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dimanche 17 février 2013

Rillettes de cadinde (ou de dindenard, c’est votre choix!)



Comme j’écris pas trop souvent (j’ai épuisé ma liste d’excuses), j’ai une énaurme pile de recettes à vous présenter, et celle-ci date des Fêtes™ récentes. J’avais fait ça le même jour que le pâté de foie, afin de stocker un peu avant le congé.



J’ai eu l’idée de faire des rillettes de canard, mais j’ai plutôt testé une version économique, avec de la dinde. Mais le tout aura confit dans le gras de canard. Et oui, voilà l’astuce, amusante et économique. Le gras de canard est très goûteux et donne son goût à une viande plus neutre en saveurs.

Résultat : terrine au canard, mais qui ont coûté le quart du coût! Tous ceux qui y ont goûté ont bien aimé. Très populaire en brunch et aussi à l’apéro, avec des petits cornichons français.          

Et petit rappel : le gras de canard se réutilise quasi infiniment! Laisser reposer et décanter dans des plats de plastique qui vont au congélateur. Cesser de verser vers le fond, quand vous n’avez plus de gras, mais du jus de viande. Donc il y a une petite dépense en gras de canard la première fois (3-4 contenants à 5-6$), mais on réutilise, alors vous amortissez le coût sur plusieurs fois, car croyez-moi, vous en referez!

Et puis, avoir un peu de gras de canard dans son congélateur, c’est un must selon moi! La pôtate rissolée ne serait vraiment pas la même sans gras de canard. Et que le gras de canard est un « bon gras » qui n’incruste pas vos fines artères.

Et petit rappel number 2 : ce jus de viande au fond de la casserolle de gras de canard est parfait pour aromatiser les croquettes ennuyeuses de votre pataud de chien préféré. S’il y en a beaucoup, vous pouvez mettre ça dans un bac à glaçons et les ressortir une fois de temps en temps, au grand plaisir de votre compagnon frétillant.

Recette pour 700 g de rillettes
Temps à prévoir : 3 heures, dont deux en cuisson lente et langoureuse
Source : Fait maison – Foie gras et terrines (Hachette), un livre magnifique!


1,5 kg de dinde (ou canard, si vous y tenez)
1,5 kg de gras de canard
Thym et romarin frais
4 feuilles de laurier
200 ml de vin blanc

Coupez la viande en morceaux de la taille d’une noix de grenoble. Dans une cocotte, faire chauffer trois ou quatre cuillères à soupe de gras de canard, et y faire rissoler les morceaux de chair, pour les colorer. Comme ça fait beaucoup de viande, il faut le faire en plusieurs fois sinon vous arriverez jamais à rien colorer.

Remettre toute la viande dans la cocotte, et le reste du gras de canard. Ajoutez aussi le reste des ingrédients et saler poivrer. Fondre le gras et porter à ébullition, en remuant un peu pour que rien ne colle au fond le temps que le gras ne fonde.

Couvrez, baisser le feu et laisser confire un bon deux heures. Le contenu de la cocotte doit mijoter lentement, surtout pas frire! L’idée est que la viande se détend et que le gras y pénètre doucement. Si c’est trop chaud, ça ne fonctionnera pas.

C’est cuit quand la viande s’effiloche facilement. Avec une cuillère à trous, sortez la viande et mettez-la dans un cul de poule. Effilocher la viande avec une fourchette, et ajoutez un peu de gras de canard pour la texture.

Poivrez et saler. Pour le sel, testez! N’oubliez pas que ça goûte plus salé quand c’est chaud, alors je vous conseille de refroidir un petit plat au frigo/congélateur pour tester s’il y a assez de sel!

Répartir dans des terrines (grosses ou petites, amusez-vous) et mettre au frigo. Deux heures après, mettre un peu de gras de canard sur la terrine. Gardez au frigo (une semaine) ou congelez!




Puis oubliez pas de décanter votre gras de canard!

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

vendredi 6 avril 2012

Bines à l’érable et au canard confit (le chaînon manquant Québec-Toulouse!)

L’autre jour à la cabane du Pied de Cochon, on s’est fait servir ces bines absolument délicieuses (Comment ton résumé sur ce plat déjà, JF? ;) ). Tiens, faudrait bien que je vous en reparle, d’ailleurs, de cette cabane spectaculaire!

On s’est donc fait servir cette plotée de bines avec une cuisse de canard confite dedans! Que c’était bon!
Et la fin de semaine de notre visite, Philippe Mollé dans Le Devoir a publié cette recette de fèves au lard dont je me suis inspiré pour refaire la version PDC.
Ces bines sont fameuses, très goûteuses. Le parfum d’érable est subtil et les bines ne sont pas sucrées. Je les ai servies à des gens qui ne sont pas des maniaques de bines et qui ont adoré ça. Ne soyez pas surpris, ce sont par contre des bines qui n’ont pas la couleur de nos bines brunes traditionnelles.
La recette est meilleure préparée la veille.
On est en fait un peu au croisement entre les bines québécoises et le cassoulet. Voici donc, devant vos yeux ébahis, rien de moins que le chaînon manquant de la bine entre le sud ouest de la France et le Québec.


(pas hyper photogénique comme plat, j’en conviens, mais ô combien calorique, extatique, titanique, fantasmagorique, boulimique, écosystémique (moi non plus je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça marche et c’est ben bon), bucolique, un brin satanique (c’est le hic), et vraiment pas apathique ou famélique)           

Recette pour six - sept personnes
Temps à prévoir : la journée, mais on ne peut pas niaiser avec le puck dans ce cas
Source : inspiration de Philippe Mollé et de la cabane de Martin Picard
-    500 g de haricots coco (j’en ai pas trouvé, j’ai pris des navy beans. Je crois que celles-ci ont toutefois moins besoin de fond de volaille à la fin, n’en mettre que la moitié ou les trois quarts)
-    1 échalote sèche, hachée
-    2 gousses d'ail hachées
-    À peu près 150-250 g de poitrine de porc bien grasse, coupée en dés
-    1 cuisse de canard confite, effilochée, plus une cuisse entière par convive.
Il me restait aussi un demi canard laqué chinois, qui s’est aussi retrouvé dans le mélange. Avoir eu sous la main des restes de magrets, ils auraient aussi étés mis dans la casserole.

-    3-4 cuillères à soupe de gras de canard, ou plus pour ajouter plus tard
-    1 bouquet garni (j’ai mis thym et feuille de laurier, mais romarin aurait aussi bien été)
-    500 ml de fond de volaille (j’en avais pas, j’ai donc fait un velouté avec deux tasses de bouillon de poulet, une cuillère de beurre et une cuillère de farine)
-    60 ml de sirop d'érable
-    poivre du moulin et fleur de sel, au goût


ü Faire tremper les fèves dans de l'eau froide durant 3 à 4 heures. Pour la navy beans, ce fut 8 heures, comme le disait l’emballage. On change souvent (une fois par heure) l’eau de trempage des zaricots

ü Dans une grande casserole, faire fondre à feu moyen vif le gras de canard. Ajouter l'échalote hachée, le oink oink en dés et faire revenir durant 3 à 4 minutes.
ü Ajouter les haricots égouttés, l'ail et le canard. Verser de l'eau froide pour recouvrir, puis terminer avec le bouquet garni et le poivre. Cuire à feu doux environ 1 heure. J’ai ajouté aussi une cuillère ou deux de gras de canard, pour être sûr que ça soit bon! :)
ü Ajouter le fond de volaille (ou la moitié pour commencer dans le cas de navy beans) et le sirop d'érable, immerger les cuisses de canard entières dans les bines (avec tous les jus et gras de l’emballage, bien sûr), et finir la cuisson doucement jusqu'à évaporation, disons une heure de plus? Idéalement, vous faites reposer une nuit, ce sera encore meilleur.
ü Assaisonner comme nécessaire avec la fleur de sel et le poivre du moulin.
ü Servir une cuisse par convive, avec une plotée de bines au canard ;)

Pour une version de cette recette à imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici !

jeudi 31 mars 2011

Pâtes aux champignons, sauce demi-glace, crème et canard confit!

Quoi faire quand on a plus d’inspiration en cuisine? Ça vous arrive? Moi, parfois, j’avoue. Avez-vous du mal à vous confier à vos proches? Avez-vous un sentiment de honte? Avez-vous réussi à surmonter cette épreuve facilement, et vous arrive-t-il parfois de craindre que ça revienne?

Moi, pas vraiment ;)

Dans ces cas-là, j’ouvre évidemment un livre de cuisine et me laisse inspirer en fonction des personnes présentes et du temps dont je dispose pour popoter.
Vendredi soir dernier, c’était réussi! La muse était au rendez-vous!


Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
20 minutes!Source : JF Plante, Bistro

- Pasta longues, genre linguini
- Un paquet de champignons de Paris, coupés en deux
- La moitié de cette quantité de champignons pleurotes (ou autre, selon votre inspiration)
- 3 gousses d’ail, hachées fin
- 2 cuillères à soupe de persil plat, haché fin
- 1 cuillère à thé de thym sec
- 2 cuillères à soupe de basilic frais, haché à la dernière seconde
- La chair de quatre cuisses de canard, effilochée
- 1 ½ tasse de sauce brune, type Knorr demi-glace
- 1/3 de tasse de crème 35 %
- 2 cuillères à soupe de ciboulette, ou d’échalotes vertes, hachées fines
ü Préparer la sauce demi-glace, ou la réchauffer.
ü Cuire les pasta dans de l’eau salée.
ü Meanwhile, dans une poêle, faire fondre le beurre et y faire sauter les champignons 4 minutes, sel et poivre. Ajouter l’ail et sauter 2 minutes de plus.
ü Ajouter le persil, le thym, le basilic, le canard et la sauce demi-glace, laisser mijoter 3 minutes. Ajouter la crème et laisser mijoter un autre 3 minutes. Sel poivre!
ü Ajouter les pâtes et bien mélanger, servir en ajoutant de la ciboulette dessus.

mardi 1 mars 2011

Mes supers magrets de canard, sauce réduction de porto

C’est la toute première recette que j’ai faite à ma blonde, car... (et là, vous allez me reconnaître un peu), elle m’avait dit ne pas aimer le canard. Incrédible, me dis-je alors à moi même (et maintenant à vous)!
Confiant de ma recette, j’ai pris le gamble. Oui, j’ai tout risqué là-dessus. Absolument tout. J’étais fou! Écoute bien, p’tit gars, c’était quitte ou double au casino clandestin, car c’était rempli à ras bord de chinois, de promoteurs de gaz de schiste, et de pirates drogués à l’opium et armés jusqu’aux gencives, et j’aurais alors pu perdre gros ce soir-là. L’odeur dans l’air était au sang et à la violence gratuite. Les femmes criaient des malédictions. Les chiens hurlaient à la lune car ils sentaient bien que quelque chose allait mal se passer. Perdre gros, oui, et très gros, p’tit gars. Je parie rarement, surtout quand ma vie en dépend, et même même que j’achète un billet de loto une fois par 5 ans seulement. Et pt'it gars, même si j’avais sû avant de l’apprendre tout ce qui me restait à connaître, sans savoir que je l’apprenais en le sachant un peu déjà, je savais que je n’aimais pas apprendre en prenant des risques, surtout si je ne l'avais pas sû avant. Parce que depuis la dernière fois que j’ai pris des risques, p’tit gars, mon pote Fred repose dans une boite en bois dans le cimetière depuis ce temps, terrible, et je …
…hé, bon, trêves de conneries cinématographesques, le résultat est que je l’ai pas pire impressionné avec cette recette ;) C’est pas très long à faire, ni compliqué, mais tout doit être parfait (la sauce, la cuisson), et ainsi c’est pas mal bon!
Je l’ai refait récemment, et nos papilles salivaient comme des chandelles laissées trop proche du feu de foyer, alors la photo suivante, mes plates excuses, a été prise alors que je devais repousser ma blonde de l’autre main pour l’empêcher de prendre son assiette. Je ferai mieux un autre jour, promis. Ne vous fiez pas à la photo, c'est très joli et il manque les odeurs.

(2e essai de photo, une autre fois, parceque la première était pas géniale)
(Ma blonde est type sauce à côté, alors que je suis de type sauce dessus. Et vous?)

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
30 minutes environSource : moi, après quelques visites au resto Le Trianon de Repenpen-Beach.

- Deux ou trois échalotes sèches, hachées finement
- Une gousse d’ail, hachée finement
- Mettons un tiers (à une demi, c’est mieux) bouteille de porto cheapo (genre Graham LBV à ± 20$)
- Une enveloppe de sauce demi-glace Knorr
- 125 ml de vin rouge
- Un superbe magret de canard pour deux personnes, genre-style-full-tellement-sur-la-coche ceux du Canard Goulu
- Sel et poivre
ü Préparez la sauce au porto : dans une petite casserole, faire cuire l’échalote sèche et l’ail dans un peu de beurre.
ü Ajoutez le porto et laissez réduire jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un demi-centimètre de liquide.
ü Entre-temps, préparer la sauce Knorr selon les directives de l’emballage, mais moitié flotte et moitié vin rouge.
ü Quand le porto a bien réduit, ajoutez la demi-glace à la réduction de porto, filtrez et gardez au chaud.
ü Gardez les échalotes aussi, qui ont un bon goût de confiture échalote et porto (je les sers en petit tas dans l'assiette)
ü Mettre le magret de canard côté gras sur votre planche, et faire des incisions en « X » sur le gras de canard, le plus profondément possible, mais sans entailler la chair.
ü Faire chauffer une poêle très chaude, et mettre le magret côté gras dans la poêle. Faire saisir 5 minutes, puis faire cuire du côté chair.
ü Au besoin, finir la cuisson du magret au four. Le canard doit être tout même saignant, soit à une température interne de l’ordre de 130-135 ºF (60-65 ºC).
ü Couper en tranches fines, et servir avec la sauce au porto (soit dessus, comme je préfère, ou à côté, comme ma blonde préfère. Oui, je fais des compromis :) ).
ü C‘est servi avec mes maintenant célèbres choux de Bruxelles.
ü Ouvrez un Cabernet Sauvignon et portez-moi un toast.
ü Moi j’en porte un à ma blonde (qui doit m'écrire une recette ou deux, d'ailleurs).

lundi 21 février 2011

Visite et revue du Canard Goulu (région de Québec)

La ferme du Canard Goulu est en opération depuis 1997. Leurs produits sont reconnus partout dans la province et se trouvent sur les tables des meilleurs restaurants de la province.




Sous leur logo, ils inscrivent « Naturel. Authentique », et c’est donc un parti pris sans produits chimiques, et avec les méthodes traditionnelles à l’ancienne. Le Canard Goulu n'utilise aucun agent de conservation, sauf pour certaines terrines qui ont un peu de sels nitrites.

L’entreprise utilise surtout des canards de Barbarie, qui font de gros magrets, plus longs et plus épais que ceux qui viennent d’autres types de canards. Ce canard plus gros donne aussi un foie de canard plus important.

On utilise seulement le mâle pour le gavage, car leur foie est plus gros que celui de la cannette (la femelle du coin coin de Barbarie). Le gavage se fait avec du maïs, une nourriture très riche qui fait que le canard emmagasine cette énergie en trop.

Malheureusement, la ferme (située à Dosquet et St-Agapit) ne se visite pas, pour des « raisons sanitaires ». Dommage, car c’aurait été un bon moyen de faire l’éducation des gens sur cette production mal connue et utilisée dans leur propagande écolo-terroriste par les faiseurs de pub en manque d’attention. Mais j’en ai déjà parlé, je crois ! ;)

La boutique se trouve sur le rang Bois Joly Ouest, à St-Apollinaire (c’est à environ 30 minutes à l’ouest de Québec). Sur l’autoroute 20, prenez la sortie 291, vous tournez vers le sud sur la route 273, traversez le village de St-Apollinaire, puis environ 1 km au sud de ce village, tournez à droite sur le rang Bois Joly, et continuez un peu, ce sera à votre gauche.

La boutique est ouverte de 10h à 17h. L’été, je sais qu’il y a une halte resto dehors, avec des animaux de fermes que les enfants peuvent approcher.

Profitant des dates de péremption pas trop rapprochées, j’ai fait pas mal d’achats! Des foies gras en pots (Rillettes de canards! Pâté de foie de canard, en verrine, nature, au porto, ou à l’armagnac, au parfum de truffe et même au sirop d’érable!), des magrets, des suprêmes, des gésiers, un bloc de foie gras complet, des tranches de magret fumé et une terrine de foie de canard aux canneberges.

Mais ils font aussi beaucoup d’autres produits cuisinés (cassoulets, foie gras au torchon, tourtes, sauce à spaghetti aux boulettes de viande de canard (!), saucisses, etc.) et on peut aussi acheter un canard entier.


Voilà ce que j’ai goûté chez eux à ce jour (je vais ajouter des commentaires au fur et à mesure que je goûte les produits) :



Gésiers confits : Ces gésiers sont les plus tendres que j’ai mangés dans ma vie de gourmand. Ils sont presque fondants, parfaitement confits (pas de parties dures). Ils étaient vraiment délicieux (emballage sous vide de 200-225 g)

Suprême de canette (la poitrine de la femelle, non gavée) confit dans le gras de canard. C’est très tendre et génial dans une salade!

Foie gras sous vide. Absolument fabuleux! Vous en avez vu des traces sur ce blogue!

Terrine aux canneberges, canard. Goût légèrement sucré, sans que le fruit domine – le fruit fait juste soulever les plumes du canard, comme dirait ma blonde. Très bon.

Magret fumé. Fumé à froid artisanalement, au bois d'érable. Très bon car il ne goûte pas la cheminée, comme souvent pour ce genre de produits.
Verrine de foie gras au sirop d'érable. Wow, avec une demi-bouteille de Sauternes, c’était extra!

Magret, magnifiques! Des magrets d’un pouce et demi d’épaisseur, très savoureux, wow!

Je vous recommande d’y faire un arrêt!



lundi 24 janvier 2011

Salade sensas aux oranges Cara cara et sanguines, aux gésiers

Un truc un peu plus léger (!), pour les repas de semaines rapides mais éminemment bons. Sans blague, tout ça se digère très bien. Cette salade est remplie de goûts et se fait avec des ingrédients qu’on a souvent sous la main pour la semaine : salade, orange, etc. Et le canard confit, on devrait stocker un peu dans le frigo, car ça se conserve bien!



C’est actuellement la saison des oranges « cara cara ». Ce sont à notre sens, ma blonde et moi, les meilleures! Le livre L’Épicerie nous apprend que c’est un croisement entre l’orange Navel et le pamplemousse Ruby. La chair rose-rouge n’est pas acide comme un pamplemousse, mais en a le goût, en plus d’être essentiellement une orange. Elle est sans pépins, ce qui est plus agréable pour les salades. La période la meilleure est de décembre à janvier selon le livre, mais cette période fluctue peut-être un peu : cette année, on en a pas vu en décembre.

La recette utilise aussi les oranges sanguines, que j’adore (aussi généralement sans pépins). Il faut juste se rappeler de mettre un tablier quand on en découpe les suprêmes, car le jus rouge éclabousse et tache!

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
10 minutesSource : moi!

- Un paquet de 225 g de gésiers de canards confits (j’ai pris celui du Canard Goulu, formidable et fondant, mais celui de Première Moisson est pas mal aussi)

- Option : un suprême de canard confit (ou une cuisse) 
(ou en fait tout autre mélange de morceaux de canards confits!)
- 2-3 oranges cara cara
- 2-3 oranges sanguines
- Un trait de sauce soya
- Huile d’olive
- Un trait de vinaigre balsamique, au besoin
- Quelques gouttes d’huile de sésame
- Option : confiture d’oignon, toujours bon et très approprié avec le confit
- Salade au goût (mesclun est un bon choix)
- Autres légumes, au goût et au choix : concombre libanais, oranges, etc.
ü Réchauffer les confits, pour faire fondre le gras et réchauffer la chair. Plonger les pots fermés ou les paquets sous vide dans de l’eau très chaude, quelques minutes.
ü On récupère le gras de canard en trop, mais on en garde 2-3 cuillères à soupe pour mettre sur la salade.
ü Découper les agrumes en suprêmes (peler à vif les oranges, puis découper les suprêmes sur l’orange en glissant le couteau entre les membranes qui séparent les suprêmes). Faire cette tâche au dessus d’une assiette pour récupérer le max de jus d’orange.
ü Faire la vinaigrette : presser le jus qui se trouverait dans les pelures et le reste de l’orange et le mettre dans un bol. Ajouter la sauce soya, de l’huile d’olive (environ la moitié du volume), et du poivre. Goûter pour l’acidité et corriger au besoin avec du vinaigre balsamique. Ajouter quelques gouttes d’huile de sésame.
ü Mettre la salade dans des assiettes, et disposer les autres ingrédients joliment, sur la salade et autour. Parsemer d’une cuillère ou deux de gras de canard fondu, puis de la vinaigrette.


ü Servir avec un vin corsé (Madiran! Syrah Australie!), pour résister aux agrumes et accompagner le gras de canard.

Pendant ce temps
, une petite citation amusante (et peut-être toujours actuelle, je vous laisse juger) de Woody Allen, que je viens de relire dans mon newspapier :
Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus.

Quelquefois les deux en même temps, le même jour.

vendredi 21 janvier 2011

Soupe asiatique au canard et lait de coco

Définitivement le canard est à l’honneur chez moi depuis quelque temps, et je vous reparle bientôt d’une belle visite que je viens de faire.

J’étais fort inspiré l’autre jour et j’ai inventé une soupe au canard, en improvisant sur des bases connues, en fait en combinant ces deux recettes. C’était une belle idée, croyez-moi!



Tous ces ingrédients se trouvent dans les bons supermarchés, sauf le galangal (mais prenez alors du gingembre, ou omettez cet ingrédient. Surtout, ne vous privez pas de faire cette soupe s’il vous manque cet ingrédient).

Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir :
20 minutesSource : moi!




- Un demi-paquet de nouilles de riz (les plates, celles qui ressemblent à des linguines aplaties)
- Une vingtaine de tiges de coriandre. Séparer les feuilles des tiges et réserver aussi les tiges
- 1 oignon, émincé
- Quelques tranches de galangal (sinon, du gingembre frais, et si vous en avez pas, c’est pas si grave)
- Une branche de citronnelle, sans la première couche, tranchée mince
- Le zeste d’une lime, et son jus
- Une boite de lait de coco
- Un trait de sauce de poisson, idem de sauce soya
- Deux cuillères à soupe de pâte de cari vert
- Un paquet de canard, pour fondue chiNOIse
- Deux poignées de fèves germées
ü Faire cuire les nouilles de riz dans de l’eau bouillante.
ü Dans une autre casserole, faire cuire l’oignon, les tiges de coriandre, le galangal, la citronnelle et le zeste de citron.
ü Ajouter la boite de lait de coco, puis remplir cette boite à demi de bouillon poulet. Ajouter le cari et les sauces de poisson et soya.
ü Après 10 minutes, ajouter le canard hors du feu, et laisser cuire dans le bouillon chaud.
ü Pour servir, dans de grands bols : les nouilles au fond, plus les fèves germées et les feuilles de coriandre, et servir des louches de bouillon par dessus.

Pendant ce temps
, hier, un disque a changé ma vie.
J’ai acheté récemment le disque Trauma de Ariane Mouffette, que j’adore, et qui me pardonnera (j’espère!) de rigoler un peu avec son nom.



J’ai pas écouté la série Trauma, en fait, juste le premier épisode et j’avais trouvé ça un peu débile, car c’était trop des caricatures, des drames prévisibles et de grosses questions émotives d’éthiques (un peu artificiel, quoi!). Dommage, car j’aime bien la plupart des comédiens de cette série, mais je trouvais ça très pochement écrit! Peut-être que la suite était meilleure, je ne sais pas.

Mais donc, un peu à la manière des séries US qui intègrent des tounes cool, ils ont eu la bonne idée de demander à Ariane Moffat, notre Bjork à nous, de faire quelques tounes pour la trame sonore. Le disque est sorti en novembre dernier.
C’est vraiment bon! Ça début avec une reprise d’une toune pop des années 60, Be my Baby des Ronettes. Très cute. Puis c’est Far Away, de Martha Wainright.

Un peu plus loin, In My Secret Life, du duo Leonard Cohen / Sharon Robinson, fait simplement à la guitare, un peu à la manière de PJ Harvey. Très cool.

J’ai été très agréablement surpris par la SimonetGarfunkelienne Bridge Over Troubled Water, qui est simplement magnifique. Je préfère cette version à l’original.

Un peu plus loin, l’encore magnifique Hallelujah, encore de Cohen, et Ariane fait parfaitement honneur à l’œuvre.


Plus loin, l’intrigante Brain Damage (oui, du disque Dark Side Of The Moon de Pink Floyd! Celle qui débute par « the lunatics are on the grass »). C’est très courageux, car peu de personnes ont osé faire une version de chansons de cet album. Très différente de l’orignal, ça ressemble un peu à If de Pink Floyd aussi.
Le disque est très calme, et charmant comme tout.

J’ai beaucoup aimé. Comme c’est écrit sur le CD « à écouter avec une couverture chaude » !