : 1988, 1989, 1990, 1993, 1994, 1998, 2004 et 2006. Ce genre de dégustation verticale est extrêmement intéressant pour les amateurs car on peut voir comment un château évolue dans le temps, quel vin est prêt à boire et lequel peut attendre, et aussi comment évolue la personnalité de chaque millésime.
Car par exemple, le ‘88, ‘89 et ‘90 étaient trois millésimes très intéressants, mais étaient assez différents (88 plus tannique et austère, 89 plus de fruits et de puissance, et 90 un peu un mélange des deux) – donc comment ces trois millésimes tiennent la route? Car parfois un vin dans une grande année plus vieux va mieux vieillir qu’un vin beaucoup plus jeune, d’une année plus modeste, et paraître plus jeune si on les teste côte à côte. Et quelle caractéristique du millésime se fond avec les années et laquelle domine?
C’est un monde absolument fascinant!
Aussi, c’était une dégustation à l’aveugle, c'est-à-dire qu’on ne savait pas quelle année étaient dans quel verre. Un des plaisirs additionnels dans ce cas était de retrouver les millésimes en cherchant les traits de personnalité de chaque millésime, mais en tenant compte qu’ils étaient dégustés en 2011, donc certains avaient pas mal d’âge et montraient des signes d’évolution.
Vraiment amusant!
Mais ne soyez pas intimidés, si vous n’y connaissez rien, j’ai suivi mon premier cours de vin un jour, moi aussi! Je vous conseille de vous inscrire à des cours d’initiation, c’est vraiment un bon moyen d’apprendre les bases. D’ailleurs, à ce titre, je vous conseille les cours de Nick Hamilton, super pédagogue, et aussi chroniqueur au Voir. Les cours commencent à l’automne!

Pendant ce temps
, d’ailleurs, ne vous fiez pas aux experts qui ne dégustent PAS à l’aveugle. J’en parle car je sais que certains chroniqueurs au Québec n’aiment pas les dégustations à l’aveugle… peut-être car ils ont peur de se tromper en public? Je ne les nomme pas ici mais posez leur donc la question! Manque total d’humilité! Car dans le monde du vin, c’est souvent en se trompant qu’on apprend!
Je vous en parle car je lisais dans le dernier Cellier une entrevue avec un chroniqueur espagnol (José Penin) qui disait « Je ne déguste jamais à l’aveugle de toute façon (…) Vega Sicilia, Pingus, ça ne sort jamais premier dans ce type de dégustation, or pourtant ce sont de grands vins que tout le monde, dans exception, aimerait avoir dans son cellier … »
Vraiment de la foutaise, car on consacre ainsi les « grandes traditions » du monde du vin et surtout … son immobilisme! En effet, comment les choses peuvent un jour évoluer si on fixe ainsi dans un cadre rigide la satisfaction attendue qu’on a de ces grands vins? D’ailleurs, le chroniqueur cité plus haut l’avoue en disant qu’à l’aveugle il y a d’autres vins qui sont souvent mieux évalués que ces vins de légende et autres premiers crus…
Je crois que plus simplement ces chroniqueurs deviennent ce qu’on appelle des « licheux de grandes étiquettes » par manque de courage ou … pour se faire inviter par les dits châteaux? Car c’est toujours pas mal plus chic de dire dans les salons (ou dans un article) « j’ai été invité par le château XYZ » que de dire « j’ai évalué honnêtement à l’aveugle ces vins, et la réputation de XYZ est vraiment surfaite », ce qui serait la chose à faire pour informer le public honnêtement, ce qui, il me semble, est leur rôle!
Pleutres complaisants!