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vendredi 30 mars 2012

Pollo, salsa chocolate y almendra (poulet sauce « mole »!)

Une recette mexicaine, pour le concours d’Isa. Ça adonne bien ce concours, ça faisait longtemps que je voulais faire cette recette délicieuse.
Si, amigo!
Je la fais souvent chez moi, mais j’avoue que c’est avec la sauce déjà toute faite, celle de la compagnie mexicaine Doña Maria, qu’on trouve assez facilement (épiceries latinos et aussi chez Kim Phat).
Mais ça, es el autentico!
Et en passant dire sauce mole, c'est un peu con de ma part car "mole" (prononcer molé) veut dire sauce au Mexique. Sauce sauce?
Traditionnellement, cette recette mexicaine se fait avec de la dinde, et va au four, mais je l’ai plutôt modifié pour le faire avec du pollo, et en version poêlée rapido (donc la version speedy Gonzales ;) ).
 
Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir : una hora
Source : inspiré de La cuisine mexicaine, de Robert Hicks
-    Environ 1 kg de poulet en morceaux, votre choix (j’ai pris des hauts de cuisse)
-    6 chilis pasilla, 4 chilis ancho (piments secs, encore là, on trouve facilement dans une tienda latino ou chez Kim Phat).
Vous devez absolument les  épépiner car ils contiennent beaucoup de pépins!
-    4 cuillères à soupe de graines de sésame
-    ½ cuillère à thé de graines de coriandre entières
-    2 oignons hachés fins
-    4 gousses d’ail, hachés la misma manière
-    200g d’amandes émondées, en pourdre
-    100g de raisins secs (pas mis, voyait pas l’intérêt d’ajouter une note sucrée?)
-    ½ cuillère à thé de clous de girofle moulus
-    ½ cuillère à thé de cannelle en poudre
-    3 - 4 brins de coriandre fraîche, hachés
-    ½ cuillère à thé de graines de fenouil
-    1 tortilla (pour dédans la recette de mollé, et d’autres pour le service). Essayez de trouver des tortilla de maïs si vous pouvez, c’est nettement plus meilleur que ceux au blé!
-    3 tomates rouges, épépinées et en dés
-    Bouillon de poulet, au besoin
-    60 g de chocolat noir non sucré
-    Sel et poivre (sal y pimenta negro)

ü Faire tremper les piments séchés dans deux tasses d’agua caliente, un bon 15 minutes, puis égoutter.

ü Faire griller les graines de sésame dans une poêle, et, dans un mortier, en piler la moitié.
ü Faire la misma avec les graines de coriandre.
ü Dans un robot, zappez tous les ingrédients sauf le poulet, le bouillon de poulet et le chocolat. Si vous faites ça à la mitaine, ça prend un bras de grand-mère mexicaine sur la tequila, car on cherche à obtenir une pâte bien homogène. Nous, on l’a zappé au pied mélangeur, en plusieurs fois, avec le mou en premier.
ü Durant ce temps, faites cuire le poulet dans une poêle.

ü Dans une autre poêle, faire cuire la pâte aux épices. Au besoin, si c’est trop sec, ajoutez un peu de bouillon de poulet. Après 5 minutes, ajoutez le chocolat en morceaux. Cuire jusqu’à ce que le chocolat soit fondu et que la sauce soit onctueuse.



ü Napper le poulet cuit (ou alternativement : la recette dit de napper de poulet cru et d’enfournez tout ça jusqu’à ce que la volaille dit chut).
ü Servir avec des refried beans à l’oignon et poivron rouge, du riz con haricots noirs, et bien sûr des tortilla!
ü Caramba!




Pendant ce temps
, je sais je ne suis pas le seul à en parler ces derniers jours, mais j’écoute en boucle depuis sa sortie lundi le premier disque de l’acadienne Lisa Leblanc.
Zieutez-moi donc ça! Et ceci ;)
En studio? Cette entrevue cool du Devoir (comme toujours d’ailleurs, quel canard épatant) est suivie de deux tounes qu’on peut écouter.
Qu’est-ce que vous attendez, courez achetez ce disque! Cette fille là a du chien comme c’est pas possible! C’est quand le prochain show à Montréal?


Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

jeudi 6 octobre 2011

Pulled Porco dé lé Soud America (dé Kim)

Isabelle cette semaine a testé cette recette de pulled pork, qu’elle avait prise chez ma voisine Kim. Intéressant en verrat ;), me suis-je dit, et hop je l’ai essayé le jour même!
J’en avais déjà fait, une version du sud des États-Unis, mais cette version de Kim prenait son inspiration de l’Amérique centrale et du Sud, de par les ingrédients du liquide de braisage. Car pour braiser doucement, ça braise, 4 heures!
Puis un tour de passe-passe à la Pékin, j’ai prolongé la récette pour la rendre un peu plus cochonne : je fais ensuite épaissir le liquide de braisage environ 1h30 à deux heures, jusqu’à ce qu’il ait la consistance d’une belle sauce. Miam!
Servi de deux manières… en sandwiche du midi :


… et en plat du soir, plus élaboré, avec mon célèbre riz cwéôle aux haricots noirs et des croustilles de maïs aussi aux haricots noirs.
Recette pour 5-6 personnes
Temps à prévoir : 20 minutes max de préparation, puis 6 heures de cuisson
Source : Isabelle qui a puisé chez Kim, qui a puisé chez Ricardo
-    1 rôti de porc d'environ 1,2 kg (désossé ou non, ça ne fait aucune différence)
-    1 boîte de 284 ml de consommé de bœuf
-    1 boîte de 398 ml de tomates concassées (j’ai pris les tomates grillés au BBQ avant d’être mises dans une boite de conserve)
-    1/4 tasse (60ml) de jus d'orange
-    1/4 tasse (60ml) de jus de lime
-    1/4 tasse  (60 ml) de coriandre fraîche, finement ciselée
-    8 gousses d'ail, hachées
-    2-3 cuillères à table (15 ml) de Tabasco Chipotle (j’ai pris une sauce chipotle de la marque Costeña, la « salsa de chile chipotle »)
-    1-2 cuillère à table (15 ml) de poudre de chili
-    Sel et poivre

ü Chauffer le four à 325 F (160 C).
ü Couper le rôti en 4-5 morceaux. Dans une cocotte allant au four, saler et poivrer, mélanger tous les ingrédients et porter à ébullition.
ü Couvrir et cuire au four 4 heures. C’est tout!
ü Sortir la viande du bouillon. Elle devrait être facilement effilochable. Laisser refroidir et effilocher la viande. Jeter les os, s’il y en avait.
ü Passer le bouillon au vroooom, et mettre à feux très doux, à découvert, pendant une heure trente à deux heures, pour que cela ait la consistance d’une sauce épaisse. Brasser de temps à autre, pour ne pas que ça colle au fond!
ü Réchauffer le porc avec sa sauce très très bonne...

Pendant ce temps, un petit mot sur un film d’animation de 2010 qui est passé pas mal inaperçu, ce qui est fort dommage car c’était charmant comme tout : Chico y Rita!  
L’histoire débute en 1948 à la Havane, une période très romantique, et Chico est pianiste de talent, Rita chanteuse avec une superbe voix. Ils tombent en amour, mais elle part sur un coup de tête à New-York où elle a du succès. Puis c’est la révolution cubaine (1959) et … tout est ben compliqué… ;)
La musique est superbe. Voici le lien pour la bande annonce. À voir, très joli film!


Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

mercredi 17 août 2011

Nouvelles de moi (un peu) et compte rendu Mexique 2011!

Holà! De retour du Mexique depuis quelques mois déjà. On est allé fin juin avec les kids de ma blonde et sa mère (rebaptisée la abuela (la grand-mère) pour ce voyage, c’est une grande voyageuse).
Notre destination mexicaine cette fois : la riviera maya, au Yucatan, dans un tout inclus peinard (pas mal plus simple avec les kids).
Mais on envisage maintenant un voyage plus ou moins en nowhere dans le Yucatan, juste moi et ma blonde et des bouteilles d’eau, en bagnole, vers l’intérieur des terres mexicaine – à suivre!
Température plutôt moyenne. Il a fait très chaud (30-35º, donc il a fait très soif!), mais pas hyper beau. Qu’à cela ne tienne, on a fait tout ce qu’on voulait car on n’est pas fait en chocolat!
Chocolat, d’ailleurs, une invention maya, mais la mise en valeur mexicaine n’est pas géniale (sorry, Alfredo, mon voisin mexicain préféré) : le 70 % de cacao de goûte pas 70 %, car il y a de la cannelle, et la texture molle est vraiment biz (trop de lécitine)! Pas génial pour croquer, mais OK pour dissoudre dans du lait chaud, j’imagine!
J’avais déjà visité le site archéologique maya de Tulum, cette fois j’ai fait Coba et Chichen Itza. Coba, c’était cool, car ce site est situé dans la jungle, et on a donc une idée indianajonesque de ce que le site avait l’air quand il a été redécouvert vers la fin des années 1800’ / début 1900’!
La civilisation maya date de 1500 avant JeeCee, mais s’est dissoute vers + 1 300-1 400. Les gens ont alors quitté les villes pour former de petits villages, on ne sait trop pourquoi (famine? maladie? guerres entres mayas? raison religieuse? No se, Jose). Par exemple, le grand site central de Chichen Itza a été abandonné vers 1 250, mais on ne sait toujours pas pourquoi. La conquête espagnole (années 1 500 +) n’a fait que précipiter un déclin maya déjà fortement en marche.

Et non, c’est pas relié au calendrier maya et 2012 ;) Là bas, les gens rigolent beaucoup de cette folie new age mondiale. Le calendrier maya finit en 2012 simplement parce que vers 1 200, l’année 2012 était assez loin pour dire que c’était assez loin pour le moment (800 ans) et qu’ils en avaient fait assez pour un grand bout ;) Mais il est conçu pour ajouter des cycles à l’infini et aurait pu ainsi avoir mille+ années de plus… Et toc, les conneries! Peu importe les époques, il y a toujours des cornichons qui veulent nous convaincre de leur propos hallucinés! (l’an 1 000, l’an 2 000 et autres chiffres « ronds », les propos fumeux (toujours expliqués a posteriori, heh) de Nostradamus, l’autre
idiot sénile en mai dernier, etc.)
À Coba, il y a une pyramide carrément au milieu de la jungle. Pas mal à pic à monter (et descendre), ces 120 marches, mais la vue d’en haut est pas mal super!
Notre guide à Coba, Abuelardo, un maya, parlait un français parfait. Et il est resté complètement imperturbable dans ses explications, toujours souriant, sans parapluie, quand la pluie s’est mise à tomber... pour le tremper complètement! Chapeau pour le stoïcisme!
Puis je suis aussi allé à Chichen Itza (tous seul, car les kids aurait pas apprécié. Ils sont allés faire un tour de la jolie île de Cozumel avec la blonde et la abuela (ces deux dernières aussi appelées las chicas!)).
Chichen Pitza est absolument fabuleux. Notre guide (salut, l’autodidacte Antonio!) nous a bien expliqué les différentes composantes mathématiques et esthétiques de ce grand site archéologique (nettement plus de 10 édifices).  Dans le jeu de balle, quand on frappe des mains (ou tout autre son) au milieu du terrain rectangulaire, on a exactement 7 échos, un chiffre magique pour les mayas. Mais si on se positionne à un bout du terrain, on a alors 9 échos, un autre chiffre magique!
Et je ne vous décris pas dans tous les détails les différentes composantes de la pyramide (souvent nommée « El Castillo »), qui est en fait un grand calendrier de 30 mètres de haut! Les quatre faces comptent 90 marches (et non 91 comme on lit souvent), ce qui fait 360 au total. Les mayas avait aussi un petit mois festif de 5 jours pour les hommages aux dieux, et hop, 365 jours! Le nombre d’étage est le nombre annuel de cycles (solaires il me semble mais je ne suis plus sûr!).
Aussi, un jeu d’échos devant la pyramide déforme les applaudissements en un bruit rappelant les ailes plumées du serpent à plume Kukulkan (c’est Quetzacoatl en maya) !
À un autre endroit, un clappement des mains nous revient en écho comme un cri d’oiseau!
C’est fou, je vous dis!
Mais le plus cool est que pour les deux équinoxes annuelles (mars et septembre), la lumière du soleil le matin fait un jeu avec les côtés anguleux des pyramides, pour faire comme un serpent de lumière (Quetzacoatl) qui descend du ciel pour féconder la terre, comme sur la photo suivante (noter la tête de serpent en pierre, en bas). - la photo n'est pas de moi!
Trop cool, non? Et tout ça calculé à la mitaine, sans ordis! Malheureusement, il reste aucune (ou très très peu) trace papier de ces calculs et autres récits écrits du temps des mayas, « grâce » à la conquête espagnole qui a tout brûlé pour mieux imposer le christianisme… Les talibans intolérants de l’époque.
Mais fabuleuse visite!
J’ai aussi nagé dans deux cénotés sous terrains, vraiment super comme expérience de flotter sur le dos en regardant les stalactites au dessus de soi ! Fait aussi une petite descente en rappel (ma première fois, mais pas la dernière!), et une petite tyrolienne.
Sinon, comme autres expéditions, visite de shopping à Playa del Carmen, où on a retrouvé ma sister Issabelle (vamos en la playa con Issabel) qui était aussi en vacances en même temps que nous dans la région. Et court arrêt dans la ville coloniale de Valladolid au retour de Chichen Itza.
Je me suis bien amusé encore à baragouiner l’espagnol avec mes amigos mexicains, probablement comme une vache espagnole ;) , mais ils apprécient beaucoup les efforts des gringos et je me suis amélioré pas mal en pratiquant ainsi. J’ai eu des échanges pas mal cools et pas mal de sourires et bons commentaires, toujours courtois. J’aime bien les mexicains, ils sont toujours souriants et pas compliqués (bref, on se ressemble pas mal, côté tempérament, les québécois et eux).
La Bouffe? Toujours intéressant.
Comparé à l’année dernière, notre tout inclus n’était pas autant mexicain en nombre de visiteurs et pour ce qui est de la bouffe dans le buffet de l’hôtel. Mais bon, pas grave, moi et ma blonde avons quand même surtout visité le comptoir mexicain! Pris des notes pour pas mal de trucs, dont certains que j’aimerais bien refaire un jour – viandes chimichura, poulet tecamachalco, mérous sous toute ses formes (super si grillé), ceviche de poissons et de fruits de mer, papaye (beurk), salpicon de res (ragoût de bœuf, oignon et tomates), toutes les variations cool de ce qu’on peut faire avec une tortilla (de blé ou de maïs, les meilleures – fourrées, grillées, garnies, frites, bœuf, poulet, haricots, …), papaye (beurk), lengua en adubo (de la langue, pas hyper bon, ça!), molcajete (dans un resto à Playa del Carmen. Cette fois, une sorte de concoction de fèves en purée, fromage, nopalites (cactus) et bœuf grillés – servi dans un bol (molcajete) en pierre volcanique, très bon), papaye (beurk), etc.
Pas mal de guacamole et de salsa cruda aussi! Miam!
Je vous ai déjà dit que j’aime vraiment pas la papaye, sauf en jus?
Comme souvent dans les tout inclus (Barcelo, pourtant 4 ½ ou 5 étoiles), le vin au verre était horrible (surtout le blanc, une sorte de vin coupé à l’eau! Insipide!). Mi amigo? Un cerveza para mi, por favor! Gracias! Sinon, ce site est vraiment très bien, et la qualité des plantations de végétation est extraordinaire.
On y retourne quand, au Mexique, mi corazon?
Sinon, cet été, ai travaillé pas mal, fait des siestes, vu U2 (les deux soir :) Oui, fan bébé de même), vu et chanté avec Paul MacCartney itou, pas mal reposé, me suis ennuyé de mon blogue et de vous tous, bien mangé, et … je repars dans un avion demain pour Barcelone!
On se revoit en septembre, je retournerai à mon blogue à ce moment!
À bientôt! Soyez sages! :)
Joël
Je vous laisse avec quelques photos de plus...
Un Shaman qui nous a purifié de nos mauvaises pensées...

Un Sabotchka mexicain


samedi 19 mars 2011

Ma super salsa cruda, un goût du Mexique... et d'été!

L’hiver s’étire en mars et on se prend déjà à rêver parfois à la piscine ou à la terrasse. Dans ces moments de spleen profond, deux solutions, soit s’abrutir devant la télévision ou soit se faire une joyeuse salsa cruda, accompagnée de quelques bières.
La salsa cruda veut dire « sauce crue ». J’ai découvert ça lors d’un voyage au Mexique et on en trouvait dans mon assiette chaque jour! Vous allez voir, vous allez y prendre goût!
On pourrait aussi la servir sur un poisson ou un poulet grillé.

Recette pour environ 2 tasses de salsa
Temps à prévoir :
10 minutesSource : moi

- Un quart d’oignon rouge, tranché en très petits dés
- Une ou deux tomates, épépinées et hachées fin
- Un ou deux jalapeno, épépiné et haché fin – mais un demi jalapeno à la fois.

Le jalapeno est pour moi une énigme et une sorte de roulette russe : parfois il est très peu piquant, et d’autres fois, juste un petit bout vous amène les larmes aux yeux. Donc, Ajoutez un demi jalapeno à la fois, c’est plus sûr, car son peut en ajouter à la salsa, mais on ne peut pas en enlever!
- Jus d’une lime
- Un tas de feuilles de coriandre fraîche
- Des chips de maïs!

ü Tout mélanger, et vérifier le goût pour le piquant.
ü On peut ajoutez un demi jalapeno à la fois, au goût, jusqu’au niveau de volcan souhaité. S’il y a des gens qui n’aiment pas manger épicé, faites en deux versions, une très épicée, l’autre non.

vendredi 4 mars 2011

Déjeuner des bucherons mexicains

Les bucherons mexicains coupent sans relâche des cactus pour faire de la téquila. Et ils ont beaucoup de travail, car ils en boivent aussi beaucoup. Oui, je les imagine, les fiers bûcherons mexicains, qui partent au boulot tous les jours à 3 heures du matin pour ainsi avoir fait leur journée avant midi. Ils abattent des cactus de trente mètres de haut, et c’est très dangereux quand ils tombent en raison des piquants de 15 centimètres de long qui les hérissent. Il y a aussi les scorpions qui vous tuent sans que vous les ayez vus, les tarentules venimeuses (et v’limeuses) d’un mètre de largeur et les castors farceurs qui s’agrippent à votre sombrero pour que vous ne puissiez voir où tombent les cactus. Les dangers sont importants pour les bucherons mexicains, pensez-y la prochaine fois que vous buvez de la téquila.
Quoi? L’agave pour la téquila ne mesure qu’un mètre de haut?
Euh, bon, oubliez le précédent paragraphe (je comprends maintenant pourquoi ma recherchiste rigolait tant quand elle m'a remis le dossier).
Alors, voici tout de même un déjeuner pour bucherons mexicains :



Ça change des petits fruits de chez Cora ;)

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
15 minutesSource : moi

- 4-5 tranches de bacon, hachées
- Une ou deux branches de céleri, hachées finement
- Un ou deux oignons, hachés finement
- Poudre de chili, au goût
- 1 à 3 œufs par bucheron
- Une boite de refried beans (produit mexicain ou tex-mex)
- Une échalote verte, hachée finement
ü Faire cuire le bacon dans une poêle allant au four. Retirer le bacon et réserver. Garder un peu de gras de bacon (une cuillère à soupe) et jeter le reste.
ü Y faire tomber le céleri et l’oignon. Ajouter la poudre de chili au goût, poivrez et remettre le bacon, bien mélanger.
ü Craquer les œufs sur le mélange de céleri /oignon, poivrez et faire cuire 2-3 minutes avec un couvercle, sans mélanger. Terminer la cuisson à broil.
ü Entre-temps, faire réchauffer les refried beans. Servir avec une profusion d’échalotes vertes! Et du pain grillé!
ü Après ça, vous êtes prêt pour bûcher une forêt de cactus sauvages (avec ou sans téquila).

mercredi 4 août 2010

Soupe Pozole (Mexique)

Hola mi amigo! Voici une super soupe, très savoureuse, avec laquelle j’ai déjeuné souvent lors de mes vacances. Oui, c’est chaud et ça donne chaud le matin quand il fait déjà 30ºC à l’ombre, mais c’est tellement bon! C’était vraiment un plaisir! Je l’ai fait le lendemain de notre retour.
Cette soupe Pozole ("poz-olé") serait très ancienne et aurait été préparée avant l’arrivée de Christophe Colomb de ce côté de la grande mare. Pour juger de l’importance de cette soupe, il faut savoir que l’on croyait à l’époque chez les Aztèques que l’homme avait été créé par les dieux à partir de maïs!
La version traditionnelle de fête se prépare avec une tête entière de porc, qui cuit lentement dans le bouillon. On découpe et sépare les oreilles entre les convives et on garde les yeux pour les invités de marque... Celle que j’ai goûtée n’avait pas du tout cet exotisme digne d’un film d’Indiana Jones!
Alfredo, le voisin chez ma blonde, est du Mexique. Il m’a dit que ma version était très bonne (ouf!). Lui la prépare souvent « blanco », i.e. sans piment (ou autres aromates rouges). Il ajoute alors de la sauce piquante dans son bol, au goût.
La version que je vous propose ici ressemble beaucoup à celle goûtée là bas.
Ou acheter tout ça? J’ai trouvé le maïs hominy et el pimento pascilla chez Sabor Latino (Bélanger et St-Denis), mais il y en a beaucoup d’autres dans la région de Montréal. Certaines épiceries asiatiques (Kim Phat) ont aussi une allée de produits latinos.
Ah oui, évidement, ma fille Rosalie a approuvé! Fiston Tom aussi!

Recette pour 4-5 personnes
Temps à prévoir :
en tout, 20 minutes de préparation, au moins une heure de cuisson, et idéalement deux heuresSource : recette traditionnelle mexicaine. À mon retour de vacances, j’ai pigé dans différentes livres et dans mon inspiration de retour de vacances pour faire ma version.

- Une grosse boite de 28 on (796 ml) de « hominy » : c’est une sorte de maïs blanc à gros grain, qui est cuit longtemps jusqu’à ce qu’il éclate (j’ai utilisé la marque Goya)

- 2 grosses côtelettes de porc, avec os
- 400 g de haut de cuisse de poulet (ou une demi douzaine de cuisses de poulet)
- 2-3 gousses d’ail
- 1 oignon moyen, haché fin
- 3 piments séchés de type Pascilla (un piment séché pas très piquant : seulement 4 sur l’échelle de Scoville (soit un « piment doux chaud », c’est nettement moins que le jalapeño – 6 à 8 sur l’échelle de Scoville, selon les sources, et le piment oiseau asiatique (8 à 9 sur 10))
- Une pincée d’origan
- Une cuillère à soupe ou deux de poudre de chili
- Sel!
- Pour servir : tranches de limes, oignon haché et coriandre fraîche. Dans certaines recettes, on l’accompagne aussi de laitue hachée finement, et de radis hachés.
ü Dans une grande casserole, ajouter environ 8 tasses d’eau (2 litres), le maïs hominy, l’ail, l’oignon et les viandes. Ajouter les trois piments pascilla entiers. Laisser mijoter.
ü Après cinq ou dix minutes, récupérer les piments, et les passer au robot avec un peu d’eau de cuisson, après les avoir épépinés le plus possible. Remettre dans la casserole. Le piment pascilla va colorer la soupe et ajouter une note de piment fumé à la soupe, et sans que cela soit très pimenté.
ü Ajouter aussi la poudre de chili et l’origan.
ü Après environ une demi-heure, retirer les viandes et les hacher menu quand elles sont assez refroidies pour être manipulées. Remettre dans la casserole avec les os des côtelettes. Laisser mijoter au moins une autre demi-heure, et idéalement une heure trente pour que la viande soit très tendre.
ü Saler au goût - les mexicains salent beaucoup leurs plats
ü Récupérer les os des côtelettes et les donner à Zorro (le chien bienheureux)
ü Servir avec des quartiers de limes, de l’oignon frais haché, quelques brins de coriandre fraîche, et de la sauce piquante au goût!