lundi 19 septembre 2011

Cassoulet de lapin, embeurrée de chou, et … retour sur le livre d’Isa!

Bon, premier post depuis mon grand bug rss. S.V.P., jetez un coup d’œil à ma recette de la semaine dernière (pasta à l’huile de homard), cette recette à l’huile est un peu passée dans le beurre … ;)
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Le lapin, quelle jolie petite bête! Mais pour son plus grand malheur, elle est très bonne aussi. Too bad, Bugs, désolé, moi aussi je te chasserais dans ton trou!
Je ne sais pas pourquoi, souvent les plats de lapin énervent un peu les gens, en raison du nombre incalculible de petits os dans le corps de ces charmantes bêtes.
Je me suis dit un jour que je pourrais améliorer cette recette. Le coup de génie? On désosse tout! Simple vous direz, mais rarement fait, peut être parce que c’est compliqué de dépiauter un lapin? Reste donc à savoir comment… mais oui, je vous dirai tout et je ne cacherai rien! Comme DSK!
C’est servi avec une embeurrée de choux, un truc tout simple, mais délicieux qui vous réconciliera avec le chou!

(pas hyper photogénique, j'en conviens, mais ben ben bon)
Recette pour 4 personnes (mais je la double souvent pour avoir des restes :) )
Temps à prévoir : 30-35 minutes pour désosser un lapin, 20-25 minutes de cuisson, puis prévoir un peu plus de deux heures de cuisson au four
Source : recette de Pinard, adaptée par moi
-    Un lapin de trois livres (1,5 kg)

-    2-3 tranches de bacon, en dés
-    1 oignon, tranché fin
-    1 gousse d’ail, tranchée fine
-    1 cuillère à soupe de purée de tomate
-    4-5 carottes, zépluchées et en rondelles
-    1-2 branches de céleri, en dés
-    2 ½ tasses de bouillon de poulet léger
-    2 boites de haricots blancs

-    Un petit chou de Savoie
-    2 tranches de bacon
-    Beurre!

Dépiauter la bête
ü Bon, installez-vous confortablement avec un verre de vin, avec votre lapin sur une planche à découper, et l’une de vos mains gracieuses munie d’un petit couteau qui coupe en titi
ü Si ce n’est déjà fait, enlever la tête du lapin, ça ne sert à rien dans cette recette.
ü Séparer les cuisses à l’articulation (c’est très ressemblant au poulet), tout en gardant le maximum de chair sur la cuisse.
ü Idem avec les pattes d’en avant, qui n’ont pas d’articulation avec le corps (kou don, ça tient debout comment c’t’affaire là?).
ü Enlever la viande du corps. Commencer derrière la cage thoracique, près de la colonne vertébrale et découper la chair de chaque côté, en descendant le long de la cage thoracique, en glissant le couteau sur les os. Près de la colonne vertébrale, vous aurez ainsi dégagé une sorte de filet, et le long de la cage thoracique, une enveloppe de viande plate (le flanc) mais très bonne.
ü Faire idem avec le râble (le plus gros filet sur le corps, entre la cage thoracique et la queue).
ü Dépiauter la viande qui resterait sur la carcasse. Il n’y a pas de solilesse ;) Mais il y a souvent les deux reins et le foie. Miam!
ü Désosser les pattes et les cuisses, et couper toute la viande en cubes d’environ ¾ à un pouce d’épaisseur (en la tâtant pour voir si vous n’avez pas oublié un os caché).
ü Garder la carcasse, la couper en deux, et la faire mijoter doucement dans deux tasses et demie de bouillon de poulet léger, afin d’extraire le max de saveurs lapinoïde.
La recette de lapingue
ü Fariner les morceaux de lapins.
ü Dans une poêle antiadhésive, à medium, faire sauter le lapin pour le faire dorer sur chaque côté. On peut le faire en plusieurs fois s’il y a beaucoup de lapin. Mettre dans une cocotte allant au four.
ü Dans la même poêle, faire dorer le bacon, puis ajouter l’oignon et l’ail, 4-5 minutes.
ü Ajouter la purée de tomate et mélanger durant une minute.
ü Ajouter dans la cocotte, avec le céleri, les côrottes, et le bouillon de poulet lapinisé.
ü Mettre un couvercle et cuire à 350ºF (180ºC), environ une heure 15 minutes.
ü Ajouter les deux boites de haricots.
ü Cuire à découvert une heure de plus, en brassant délicatement de temps en temps.

L’embeurrée de choux
ü Enlever les feuilles fanées, puis couper le chou en quatre. Faire cuire dans l’eau bouillante salée 8 minutes.
ü Il est très important de faire cuire à découvert! Ça évite la mauvaise odeur du chou.
ü Rincer à l’eau froide et enlever l’excès d’eau. Enlever le trognon et hacher assez finement.
ü Embeurrée : faire cuire le bacon, ajouter une cuillère de beurre, et y balancer le chou. Mélanger de temps à autre, 3-5 minutes et c’est prêt!


Pendant ce temps
, le livre d’Isa! Toute la blogosphère que je fréquente est actuellement en émoi devant le nouveau livre de cuisine de la super blogueuse Isabelle (paru la semaine dernière).
Je suis allé rencontrer Isa à sa séance de signature de samedi dernier à Joliette (Salut Katia! Salut Mélanie!).
Ce livre est vraiment intéressant, pour plusieurs raisons.
Au point de vue de l’exactitude des recettes, vous pouvez vous fier à Isa, elle ne publie pas une recette sans l’écrire avec précision, et de nombreuses personnes testent ces recettes chaque semaine. Et  les commentaires sont toujours très bons sur le goût de la recette, et personne ne la reprend jamais sur un temps de cuisson ou autre détail.
Fiabilité 10/10 !
Isa est aussi la blogueuse de bouffe numéro un au Québec, et elle doit faire les tops aussi en France, où elle a aussi de nombreux lecteurs.
Pourquoi selon vous? Parce qu’elle est très gentille? Ouais, peut-être, c’est vrai.
Parce qu’elle est très généreuse et qu’elle répond patiemment à toutes les questions? Oui, oui, mais encore! Ça n’explique pas tout!
Isa est extrêmement originale, et un ingrédient lui inspire 93 recettes différentes. Je la suis depuis un peu plus de trois ans et c’est très rare que je me suis dit « tiens, ça c’est une variante d’une recette qu’elle a déjà faite », si en fait je me le suis déjà dit.
Originalité 10 /10 !
Elle a aussi beaucoup de talent, car ses recettes laissent rarement imperturbable. C’est simple, on a tous le goût de goûter à tout.
C’est aussi une passionnée de photo de bouffe, et ça se voit sur son blogue. Toutes ses photos sont appétissantes et sa mise en place rarement ordinaire.
Livre gourmand? 10 / 10 ! You bet!
J’en avais reçu une copie, mais je l’ai déjà racheté, car je sais ce que je vais offrir aux personnes que j’aime bien, soit comme cadeau d’hôte ou comme cadeau de Noël!
Recommandation d'achat? 11/10 ! ;) Pour soi et pour offrir!
Par contre, vous savez, Isabelle est responsable d’un grand malheur, car elle a inspiré ce blogue! Ah ah ah! Et je soupçonne d’en avoir inspiré d’autres, c’est sûr!
Bravo Isabelle, et bon succès pour ton livre! J’ai déjà hâte au tome 2!
Joël

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici!

6 commentaires:

  1. J'adore ta récette de lapineau! Vrai que c'est un peu long de désosser ces bêtes, mais ça en vaut largement la peine. Je suis d'accord avec toi, L'embeurrée de chou réconcilie en titi avec ce crucifère! Vl'a t'y pas que j'ai manqué Monsieur Joël samedi dernier, j'aurais bien aimé partager votre après-midi...
    Nos critiques sont un peu différentes (je publie la mienne demain), c'est bien heureux. Toutefois, elles ont un point en commun, à suivre...

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  2. Mioum du lapin...... sont belles ces petites bêtes, mais aussi savoureuses..... j,aime l,embeurrée de chou, j,en ai justement plein le jardin ;)) et oui, je suis bassiste dans mes temps libres..... je joue de la bass depuis une bonne 20-taine d'années....

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  3. Super, j'ai toujours voulu faire du lapin mais le voir comme ça complet dans mon assiette me désarçonne un peu. Mais là avec ta recette et surtout la méthode de désossage (c'Est un mot ça ?), je suis plus que motivée à le cuisiner. Merci !

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  4. C'est ben niaiseux ça que j'ai jamais pensé à désosser mon lapin! C'est que justement les fichus petits os me tanne quand j'en prépare alors j'ai plutôt tendance à laisser ce lapin dans son trou.

    Prochaine fois DSK n'a qu'à bien se tenir (quoi c'est pas un "chaud lapin" celui là? ;p ), je sors le couteau qui coupe en titi!!!

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  5. Le lapin, c'est ma viande préférée, peut être parce que ça doit être la première viande qu'on m'ait fait manger, bébé :)
    je ne le désosse que pour faire du pâté, sinon, je ne découpe au couteau et il n'y a pas de petit os. Les bouchers le portionne au hachoir...sacrilège ! c'est pour cela qu'il y a plein de petits os.

    je suis profondément touchée de ta critique Joël, vraiment ! Vous allez finir par me faire pleurer !
    Merci, merci, merci !

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  6. @ Kim : oui tu as raison ! Cela vaut la peine de prendre le temps de désosser.

    Et en effet nos critiques sont un peu différentes mais on est d’accord sur le côté très utile de ce livre!

    @ Madame Anne : super, le jardin!

    Super, la basse, on organise un jam de blogueur un de ces jours? :)

    @ Lydia : tu seras pas déçue! Ceux qui n’aiment pas voir le lapin sont servis :)

    @ Melanie A. : aha, ah, t’en fais pas, idem ici pendant un grand bout … Ah, ah, DSK!

    @ Isabelle : chanceuse!

    Mais tout le plaisir est pour nous, et ça, chaque matin de semaine, quand on va fouiner sur ton site !

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