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dimanche 3 février 2013

Mousse de foie de volaille (et le défi des ménagers)


Bon avant tout, soyons sérieux, c'est le défi des ménagers!


 

Bon, Mathieu, comme t’es le seul gars dans le coin, est-ce que t’as des ti pois en canne dans ton armoire?

;)  

Sans rancune mesdames, je trouve ça intéressant votre défi :)


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Hier on est allé souper au PDC (ben oui, encore, car il y a des choses qu'on a pas encore goûté), puis on est allé voir la Veritá. Très très bon, les deux, vraiment recommandé! Le spectacle est magnifique, poétique. Amusant par bout et très dalinien. Ça passe trop vite!

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Bon, il faut aussi parler de bouffe? OK J’ai refait juste avant Nowelle quelques petites terrines de cette mousse de foie de poulet. C’est vraiment très bon, mais il faut aimer le goût de foie, qui est assez prononcé!

Le seul hic est la conservation : les foies sont encore un peu rosés, alors une semaine, 10 jours max! Ça ne se congèle pas.

Mais ce n’est pas très long à réaliser, alors on peut en faire souvent ;)

 

Recette pour une terrine de 500g environ

Temps à prévoir : 30 minutes de préparation, et huit heures de frigo

Source : Pol Martin, et quelques variations à la moi.

 

500 g de foie de volaille

2 oignons hachés, ou encore des échalotes sèches hachées

Une branche de céleri, hachée

2 gousses d’ail, hachées

½ cuillère à thé de zeste de citron

¼ de tasse de vin blanc (j’avais encore du Marsala sous la main, alors j’ai parfumé avec ça. C’aurait pu être du porto itou.). Pol ajoutait aussi deux cuillères à soupe de cognac, mais ce n’est pas nécessaire avec le Marsala.

4 cuillères à soupe de crème sure

Couper les foies en deux et enlever les parties blanches qui relient les lobes.

Dans une poêle, faire fondre à feu moyen du beurre et y faire revenir les oignons, le céleri et l’ail. Couvrir et faire suer* 4-5 minutes.

* vous pouvez par exemple leur faire écouter l’insignifiance de Choi Montréal, une radio « d’opinion » de droite, ça ferait suer n’importe qui de sensé. Ils ont enlevé Planète Jazz pour mettre ça? Vive le nivèlement par le bas! Je suis quand même  assez content que leurs cotes d’écoute à Montréal soient très très basses. Bien fait, vous nous avez assez ch… dessus à partir de Québec! 

 
Ajouter les foies et le zeste de citron. Couvrir, et cuire 15 minutes à feu moyen, en brassant de temps à autre.

Ajouter le vin, sel & poivre, brasser, couvrir et poursuivre la cuisson 5 minutes.

Zapper au robot culinaire. Ajouter la crème sure et re zapper. Déposer dans une terrine (ou un bol) et réfrigérer 8 heures.

 

 

 
Pendant ce temps, une petite note due le premier livre de Caroline Dumas, Soupsoup.
 
J’ai acheté ce livre récemment et depuis, ma blonde le séquestre chez elle, je ne peux le rapporter chez moi. Ce livre devrait faire partie de toutes les cuisines québécoises. Les soupes qu’on y trouve sont inventives, variées et santé. On (ma blonde) en fait plusieurs, et à chaque fois, c’est très bon. Mais on (moi et les enfants de ma blonde) a fait les cobayes toujours avec joie et sans jamais rechigner, car c’était toujours très bon!
 
Celle au brocoli et cheddar est fabuleuse.
 
Très recommandé pour le mois de janvier, si on a fait des excès, et pour février car une soupe c’est réconfortant quand il fait moins mille dehors !
 
Et voici la fan finie, celle qui séquestre mon livre, mais qui cherche l'anonymat:
 
 
 

 

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

vendredi 10 août 2012

Le livre Pomme! Yé! Et déjà une recette : casserole de boudin aux pommes, jambon et fromage cheddar



J’ai enfin reçu hier le livre « Pomme » d’Isabelle (merci Isa!). 

La couverture est vraiment somptueuse avec la belle photo de pomme et l’embossé argent pour le titre. Le livre me semble plus gros que le premier? Je ne peux comparer car j’ai prêté mon exemplaire à une jeune fille qui étudie en cuisine (Salut Sab!), pour lui montrer les tendances actuelles en bouffe. Les photos sont magnifiques, on a le goût de déchirer les pages pour les manger. Bravo Isabelle et Modus, ce livre est magnifique.

C’est une excellente idée que ce livre sur notre fruit national (oui, oui, avant la fraise je trouve) car on cuisine pas assez avec ce fruit ayant une bonne acidité. Et le livre propose plein de recettes de sucré (vous connaissez Isa!) mais aussi pas mal de recettes salées, ce qui m’emballe plus pour l’exploration car c’est malheureusement ce qu’on fait le moins avec nos pommes.

Des desserts aux pommes, on en fait souvent (et on va en faire plus avec ce livre!) mais des repas principaux où la pomme ajoute son côté acidulé et fruité, on en fait pas assez. Idem avec le sirop d’érable et je souhaite qu’Isa récidive avec ce thème pour un 3e livre.

Isabelle signe des livres demain à la librairie du marché Jean-Talon (11h-13h), on va aller y faire un tour pour fêter notre bloggeuse auteure préférée.

Voici déjà une recette car j’étais prêt! J’ai eu la chance de pouvoir lire le chapitre sur les recettes de chef cet été et cette recette m’avait pas mal tombé dans l’œil… mais je ne pouvais en parler avant la sortie du livre ! ;) C’est une recette du chef Marc-André Lavergne (Accords Resto).

Cette casserole est vraiment excellente, on ne pouvait arrêter de piger dedans même si on avait plus faim…



Recette pour deux gourmands
Temps à prévoir : 30 minutes
Source : Ze book on les pommes, « Pomme » !

                 

deux boudins noirs (on a pris les Première Moisson, gagnants de notre concours de boudin), en tranches
2 Oignons blancs, émincés
2 Pommes rouges type Cortland, en quartiers (ne pas éplucher)
50 g de fromage Cheddar 2ans
50 ml de vinaigre de Cidre de Pomme
environ 200 g de jambon fumé coupé en petits cubes
250 ml de roquette
50 ml de moutarde en grains, râpé

Dorer les tranches de boudins au beurre dans une grande poêle allant au four.
Dans la même poêle faire caraméliser les oignons émincés dans un peu d’huile, puis ajouter les quartiers de pommes, 3-4 minutes, remuer de temps en temps.
Déglacer avec le mélange vinaigre moutarde. Bien mélanger.
Ajouter le boudin, le jambon et la roquette. Re-bien mélanger.
Ajouter le fromage sur le dessus
Au four pour faire fondre le cheeze.
Servir au centre de la table et ouvrez une bonne bouteille de rouge!

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

Et plus tard, une autre version, avec foie gras poêlé!



mercredi 28 décembre 2011

La grande bataille de boudin! Qui gagne?

Je suis un fan fini de boudin, en carnivore assumé. Pour moi, il y a peu de choses meilleures au p’tit dèj avec des œufs et des pôtates en purée ;)
Au marché de Noël de l’Assomption (encore, je sais!), plusieurs marchands me vantaient les qualités de leurs boudins, alors je me suis dit que je me ferais une petite olympiade boudinesque, avec trois de mes boudins préférés :
Aux Trois Petits Cochons Verts, de Terrebonne (boudin noir mais on a aussi essayé le blanc en même temps, hors compétition, pour faire différent et parce que je voulais y goûter car ej en le connaissais pas)
Cochon Cents Façons, de St-Jacques
Première Moisson, fait à Terrebonne aussi
Que le combat commence!
Ça va gicler du jus de boudin!
Ça va passer à Canal V!
Maxime Bernier va voter contre!

Un vrai combat extrême que je me suis dit!
Voyons ça :
Je les ai mis dans une assiette et j’ai attendu que se passe quelque chose, je ne sais pas : une bataille, une étranglade, une empoignade… mais non, rien, rien du tout en fait.

Bon.
Ils sont trop bons joueurs et je devais trancher autrement!      
Je les ai donc cuits les trois exactement de la même façon, saisis à la poêle beurrée, et le boudin blanc a lui été bouilli comme il se doit avant d’être saisi à la poêle.
Puis je les ai dégustés avec fiston, qui lui ne savait pas lequel il mangeait (dégustation à l’aveugle de boudins, hein). Avec une purée de pôtate au gras de canard, donc une compétition de boudins pour les vrais!
Premièrement, on ouvre du vin, hé, soyons sérieux. Château les Prés de Lalande, Bordeaux 2009
Deuxièmement, les ingrédients des tubes en compétition :
Aux Trois Petits Cochons Verts - boudin noir : sang de porc, oignons, gras de porc, crème, lait, sel, épices. Une liste d’ingrédients classique.
(Boudin blanc : porc, lait, crème, œuf, kirsh, madère, protéines de lait, sel, épices), c’est ce qui m’attirés dans ce produit car je croyais que la plupart des boudins blancs étaient faits à partir de viande de volaille, mais bon, on apprend tous les jours et c'est ce qui fait le Merveilleux monde de la bouffe.
Cochon Cents Façons : sang de porc, gras, lait, épices
Première Moisson : sang de porc, oignons. C’est tout ce qui est écrit!
Mais clairement il y a des mini dés de gras intégrés (et il y en a toujours eu à ma connaissance), mais l’étiquette n’en fait pas mention. Pas de lait, d’épices, vraiment? Douteux! Je veux bien qu'on affiche « le goût du vrai » mais si les étiquettes mentent, on n’est pas plus avancé!
Troizièmement, la cuisson :
Première Moisson s’est complètement démoli à la cuisson, les boyaux des deux boudins se sont ouverts car le contenu était en forte expansion à la cuisson. Pas mal moins beau à la fin comme résultat. Bon.
Quatrizièmement, la dégustation : 
Les trois étaient différents et tous très très bons.
Aux Trois Petits Cochons Verts : le plus onctueux des trois, mais aussi celui qui a le moins de goût. Les petits minis dés de gras sont parfois croquants à la dent (ce qui me plaît moins, il me semble que cela devrait être tout onctueux et intégré). Très bon mais 8 sur 10
(leur boudin blanc : très goûteux, très viandeux pour un boudin blanc, plus proche de la saucisse en fait, pas mal intéressant)
Cochon Cents Façons : onctueux, pas mal de goût. Celui dont on goûte le plus les épices (est-ce les quatre-épices?). 8,5 sur 10.
Première Moisson : vraiment très onctueux, bon goût, bon équilibre entre goût, épices et consistance. Vraiment exquis. 9 sur 10.
Verdict : Première Moisson est le meilleur au goût selon nous, mais les deux autres sont aussi très bons.

Par contre, si ce n’était pas qu’une compétition de goût, Première Moisson perdrait des points car on ne sait pas vraiment ce qu’il y a dedans, et aussi ce boudin se démoli complètement à la cuisson…

mardi 11 janvier 2011

Du foie, miam! Foie de veau au balsamique, et embeurrée de chou à la pancetta

Moi et ma blonde adorons le foie de veau. Malheureusement, je trouve que généralement on le fait cuire très mal, et que c’est l’une des raisons que ces abats sont peu appréciés. En effet, le foie est tranché trop mince, cuit en semelle de botte, puis caché avec honte dans une sauce brune à l’oignon ou au bacon. Quelle horreur!
Le foie a beaucoup de vertus alimentaires, car il est tout plein de bonnes choses pour vous. Mais surtout, c’est bon au goût! Oui, si on aime le pâté de foie, il n’y a pas de raison de ne pas aimer une tranche de foie préparée correctement et simplement! Essayez-le, je vous le conseille fortement!
C’était servi avec une embeurrée de choux frisé, mais cette fois je l’ai fait à la pancetta. C’était bien inspiré, car traditionnellement on sert souvent le foie avec du bacon!

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
15 minutes Source : inspiration Dean & Deluca pour le foie, et moi pour l’embeurrée

- 2 tranches de foie de veau, idéalement d’un demi pouce d’épaisseur (moins que ça et c’est trop mince!). La tranche de foie idéale aura peu de veines qui passent à travers (car en cuisant elles durcissent).
- Sel, poivre, un peu de farine, et un trait de vinaigre balsamique
- Un petit chou frisé (de la taille d’un gros pamplemousse, c’est assez pour deux)
- Quatre ou cinq tranches de pancetta, hachée en petits morceaux
- Beurre!
ü Saler et poivrer chaque côté des tranches de foie.
ü Puis enfariner légèrement chaque côté. Secouer les tranches pour enlever l’excédent de farine.
ü Dans une poêle très chaude, fondre le beurre. Quand le beurre est très chaud, ajouter les tranches de foie et cuire 2-3 minutes par côté maximum! (l’extérieur est saisi, et l’intérieur doit être cuit, mais toujours un peu rosé à coeur).
ü Déposer un trait de balsamique sur le foie dans l’assiette.
ü En même temps, l’embeurrée de choux frisé à la pancetta : couper le choux en morceaux et rejeter le trognon. Cuire dans une casserole la pancetta dans un peu de beurre et de l’huile. Ajouter le chou et bien brasser. Ajouter deux cuillères à soupe de beurre, puis laisser cuire environ 10 minutes, en brassant une fois de temps en temps. Bien poivrer, c’est prêt! Le chou doit rester un peu croquant.

Pendant ce temps
, des pois « frais » de Chine?
Bémol à notre super assiette d’aujourd’hui : elle contenait aussi des pois vert frais… mais qui venaient de Chine! L’horreur! Ils étaient horribles et il était difficile d’enlever le fil dur sur le pois.

Question aux acheteurs des supermarchés (IGA dans ce cas): cé quoi l’idée (nulle) d’acheter des pois frais de Chine (marque Frescadel)? Ou encore de l’ail de Chine? Il y a des meilleurs produits qui viennent d’Amérique! Déjà c’est un peu con écologiquement d’acheter des légumes qui viennent de l’autre côté du continent, mais on n’a pas le choix car on ne fait pas pousser au Québec tout ce qu’on mange. On n’est pas en Floride ou en Californie, que voulez-vous, comme dirait l'autre.
Mais quelle idée saugrenue d’ajouter à la distance l’océan le plus vaste en plus! Quel gaspillage d’énergie et de manutention! Pour un produit de mauvaise qualité!
Je me suis fait avoir une fois en ne regardant pas la provenance, mais on ne m’y reprendra plus! On achète suffisamment de choses faites en Chine pour leur acheter des produits « frais » (beurk!) en plus!

De plus, et là je parle peut-être à travers mon chapeau, mais il me semble que ce ne sont pas tous les chinois qui mangent à leur faim? Cé pas un peu niais d'exporter de la bouffe dans ce contexte?

vendredi 14 mai 2010

Brochettes de foies de poulet et bacon

Le BBQ inspire souvent des recettes simples mais goûteuses. En effet, on a moins le goût de passer beaucoup de temps en cuisine quand il fait soleil… mais on veut des recettes fraîches et satisfaisantes.
Car pour nos amis d’Europe, il faut préciser que Montréal est parmi les villes de plus d’un million d’habitants avec le plus de précipitation de neige (juste après St-Petersburg je crois), et aussi que Montréal est une ville avec une énorme amplitude de température entre janvier et juillet. En janvier, il fait frette à faire éclater les bornes fontaines, et l’été, il fait plutôt chaud. Ce qui nous donne une grande variation de température durant l’année. Notre météo est tout sauf ennuyante!
Donc à la fin mars, quand le soleil se pointe le bout du nez, hop on sort les t-shirts et on érige les terrasses, même s’il y a encore beaucoup de neige par terre. On allume nos BBQ et on ouvre le pinard!
À Montréal, l’été est un continu festival : Francofolies, Festival International de Jazz de Montréal (le plus gros festival de jazz au monde depuis quelques années), festival d’humour, concours de feux d’artifices, etc. S’il fait soleil, et même dans le cas contraire, les montréalais et les touristes affluent…
Bon été à tous!

Recette pour 2-3 personnes
Temps à prévoir :
à peu près 10 minutes de préparation, et un repos de 60-120 minutes au frigo (minimum 30 minutes si vous êtes affamés).Source : encore ici, je ne sais plus ou j’ai pris cette recette… Mes excuses sincères à l’auteur. Je corrige dès que je peux, et je rendrai à César ce qui appartient à César.

- 8 tranches de bacon, coupées en 4. Avec de la pancetta (coupée en 2), c’est pas mal aussi!
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive.
- 3 cuillères à soupe de vin blanc.
- 1 cuillère à soupe de miel.
- 1 échalote sèche (échalote française), hachée finement.
- Une bonne pincée de poivre fraîchement moulu
- 400 g de foies de poulet nettoyés (enlever les filaments blanchâtres)
- Une baguette de pain, coupée en tranches de 1 pouce (2,5 cm), puis en 2
ü Dans un bol, tout mélanger (sauf la baguette) et oublier au frigo au moins une heure, idéalement deux.

Pendant ce temps
, je voudrais vous parler d’un génial trompettiste de jazz, mais très peu connu : Léon Bismark Beiderbecke, surnommé « Bix » Beiderbecke.
Il comptait parmi ses admirateurs Louis Armstrong, ce qui n’est pas si mal quand on parle de trompette jazz!

Sur la photo suivante, c'est celui ou j'ai mis un "x":


Sa carrière triste est très courte : il est né en 1903 dans un petit village de l’Iowa (Davenport), et est mort d’une pneumonie mal soignée et d’excès divers en 1931 à New-York (à 28 ans seulement !).
Jeune adulte, il quitte l’école en 1922 (il est en fait foutu dehors car seule la musique l’intéresse) et forme à Chicago un orchestre de jazz, au grand déplaisir de ses parents très religieux. Le jazz est la musique du diable comme tout le monde sait, d’autant plus que les vedettes de cette forme musicale sont plutôt basanées, ce qui passe assez mal en Iowa rurale à cette époque…
Rapidement, il impose son style et son phrasé musical rapide et sans pareil qui est remarqué par le milieu jazz. Il endisque plusieurs chansons en 78 tours, qui deviennent des tubes jazz.

À chaque fois qu’il sort un disque, de Chicago il en envoie fièrement une copie à ses parents en Iowa… pour s’apercevoir lors d’une visite qu’en fait ils les rangent dans une armoire sans les écouter…
Son moral est bas de ne pas réussir à plaire à ses parents et il noie ses excès dans l’alcool et il se nourrit mal. Sa santé décline et entre 1929 et 1931 ne se présente pas régulièrement aux concerts.
En 1931 pourtant, c’est le succès et Bix joue avec les vedettes de l’époque : Benny Goodman, Artie Shaw, Gene Krupa.
Ceux qui l’ont connu disaient qu’il était gentil et généreux. Il parlait peu et se souciait peu des « aspects inintéressants de la vie de tous les jours ». La musique était son principal souci, et sa raison d’exister…

N’en déplaise à François Avard, que j’aime aussi beaucoup, vive le jazz! ;)


ü Faire des baguettes en alternant foie, pain et bacon.
ü Faire griller au BBQ, puis monter sur la grille du haut si le pain a tendance à brûler. Ne pas trop faire cuire car le foie sec est moins intéressant que grillé et moelleux à cœur.
ü Servir avec une salade.
ü Déboucher le rosé et profitez du soleil!

lundi 26 avril 2010

Rognons de veau à la moutarde à l’ancienne, choux de Bruxelles à la Pol et pomme de terre à la roquette

Des rognons? Beurk!
:)
Je ne sais pas pourquoi le foie, les rognons et les choux de Bruxelles, entre autres aliments, ont tellement mauvaise réputation, car j’adore ces trois aliments au goût prononcé.
J’imagine que ce qu’on entend en grandissant de la part de nos parents ou amis peut nous influencer toute notre vie, si on n’a pas le sens de l’aventure pour les essayer plus tard. Dommage, non?
Peut-être que pour beaucoup, nos parents nous ont servi ces trucs trop cuits quand on était petits? Et est-ce qu’il y a quelque chose de plus horrible que des choux de Bruxelles trop cuits? Ou du foie semelle de botte?
Mon fils a assez souvent des calmars ou de la pieuvre dans ses lunchs à l’école, au autres trucs non usuels, et la plupart de ses amis sont vraiment dégoûtés. L’ouverture d’esprit, ce n’est pas une fracture du crâne! (Ariane Moffat).
Je fais ici des rognons à la moutarde, un classique de la cuisine française, et je les sers avec des choux de Bruxelles (beurk! ;) ) (mais non, c'est très bon ainsi préparés, vous allez voir) et des pommes de terre à la roquette (vraiment simples mais excellentes!).

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
à peu près 45 minutes Source : un vieux livre de Pol Martin pour les rognons. Que nous avons appris en lisant ces livres! Comme toujours, j’ai un peu modifié la recette.

- 200 grammes de rognons de veau par personne (c’est à peu près un rognon pour deux personnes). Choisir des rognons le plus pâle possible, car ils sont d'un animal plus jeune.

- 2-3 gousses d’ail, hachées finement
- ½ oignon, haché fin
- 3 cuillères à soupe de vinaigre de vin rouge
- ½ tasse (65 ml) de bouillon de bœuf
- 4 cuillères à soupe de moutarde en grains (ou moutarde à l’ancienne, ou moutarde de Meaux)
- ¼ de tasse (65 ml) de crème 35 % à cuisson
- 2 cuillères à soupe de persil italien, haché fin
ü Nettoyer les rognons à l’aide d’un couteau mince et effilé du genre couteau à fileter. Il faut en fait commencer le découpage à partir du dessous du rognon pour enlever la partie blanche et nerveuse qui tient les lobes des rognons ensemble. Votre rognon bien à plat sur le dos, commencer à un bout du rognon et découper les lobes un à un en suivant un ordre concentrique.

Tâcher de garder les lobes entiers le plus possible, sans trop de coup de couteaux à travers des lobes.

Bien enlever toute matière blanche ou nerveuse qui resterait sous le lobe du rognon. Enfin, certains rognons sont plus gros et on peut les couper en deux pour que tous les morceaux aient à peu près la même taille (ils vont cuire à la même vitesse).

Ça a l’air compliqué la première fois, mais aujourd’hui ça me prend moins de 10 minutes, alors ne désespérez pas!

Si ma technique de nettoyage des rognons n’est pas tout à fait claire, visitez donc le
Chef Simon qui l’explique nettement mieux que moi!
ü Préchauffer le four à 350º F
ü Dans un poêlon en fonte, faire saisir à feu vif les rognons sur toutes les faces, une petite quantité à la fois. Avec une cuillère, éliminer le jus dégagé par les rognons au fur et à mesure si le rognon dégage, comme disait Clémence.
ü Quand tous les rognons sont biens saisis, mettre la poêle au four cinq minutes. Les rognons doivent rester un tantinet rosés à l’intérieur.
ü Durant ce temps, dans une autre poêle, cuire l’ail et l’oignon dans un peu de beurre.
ü Déglacer au vinaigre de vin et laisser réduire de moitié.
ü Ajouter le bouillon de bœuf, et laisser réduire d’un tiers environ.
ü Hors du feu, ajouter la crème et la moutarde en brassant lentement. Ne plus remettre sur le feu.
ü Retirer les rognons du four et les ajouter à la poêle ou se trouve la sauce moutarde. Les rognons ne devraient pas passer plus de 5 minutes au four sinon ils seront un peu trop cuits. Ne pas verser le jus dégagé par les rognons qui serait au fond de la poêle en fonte. Bien brasser avec la sauce moutarde pour imprégner les rognons de sauce.
ü Option : on pourrait aussi ajouter à la sauce des champignons coupés en quatre et sautés dans le beurre.
ü Servir en ajoutant le persil en garniture. Je les sers souvent avec des pommes de terre à la roquette (miam) et des choux de Bruxelles à la Pol :
ü Faire une entaille en croix dans le pied des choux de Bruxelles. Les cuire dans l’eau bouillante sans couvercle (sinon ça sent le choux), et quand ils sont prêts (soit encore croquants au milieu), les égoutter et ensuite les faire revenir à feu moyen dans un peu de beurre. Ajouter de l’ail (une gousse, hachée fin) et cuire 2-3 minutes. Ajouter un peu de chapelure de pain à la casserole et bien remuer pour que la chapelure absorbe tout le beurre et colle bien aux choux de Bruxelles. C’est aussi une recette du regretté Pol Martin, en passant.
ü Couper des pommes de terre en huit sur le sens de la longueur. Les cuire dans du bouillon de poulet. Quand elles sont cuites mais toute de même ferme, égoutter, ajouter une cuillère de beurre et lorsque fondu, une bonne poignée de roquette et une bonne rasade de poivre du moulin. Mélanger doucement pour ne pas trop démolir les pommes de terre. Ça, c'est de moi :)