mardi 31 mai 2011

Huile de homard, façon Daniel Vézina

La délinquante blogueuse Nathalie avait présenté son huile de homard au début du mois. La recette m’avait intrigué, car j’en fais aussi depuis longtemps, et sa recette était assez différente (au four, puis infusion).
J’avais alors promis de publier la mienne, mais j’ai pas eu le temps avant, avec le déménagement de site, la cuisine toujours en rénov’ (si tout va bien, c’est fini la semaine prochaine, incrédible !), le camping, et le travail (car il faut bien travailler un peu pour payer les rénov’, le camping et le homard itou!).
C’est une recette de Daniel Vézina, de son premier livre de cuisine (absolument fabuleux, un must).
La recette de tartare de saumon suivra bientôt (c’est ce qu’on mange ce soir, hé hé), sur un blogue près de chez vous!
De grâce, gardez vos carcasses au congélateur, il y a tant à faire avec! Je vous reviens bientôt avec ma bisque de homard…
Recette pour environ 850 ml d’huile de homard
Temps à prévoir : deux heures trente
Source : Daniel Vézina, tome 1
-    Les carcasses de 2-3 homards d’environ 1 livre, 1 ½, concassées
-    Un litre d’huile d’olive plutôt neutre (j’ai pris la légère de Bertolli)

ü Dans une grande casserole, chauffer un peu d’huile et y faire saisir les carapaces de homard, à feu moyen, environ 20 minutes. Brasser assez souvent pour ne pas laisser brûler.
ü Ajouter de l’eau presque au niveau des carcasses (environ 1 pouce de moins). Laisser bouillir presque à sec à feu moyen (cette étape va prendre environ une heure)

ü Ajouter le litre d’huile d’olive, et laisser mijoter à feu doux de 15 minutes, mais je l’ai laissé une heure.

ü Laisser reposer une heure et filtrer avec un filtre fin (filtre à café ou à vin).

Pendant ce temps
, un retour sur la tourtière du Pied de Cochon, que j’avais acheté lors de notre mémorable visite à la cabane à sucre du PDC.
C’est absolument fabuleux, j’ai jamais rien mangé de tel! Pour la décrire, je dirais que c’est une tourtière épaisse, mais au ragoût de pattes! Donc porc effiloché et viande (veau?) hachée (mais pas en boulette). La pâte feuilletée au beurre est délirante… C’est vraiment exquis, les trois convives présents ont adoré! Elle fait environ 5 portions (on en a remangé le lendemain avant de partir en camping, yé!).
Je sais que le PDC prépare des produits pour Noël, hé bien, c’est à mon agenda de passer une commande vers la fin novembre, parce que bon de même, c’est juste pas croyable!


ü Il semble que l’huile se conserve au frigo plusieurs mois, mais je vous mets au défi de la garder si longtemps! Nathalie en a fait une mayo pour un club homard, Isa une mayo pour des guédilles au homard, et mon tartare s’en vient!

Pour une version de cette recette pour imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici!

lundi 30 mai 2011

Satays de bœuf, trempette épicée-sucrée (peut faire un BBQ de camping cool)

De retour de camping dans la réserve du St-Maurice le weekend dernier.
Premièrement, il n’a pas fait aussi laid et pluvieux qu’ici. Il a plut la nuit surtout. On a eu un seul épisode de pluie poche, dimanche midi, en pleine pêche à la mouchetée. Et le moral était pas haut…
Deuzio, malgré l’hécatombe planifiée, la touladi s’est bien rit de nous. Je vous raconte pourquoi plus loin…

Vendredi soir, l’auto chargée, on est parti dans la température moche à Montréal mais après deux heure trente de route, surprise, c’est tout sec au nord de Shawinigan! Comme il y avait une tente et un abri moustique à monter, ça compte en titi! Super timing!
Vendredi soir, tirage pour la pêche, et on choisit donc d’aller pêcher la touladi (truite grise, ou la « grosse grise », ou d’autres noms moins gentils de notre part plus tard dans la journée de samedi… ) sur le Lac Normand.  Les autres lacs n’étaient pas trop accessibles car les routes demandaient à être franchies en 4x4. Notre voiture ne pouvait donc y aller.
Soir : repas de roi, avec ces satays de bœufs, car vous le savez, même si on est en camping, on peut bien manger. Si on veut, on peut, bref. Il faut juste planifier un peu d’avance.
Nuit par contre assez fraîche! On a dormi tout habillé!
Samedi matin, brouillard sur le lac, on ne voyait pas un demi-kilomètre plus loin. C’était biz car il ventait fort. On a donc traversé le lac embrouillardé avec la chaloupe à moteur, pour être de l’autre côté à l’abri du vent pour pêcher.
Un peu après cette photo, épisode un peu surréel au milieu de ce lac de 4 km de long, où on a perdu la visibilité de TOUTES les côtes dans le brouillard pour au moins 10-15 minutes. Mais il n’y avait pas de monstre dans le lac!
Puis arrivée de l’autre côté (spot on où on voulait aller, soit 4 km plus loin dans le brouillard, admirez mon sens du radar!). Là, commença la terrible pêche à la touladi.
Journée agréable sur l’eau, mais rien, même pas une touche. Du meeting pour le tirage de la veille, on savait qu’elle se tenait à 25 pieds de profond, mais finalement on a su le lendemain qu’elle était pas mal plus bas que ça... Donc pêche totalement bredouille! En effet, la truite grise se tient généralement au fond et le Lac Normand où on était va jusqu’à 200 pieds de profond… Les habitués de cette pêche savent qu’ils doivent lester leur ligne pour descendre profondément pour taquiner cette bestiole imposante.
Nous? Pas équipé pour ça (pas de lignes lestées) et pas de sonar non plus (plus le poisson est gros, et plus il est rare, donc il faut un peu le trouver) (on s’est couché bredouille, certes, mais moins idiots!).
Repas de roi encore une fois, dans un contexte de camping : poulet diavolo, champignons à la bière et asperges (recette bientôt, sur un de vos blogues préférés).
Le lendemain, on change de stratégie, et on va pêcher la truite mouchetée sur le lac Huguette (où nous nous rendîmes en écoutant « Bonjour Huguette,… » de Paul et Paul).
Mais encore là, rien du tout! Pas une touche sur nos hameçons garnis de vers fringants, à croire que ces truites là étaient végétariennes!
Épisode de pluie poche vers midi (mais bon j’ai pris quelques photos cool, dont un canard, coin coin)
On a su plus tard dans la journée que les gardes-chasses nous avaient envoyé sur ce lac un peu pour le tester... Vers 1 heure, ils viennent nous voir et nous amènent en pickup vers le lac XYZ (dont je tairai le nom ici car ce lac est un secret d’état tellement il est poissonneux). Là, pêche miraculeuse, 6 (magnifiques) truites en une heure trente, malgré des problèmes mécaniques de canes à pêches et d’hameçons, ce qui nous a réconcilié avec la pêche (on avait même envisagé un moment de devenir membres du RAG, c’est dire comment on était déprimé).
Et il faisait soleil! La vie était belle! Pas de mouches ou de moustiques! Quand on est revenu à la tente, tout était sec, donc démontage facile au sec! Quel timing prodigieux!
La recette présentée ici est très bonne, et vous êtes pas obligés d’être en camping pour l’apprécier!
La météo de la semaine s’annonce belle! Profitons-en!
« Non mais, quel blogue informatif », que je vous entends dire, « On a même la météo! » ;)
Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir : 10 minutes de préparation, marinade idéalement 8 heures
Source : Williams Sonoma, Sur le Grill (et moi pour le planning et l’adaptation camping)
-    Un steak de bavette, ou steak de flanc, en lanières de 1 cm
-    Marinade : ½ tasse de sauce soya, 3 cuillères à soupe d’huile de sésame, 2 bâtons citronnelle hachés fins, le zeste et le jus d’un citron, 3 gousses d’ail hachées, 2 échalotes vertes hachées, 2 cuillère à soupe de cassonade
-    graines sésame
-    Trempette épicée-sucrée : ¼ tasse de sauce soya, ½ tasse de mirin, 2 cuillères à soupe d’huile sésame, le jus d’une lime, 1 cuillère à soupe de miel, 2 cuillères à soupe de gingembre haché fin, 2 gousses d’ail hachées et 1 piment oiseau, en tranches fines
-     Brochettes de bois!
ü Préparer la marinade avant de partir, ainsi que la sauce trempette (sauf le piment oiseau, que vous coupez mais gardez à part sinon la trempette sera trop épicée).
ü Faire chauffer les graines de sésame dans une poêle, à sec, et garder dans un petit contenant hermétique.
ü Faire mariner la viande le matin pour cuire le soir.
ü Le soir, enfiler les brochettes en laissant des espaces, à la manière des satays (voir photo).
ü Cuire au BBQ de camping, garnir de graines de sésames grillées, et servir avec la sauce trempette réchauffée.
ü Vendredi soir dernier, quand on a mangé, il faisait assez froid alors les brochettes ont rapidement refroidi. Qu’à cela ne tienne! La trempette est devenue une sorte de chabu chabu dans une petite poêle, et on y réchauffait les morceaux de viande en se regardant dans les yeux…
ü Servi avec brocoli vapeurs, et un château Viella 2003 (Madiran), parce qu’on s’emmerde pas non plus en camping pour la question vinicole...

Pour une version de cette recette pour imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici!

jeudi 26 mai 2011

Tendre poitrine de poulet farcie à la saucisse, marinade soya gingembre

Une autre recette pour carnivores !
(je vais me faire une de ses réputations! (si je ne l’ai pas déjà…). Je vous fais une salade bientôt, promis, parce que j’aime ça aussi! Mais il ne fait pas encore assez chaud…).
Dans cette recette, la poitrine de poulet est farcie de chair de saucisse, et en cuisant, la saucisse imprègne la poitrine de ses saveurs épicées, et laisse la poitrine bien juteuse. Comme on peut le voir sur la photo, la viande est loin d’être sèche!

















Votez! J’ai mis hier une recette de homard BBQ en ligne, pour le concours de BBQ d’Isa, mais là j’hésite? Laquelle des deux recettes choisir? Celle d’hier ou celle d’aujourd’hui?
Recette pour 2 personnes
Temps à prévoir : 10 minutes de préparation, marinade une heure, puis cuisson BBQ
Source : recette de Jean-Louis Themis, de l’Académie Culinaire
-    2 poitrines de poulet
-    2 saucisses non cuites de votre choix (italienne, …)

Marinade :
-    Sauce soya
-    Huile d’olive
-    Vinaigre de vin
-    Gingembre râpé
-    Poivre

ü Ouvrir les poitrines de poulet en le tranchant dans le sens de l’épaisseur.
ü Enlever le boyau de la saucisse, pour ne conserver que la chair.
ü Mettre la chair de saucisse dans la poitrine et refermer. Fermer avec des cure-dents ou des brochettes.
ü Laisser tremper dans la marinade une heure.
ü Faire griller de chaque côté au BBQ, puis monter sur la grille supérieure, le BBQ fermé, pour terminer la cuisson sans brûler la chair. C’est prêt quand un thermomètre planté au milieu (saucisse) affiche 150ºF.
ü Servi avec ma salade grillée et mes oignons rouges marinés, et un petit bordeaux!

Pendant ce temps
, on part en camping demain matin (vendredi-dimanche), dans la réserve du St-Maurice. Souhaitons nous un peu de soleil, ou au moins pas trop de pluie.
Mais le but de cette expédition est la pêche alors même s’il pleut des sauts d’eau, ce ne sera pas raté, sauf s’il pleut assez pour remplir la chaloupe! ;)
Et ça me remémore l'histoire de pêche de Fred Pellerin, qui avait pêché une truite de 24 pouces. Oui mais, il ajouta, eux ils mesurent entre les deux yeux ... ;)
Les truites et touladis feront bien de se méfier!

Aussi, ma cuisine en train d'être rénovée sera un jour terminée, je vous montre des photos "avant après" quand ce sera fini! Au moins, la rénovation de la salle de bain est finie, elle!
Cette recette est soumise au concours de BBQ d’Isa!


Pour une version de cette recette pour imprimer facilement, sans blabla, cliquer ici!