lundi 30 août 2010

Anecdotes de Cuisine publié dans le Journal de Rosemont!

Chers amis gourmands,
Il me fait plaisir de vous faire savoir que j’ai été recruté par le Journal de Rosemont pour y écrire des chroniques de bouffe! Je vais sévir dans ce journal à toutes les deux semaines.
Ces chroniques gourmandes, qui portent le nom de ce blogue, paraîtront dans le journal du quartier, avec un lien vers le texte complet sur le site Internet du Journal de Rosemont.
Ça commence cette semaine, yé!
Je voudrais donc souhaiter la bienvenue à mes nouveaux lecteurs qui me découvrent via ce nouveau media!
À mes lecteurs habituels, soyez sans craintes, je publierai les recettes à peu près en simultané dans le Journal de Rosemont et sur mon blogue.
Vive la bonne bouffe!
Joël

vendredi 27 août 2010

Mes cannellonis épinards, viande et fromage (à se rouler par terre)

Une autre recette que je fais depuis fort longtemps. J’ai profité des premiers soirs plus frais du mois d’août pour cuisiner ce plat à ma blonde ébahie. Ça fait un peu plus de deux ans qu’on est ensemble (ça a passé vite), et il me reste encore quelques plats de mes classiques que je ne lui ai jamais faits… C’est bien d’épater sa blonde une fois de temps en temps J
Les cannellonis sont ici nappés dans une sauce tomate que ma mère faisait il y a longtemps déjà. Cette recette de sauce tomate est rapide et très bonne. Je la fais souvent pour servir sur des pâtes, ou avec des palourdes pour une pasta vongole rapide. Cette sauce tomate est très versatile et je m’en sers souvent.
En passant, les cannellonis farcis peuvent être congelés sur une plaque, et mis dans un ziploc au congélateur. Pour servir, mettre les cannellonis congelés dans une plat nappé de sauce, et vous mettez ensuite de la sauce par-dessus. Ajouter parmesan, couvrir de papier alu, et enfournez. Prévoir environ 15 minutes de plus pour la cuisson.
L’autre option congélation est de les faire cuire dans un plat en suivant la recette, normalement, puis de congeler les plats. J’en fais souvent des portions individuelles dans de petits plats, pratique pour les imprévus.
Parce que tant qu’à en faire, je double souvent la recette pour préparer ces portions congelées.

Recette pour 6-8 personnes
Temps à prévoir :
à peu près une heure de préparation, et une heure de cuisson.Source : ma mémoire fait encore défaut. J’ai amélioré la recette depuis l’original.

Farces :
- 600 g de veau haché, ou d’un mix bœuf et veau
- Un paquet de 500 g d’épinards congelés
- ½ tasse (125 ml) d’oignon, haché fin
- 3-4 gousses d’ail, hachées fin
- Environ 2 tasses (500 ml) de parmesan râpé
- 2 cuillères à soupe de lait
- 2 œufs, légèrement battus
- 1 cuillère à thé d’origan
- 1 paquet (475 g) de ricotta
- Sel, poivre du moulin
- 2 paquets de 250 g de nouilles cannellonis, celles qui ne demandent pas de précuisson
Sauce tomate de ma mère :
- 4 gousses d’ail
- 2 cuillères à thé chacun d’origan et de basilic
- 2 oignons, hachés fin
- 2 branches de céleri, hachés fin
- 2 cuillères à soupe de persil italien, et idem de basilic frais si vous en avez
- 2 tasses de bouillon de poulet
- 2 boites de 5 ½ onces de pâte de tomate
- 2 feuilles de laurier
- 2 boites (28 on) de tomates, en morceaux
- Sel, poivre du moulin
ü Préparer la sauce tomate : cuire dans un peu d’huile l’oignon, le céleri et l’ail, sans trop faire colorer. Ajouter le reste des ingrédients et faire mijoter environ une heure, sans couvercle. Brasser assez souvent.
ü Pendant ce temps, cuire la viande avec l’oignon et l’ail. Bien égoutter et laisser refroidir. Il est important de bien égoutter la viande sinon les cannellonis farcis vont craquer avant que vous les fassiez cuire.
ü Idem avec les épinards, selon les instructions sur la boite. Bien égoutter en pressant pour extraire le max d’eau, et laisser refroidir.

Pendant ce temps
, hier soir je suis allé voir avec mon fils le spectacle de Dawn Tyler Watson et de Paul Deslauriers à l’Ange Cornu de L’Assomption. On les avait déjà vus, et c’est avec un grand plaisir que nous avons assisté à ce spectacle.

Deux voix et une guitare. Dawn Tyler Watson a une super voix blues, et soul à la fois. Et Paul chante aussi et les accompagne à la guitare sèche, et quelle maître de la guitare! Groove impressionant.

La fusion complice des deux est superbe, et leur musique toujours juste et très agréable à écouter. Les arrangements de Paul sur des tounes connues sont vraiment intéressants car il s’approprie vraiment ces chansons et les renouvèle pour la guitare sèche.
Leur premier disque « En Duo » (2007) est vraiment très bon. Je vous le recommande chaudement. Un joli mélange acoustique de blues et folk. Beaucoup de reprises, comme Homeward Bound (Simon & Garfunkel), l’excellente et surprenante Going to California (Led Zeppelin) et Come Together (Beatles).
Le duo nous a dit hier soir qu’ils entraient bientôt en studio pour un 2e disque, yé!
Dawn avait déjà un autre disque, « Ten Dollars Dress », paru en 2001, aussi très bon. Paul faisait aussi partie d’un band nommé Black Cat Bone, qui a fait un disque super, Bonified (1995) – blues rock, avec pas mal de guitare. J’adore.
Anecdote amusante, hier soir j’étais donc avec fiston, un guitariste, qui fixait le jeu de guitare de Paul. Paul s’en est aperçu et a donné un pic de guitare à Thomas à la fin d’une toune. Très cool, et c’est la 2e fois que ça lui arrive! John Pizzarelli avait fait idem l’an dernier. Je crois que les guitaristes doivent avoir un moyen secret de se reconnaître! En fait, Thomas devait être le seul gars hier à ne pas du tout regarder la chanteuse J
Thomas a de l’oreille et avait vu que le « tuning » de sa guitare n’était pas standard. Fiston et Paul ont eu une longue discussion après le show, et Paul lui a montré comment « tuné » sa guitare comme lui. Très cool et sympathique.
ü Dans un bol, mélanger la moitié des épinards hachés à la viande, avec ½ tasse (125 ml) de parmesan râpé, le lait, les œufs et l’origan.
ü Farcir les cannellonis de ce mélange. Le truc est de bien les farcir, mais pas trop sinon ils vont craquer. Les empiler sur le comptoir au fur et à mesure. Attention, ils sont assez fragiles. Vous devriez avoir farci environ une boite et un tiers de nouilles avec la viande.
ü Maintenant, dans un autre bol, verser la ricotta, ½ tasse (125 ml) de parmesan, l’autre moitié des épinards hachés, et sel et poivre. Bien mélanger et farcir le reste des cannellonis. Vous devriez arriver assez juste pour terminer la 2e boite de nouilles.
ü Napper un grand plat de sauce. Il faut en mettre pas mal sinon ça colle au fond à la cuisson, peut-être un demi-centimètre. Disposer les cannellonis pas trop serrés, recouvrir du reste de sauce et ensuite du reste de parmesan.
ü Couvrir d’un papier alu, assez hermétiquement, et au four à 375ºF (190 º C), pour environ 60 à 60 minutes.
ü Servir avec un super chianti ou un super toscan, ça va de soi!

samedi 21 août 2010

Bines au thon!

Pas hyper sophistiqué, je sais, mais très bon. De plus, cette recette utilise des choses qu’on a souvent dans nos armoires (en tout cas, c’est dans les miennes!).
Voilà la liste des coupables, vous les avez chez vous aussi?
 

Ça fait une bonne bouffe de semaine, ou de lunch. Et qu’on peut se faire quand il ne reste rien de frais dans le frigo, et c’est

pas cher du tout. Il faut par contre aimer les légumineuses, ça c’est sûr!

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
5 minutes de préparation, puis 25-30 minutes de cuisson.Source : Inspirée d'une émission de Daniel Pinard, il me semble, mais je ne la trouve plus dans mes fichiers de récettes pinardiennes.

- Un oignon, haché
- 3-4 gousses d’ail, hachées
- Trois ou quatre boites de pois chiches et autres légumineuse, à votre choix (sauf des lentilles, mettons). Égoutter sommairement.
- Deux ou trois boites de thon (idéalement à l’huile, sinon à l’eau)
- Une grosse boite de tomate, en dés. Ou de sauce aux tomates si vous n’aimez pas les morceaux de tomates cuites comme ma blonde, qui n’est pas une tomate cuite, c’est pas ce que voulais dire, mais elle n’aime pas les morceaux de tomates mous.
- 1 cuillère à soupe d’origan sec, ou de thym, ou de basilic. Comme on est en saison, j’ai mis du basilic frais cette fois.
- 1 cuillère à soupe de persil italien haché
- Poivre du moulin, au goût. Moi? J’en mets beaucoup.
ü Faire revenir (revenir de ou?) dans l’huile l’oignon et l’ail dans une casserole.
ü Ajouter les boites, et l’épice choisie, et laisser mijoter à feu doux environ une demi-heure. Voilà!
ü Je sers souvent ces bines au thon avec de la sauce piquante et des tortillas.

mercredi 18 août 2010

Poulet en crapaudine à la thaï

Un poulet entier, un BBQ, un goût de gingembre. J’avais tout ça hier soir alors j’ai fait cette recette simple mais goûteuse.
Vous vous souvenez toujours de la formule magique pour transformer votre volaille en crapaud?
La recette parlait de laisser mariner 8 heures, mais je ne disposais que de deux heures seulement avant que ma blonde ne se transforme en werewolf quand elle a trop faim. Une heure de marinade, puis environ une heure de cuisson ont suffit amplement pour parfumer le poulet d’un goût subtil de gingembre, soya et ail.
J’ai survécu à ma blonde lycanthrope, et qui plus est, c’était très bon.

Recette pour un poulet
Temps à prévoir :
15 minutes, puis une à deux heures de marinade, puis environ une heure de cuisson au BBQ (chaleur indirecte)Source : Weber’s Book of Grilling, un livre que Isabelle m’a prêté.

- Un poulet!
- 6 gousses d’ail
- ¼ de tasse (80 ml) de blanc d’échalote verte ;), haché fin. J’ai fait griller les bouts verts avec le poulet.
- 2 cuillères à soupe de gingembre haché
- ½ cuillère à thé de poivre du moulin
- 2 cuillères à soupe de sauce de poisson (nuoc mam)
- 1 cuillère à soupe de sauce soya
- ¼ de tasse (80 ml) de coriandre fraîche
ü Préparer votre poulet en crapaudine et séparer la peau de sur les poitrines et les cuisses, mais ne pas la retirer du poulet.
ü Hacher finement les ingrédients de la marinade, sauf la coriandre. Ou encore les passer au mortier.
ü Ajouter la moitié de la coriandre fraîche et en badigeonner le poulet, incluant sous la peau des cuisses et poitrines.
ü Laisser mariner une à deux heures.
ü Cuire au BBQ fermé, à flamme indirecte, environ 45 à 60 minutes. À chaleur indirecte, sinon le gras de poulet va générer un enfer dantesque sous le poulet, qui va plutôt carboniser…

C’est prêt quand votre volaille crie grâce et atteint 180ºF (90ºC) dans ses parties les plus charnues. Parsemer du reste de coriandre fraîche.




Pendant ce temps
, j’en ai un peu marre que le Ministère des Transports du Québec nous charrie avec ses travaux mal indiqués. Copie d’une lettre envoyée au Ministère :
À qui de droit,
Depuis quelques temps, il y a pas mal de travaux dans la région de Montréal mais ce n’est pas de ça que je me plaigne ici, mais plutôt que souvent la nuit des voies de l’autoroute métropolitaine sont fermées pour des travaux … et que c’est n’est pas indiqué du tout.
Premier exemple, on revient d’aller voir Mononc’ Plume à St-Lazare et on revient vers Rosemont par la 40. Sans aucun avertissement, dépassé Décarie, on se retrouve dans un bouchon sur la Métropolitaine parce que les imbéciles en charge de ces travaux ne nous ont pas prévenu avant : ils bloquent toutes les voies et forcent le trafic à aller sur la voir de service. OK, j’imagine que c’était des travaux importants, ce n’est pas ça que je déplore. Mais, étole! On ne le sait que quand on est rendu dedans et qu’on ne peut faire autrement.
En effet, l’avoir su avant, on aurait facilement contourné tout ça en prenant Décarie puis l’autoroute Ville-Marie et Notre-Dame! Résultat de cette planification débile, au moins une heure de perdue!
Deuxième exemple, on revient de l’est et on s’aperçoit, encore sur la 40, dépassé Anjou, qu’ils bloquent des voies et forcent encore une fois les gens à aller sur la voie de service pour des travaux de nuit. Étole encore! L’avoir su, on aurait évité le secteur par une autre route! Résultat : encore du temps perdu pour une signalisation totalement déficiente!
Est-ce que ces travaux de nuit sont planifiés par des morons ou bien par des gens qui s’en foutent complètement?
Parce que dans tous ces cas, les panneaux d'affichage lumineux dynamiques sur la 40 ne mentionnaient rien de spécial, comme « oubliez pas de mettre vos ceintures de sécurité » ou autres messages sans aucun rapport avec les fermetures de voies juste un peu plus loin.
Tant qu'à faire dans l'inutile dans les circonstances, pourquoi pas « mangez pas trop salé », « téléphonez à votre mère » ou « oubliez pas de mettre une capote » ? ;)
Message au personnes du Ministère des Transports du Québec en charge des travaux de nuit: pouvez-vous mieux annoncer vos manœuvres de nuit par ces panneaux lumineux, qu’on le sache AVANT de tomber dans le bouchon et qu’on puisse le contourner quand on le peut encore?

Me semble que c'est un peu ridicule que je doive vous envoyer ce message, et que ça devrait aller de soi...

Edit: ai reçu un accusé réception :)

dimanche 15 août 2010

Filet mignon au beurre d’anchois

Une recette carnivore que je fais avec les amis JF et Éric depuis au moins vingt ans, et dont je ne me tanne aucunement. Encore là, en passant, ceux qui n’aiment pas trop les anchois apprécient la recette.
À propos de filet mignon, les grillez-vous au BBQ? Je dois vous confier que je trouve ça toujours un peu raté au BBQ car le filet mignon est une viande délicate, qu’on doit juste saisir et manger plutôt saignant pour lui rendre justice (mon goût). Le BBQ cuit trop la viande à l’intérieur le temps qu’elle soit bien grillée : cet engin ne réussit pas à griller cette viande délicate tout en gardant la chair à l’intérieur bien saignante.
Alors même en été, je sors la poêle sur le rond de la cuisinière, je la rends fumante et là je fais griller les filets mignons en peu de temps dans l’huile (ou le beurre, selon l’inspiration du moment).
J’ai pas essayé avec mon nouveau BBQ, nettement plus performant que l’ancien, alors si je change d’idée sur le mariage filet mignon et BBQ, je vous le dirai!

Recette pour 4 personnes
Temps à prévoir :
10 minutes, plus la cuisson (5 minutes)Source : Pol Martin, celui avec qui j’ai appris à cuisiner.

Beurre d’anchois :
- Une demi-boite d’anchois à l’huile (environ 7-8 filets d’anchois)
- 1/3 livre (150 g) de beurre mou
- 1 cuillère à thé de ciboulette hachée fine, sinon d’échalote verte
- ¼ de cuillère à thé de jus de citron
- Poivre du moulin, au goût

J’aime beaucoup les anchois, alors j’ai augmenté les quantités. Et j’ai réduit le beurre un peu par goût personnel. Pour votre info, l’original était de 250 g de beurre pour seulement 4 filets d’anchois.
- 4 filets mignons, d’au moins un pouce d’épais.

Je sais, ça coûte plutôt cher, alors je n’en mange pas souvent. Mais quand j’en achète, je choisis ceux qui me donnent toute la satisfaction carnivore qu’ils peuvent fournir. Je recommande ceux de Costco – vous achetez le filet entier et vous les coupez à l’épaisseur que vous voulez.

En fait, j’ai pas mal réduit la viande rouge, et je dois en consommer environ une ou deux fois par semaine seulement. Je ne compte pas l’agneau dans ce calcul, juste le bœuf.
ü Préparer le beurre : hacher très fin les filets d’anchois, et ajouter le reste des ingrédients du beurre. Dans un papier plastique (Saran wrap), façonner en forme de petit billot d’environ un pouce (2,5 cm) d’épais. Laisser reposer au frigo.
ü Faire chauffer le four à 400ºF (200º C)
ü Sur le rond, faire chauffer une poêle et y ajouter de l’huile quand elle est très chaude.
ü Quand l’huile commence à fumer (et ce ne sera pas trop long si votre poêle était très chaude), y ajouter les filets mignons et cuire selon vôtre goût. Retourner une seule fois. Ne pas saler ou poivrer, le beurre a déjà tout ça.
ü Mettre la viande sur une plaque qui va au four.
ü Ajouter un rond de beurre aux anchois sur chaque filet, et laisser au four deux minutes. Le beurre va entrer dans le filet mignon et en parfumer la chair.

ü Servir avec un vin du Merlot Californien, ou encore un vin du Rhône.
ü Roulez-vous par terre.

Pendant ce temps
, je retombe (lentement) sur terre après être allé voir McCartney jeudi soir dernier au forum (oui je sais, ça a changé de nom mais je ne m’habitue pas). Je n’avais pas réussi à avoir de billets lors de la vente sur Internet, alors j’avais mis une croix là-dessus (et je l’avais déjà vu à NY en 2009).
Mais bon, jeudi matin je travaille tranquille sur mon ordi, écoutant une sélection aléatoire de Itune… et là, avec une traitrise que seule le diable peut avoir coordonné, Itune me passe une toune des Beatles au moment exact ou je regarde le journal sur Internet et je vois la photo à Popaul...
Tentation…
J’attaque Ebay à la dernière minute et me trouve un billet pas trop cher (j’ai offert cost+50$). Succès! Bonheur! Délire! Bon billet d’ailleurs.
Superbe spectacle, comme vous avez pu le voir dans les critiques. Que des hits, évidemment, dont environ les deux tiers de l’époque Beatles. Il a joué Obladi-Oblada, et c’était la première fois qu’il la jouait en public. Il est en forme, Sir Paul, et il a beaucoup de plaisir à jouer, c’est très évident.
Nous aussi! Merci, Paul, votre musique m'accompagne depuis longtemps et me rend heureux.
J’y ai pris quelques photos…


mercredi 11 août 2010

Salade Papaya Pok Pok!

Recette de salade très goûteuse, où on retrouve un mélange de saveurs surprenant comme souvent dans la cuisine asiatique, et des textures assez crunch (papaye verte et arachide). Vous aurez votre dose de fibres pour la semaine.
Comme souvent dans les plats thaïs, vous ajustez le niveau de piquant à votre goût, yé! Allez-y lentement, car on peut toujours mettre des piments dans cette salade, mais on ne peut en enlever!

On m’a dit que le nom amusant de cette salade vient du fait que les filles en Thaïlande n'ont pas de râpe, alors elles cognent avec un gros couteau sur la papaye pour en découper des brins, ce qui fait pok, pok!

Recette pour un bol de salade (pour 4 personnes)
Temps à prévoir :
environ 30 minutesSource : une amie thaï, que je ne vois plus, car la vie c’est parfois comme ça.

- 2-3 gousses d’ail, hachées
- Au moins un piment oiseau asiatique, épépiné et émincé. Moi j’en mets au moins deux, sinon trois … mais commencez par en mettre un seul, puis goûtez! Ajouter au goût.
- 1 cuillère à soupe de crevettes séchées, réhydratées dans un petit verre d’eau chaude.

Non, je ne parle pas de la bouffe pour tortues d’aquarium :) On trouve les sacs de crevettes séchées dans les épiceries asiatiques et ça conserve des millénaires au congélateur.
- Une belle grosse papaye verte. Attention, la papaye verte est d’une espèce très différente de la papaye orange que l’on connaît. Dans les supermarchés, on vend à la papaye orange et il ne faut pas l’acheter pour cette recette même si la pelure est verte car l’intérieur est orangé et doux amer.
La papaye verte dont je parle est autre chose (et nettement plus intéressante, à mon goût), car sa pelure et sa couleur intérieure sont vertes.

Je ne sais pas si c’est une autre espèce ou si c’est une papaye orange qui n’est pas mûre, si quelqu’un le sait, dites le moi. Mais c'est très différent et je serais porté à croire que ce n'est pas la même espèce de popeye.

Je la coupe en deux et enlève les curieuses graines en forme de petites billes, puis je la pèle.



(L’image vient de chez http://www.papillesetpupilles.fr/2007/07/salade-de-papaye-verte-pour-les-nuls.html)
- 3 cuillères à soupe de jus de limette
- 2-3 cuillères à soupe de sauce de poisson
- Une demi-tasse (125 ml) d’arachides rôties. Faire rôtir dans la poêle à sec des arachides, en remuant souvent, jusqu’à ce qu’elles soient un peu dorées, mais sans les faire brûler.
- 2 tomates rouges, en petits dés
ü Dans un mortier, écrapoutir les crevettes, l’ail et les piments pour former une pâte.
ü Passer la papaye verte sur une râpe (« sur le côté Château Champlain de la râpe », comme disait Pinard). Préparez-vous, c’est un peu long si vous en faites beaucoup, et c’est un exercice en soi.
ü Tout mélanger les ingrédients sauf les arachides et la tomate, et laisser reposer trente minutes.
ü Regoûter à ce point pour la dose de piment, et en ajouter au goût. Au besoin, prenez en une partie et créez une deuxième version, plus détonante. Comme ça, tout le monde est content.
ü Ajouter la tomate, bien mélanger et recouvrir la surface de la salade avec les arachides rôties.
ü Miam miam!
ü Cette recette fait une bonne entrée, ou un plat d’accompagnement d’un repas plus carnivore.
ü Options : la recette traditionnelle incorpore des haricots verts cuits légèrement, ainsi que du sucre (cassonade). Par goût, j’omets ces deux ingrédients dans ma version.

dimanche 8 août 2010

Retour sur New-York

Je viens de me rendre compte que j’avais oublié de vous parler de notre voyage dans la grosse pomme en juin dernier. Trois jours à New-York très appréciés, pas vraiment reposants (au contraire, car on a beaucoup marché), mais expédition très stimulante et rigolote.
On est parti en avion pas mal sur les chapeaux de roue vendredi matin le 11 : en raison du trafic et d’une certaine nonchalance de notre part, le vol était « fermé » depuis 30 secondes quand on est arrivé au comptoir. On ne pouvait plus mettre notre bagage dans la soute. On a donc dû passer à la sécurité notre valise qui était de taille (juste un peu) non réglementaire et qui contenait des liquides, évidemment... On est finalement arrivé à l’embarquement avec le dernier appel… Des voyageurs trop relax, voilà ce que nous étions ce matin-là. Un peu ordinaire pour des voyageurs chevronnés comme ma blonde et moi... Mais ça nous servira de leçon, comme disait Antoine le campeur averti.
Arrivée plus relax à NYC, taxi et arrivée à un petit hôtel (le « 17 », 17e Rue, dans East Village), très bien situé. Les chambres sont OK (un peu vieillotte mais très propre), la salle de bain est commune, mais on s’en fout, on n'est pas venu à New-York pour prendre de longs bains. Je préfère toujours investir un peu moins dans la chambre d’hôtel (je laisse les palaces et autres cinq étoiles, pour les autres, très peu pour moi) pour avoir plus de pesetas pour la bouffe et les restos! Et puis, prendre sa douche avec sa blonde, c’est toujours apprécié!
On laisse les valises à l'hôtel et saute dans le métro direction quartier chinois au sud, un fantasme de ma blonde. Visite des innombrables échoppes asiatiques de bric-à-brac, et bain de foule monstrueux. Magasins de produits santé rigolos ou fascinants (spécialistes de café), et affiches sur les murs parfois délirantes. Dans ce quartier animé, ma blonde a acheté un magnifique haut, coupé comme un kimono, noir.


(me semble qu'ils ont l'air de pas mal tripper sur leurs champignons, non?)
On y a trouvé un resto nommé le Big Wong (67 Mott St, entre Walker et Bayard). L’endroit ne paie pas de mine et a l’air d’une vieille cafétéria des années 1960 pour l’ambiance, mais la bouffe est extra. J’ai mangé chez le Gros Wong un plat super, le « Kung pao chicken ding » (sauté de poulet et légumes, avec piment, poivre de séchouan, et arachides – miam!) et ma blonde un canard aux légumes. Tout ça était très bon et débutait bien ce voyage.
Pm : marche vers le nord, à travers le quartier chinois, puis italien, et revisite pour moi de Dean & Deluca, une épicerie haut de gamme que j’adore et visite à chaque trip à NY : assez délirante par son choix de produits, la présentation et sa qualité. Je suis fan. Je vous ai déjà dit que j’ai leur livre de cuisine (le Dean & Deluca Cookbook), livre très recommandé par Yours Truly (mais en anglais seulement).
En passant, je ne nommerai pas ici tout les arrêts qu’on a faits, mais ajoutez aux 2-3 heures un arrêt café (le matin), puis broue & guacamole en après-midi. Et c’est sûr qu’ici je vais beaucoup parler de bouffe (mes fantasmes à moi), mais on a pas fait que ça! :)
En passant, je crois que par loi municipale le New-Yorkais a maintenant un téléphone cellulaire greffé à la main. Ils sont carrément toujours au bout du téléphone, où bien ils pitonnent dessus. Dans un café Starbucks, j’ai compté : sans nous, il y avait 13 personnes sur 15 qui étaient au cell ou qui envoyaient des textos… Des fous furieux des ondes.
Arrêt dans un dépanneur au 146 2nd Avenue (à noter pour le super choix de broues de micro brasseries américaines, vive la Anchor Steam), puis au magasin Trader Joe sur la 14e Rue pour acheter des muffins et une bouteille d’eau pour la chambre. C'est aussi une super chaîne de bouffe que je connaissais : tout est fait maison et porte la marque Trader Joe (haute qualité et très tendance). Il y avait un monde fou!
Le soir, on est allé manger chez Napoletana ;) , mais à la pizzéria 28 Napoletana (176 Second Avenue, près de la 12e St). Belle adresse pour la pizza à croûte mince, très bien. Ma blonde a pris la pizza 28 : mozzarella, speck (le speck est une sorte de jambon séché, assaisonné au genévrier), crème d’ail et de truffes, et champignons. Pour moi, pizza San Daniele – proscuitto de Parme, roquette, tomate et fromage parmesan. Très approprié et revigorant pour des voyageurs fatigués, et tout près de l’hôtel.
Après la pizza, dernière promenade dans East Village, et arrêt au bar Veloce sur la 2e Avenue, qui ressemble à un petit bar de Barcelone : c’est juste un comptoir, qui va de la rue au fond du bar, et large d’au maximum 12 pieds. Le serveur était un Italien qui se trouvait ben beau, et pas trop souriant. Mais l’endroit est quand même agréable et branché. Petit verre de grappa les yeux dans les yeux, et hop retour à la chambre.
Samedi matin, la longue marche commence (mais ce n’était pas aussi épique que celle de Mao, soyez sans crainte). Premier arrêt : Union Square, pour son marché agricole des agriculteurs autour de New-York, qui viennent y vendre leurs produits frais. Le plus génial, est que tout était bio! Les New-Yorkais sont encore à l’avant-garde des tendances. Dégustation de radis? Il y avait un producteur qui proposait au moins six sortes de radis.
De l’autre côté du square, le génial supermarché Whole Foods, un supermarché qui a commencé en magasin granola, en a réalisé les limites, et qui a ensuite incorporé une importante composante gourmet, et de nombreux plats préparés. Si vous ne connaissez pas, c’est vraiment de supers magasins de bouffe, très sophistiqués. Il y en a 2e à NYC (Colombus Circle, près de Central Park), et à Toronto, pour ceux qui passent par là.
Puis visite du magasin Container Store (6e Ave & 18e Rue. Ce magasin est devenu un fantasme ménager de ma blonde), puis du Chelsea Market, une reconversion d’un édifice industriel en marché public – l’architecture est pas mal, le choix de magasins finalement peu impressionnant : plusieurs trappes à cornichons, comme ces neuf biscuits en forme de caniches à 45 $ (!) chez Eleni’s. À part Paris Hilton, qui voudrait vraiment acheter ça?

Puis visite de nombreuses galeries d’art moderne dans Chelsea et le Meatpacking district. Très amusant et il est facile de voir beaucoup de choses en peu de temps, car elles sont toutes à quelques minutes max de marche les unes des autres. J'y ai pris beaucoup de photos. Certains trucs étaient tout à fait géniaux et superbes, vraiment superbes, mais d’autres très laids (oui, je sais, les goûts ne se discutent pas) et d’autres étaient plutôt déconcertants…

(oui, il s'agit bien d'une roche sur un socket d'ampoule électrique)
Pour la visite de galeries, en passant, l’édifice du 529 W 20th St est pas mal : plus de dix étages, et une à deux galeries à chaque étage. Toutes ne sont pas ouvertes, mais on a pris l’ascenseur pour le top, puis on est redescendu par l’escalier en visitant chaque étage. Au total, plus de 15 galeries ouvertes lors de notre passage.
Arrêt pâtisserie (succulentes) à La Bergamote (169 9e ave). En fin de pm, on a déambulé sur la Highline . Ça aussi, c’est assez cool. Il s’agit d’une ancienne voie ferrée surélevée, abandonnée durant 20 ans, et qui a été convertie en juin 2009 en jardin et en promenade linéaire. Une ambiance totalement différente du reste du quartier, très amusant et exemple très réussi de reconversion d’une fonction urbaine abandonnée.




Pause collation dans une trappe à touristes, un truc bien situé mais pas mal cher pour ce que c’était (40 $ pour deux bières et une entrée de huit crevettes), le Son Cubano (405 W 14St, près du Chelsea Market). Très prétentieux, j’ai trouvé. Baptista aurait aimé. New-York est un endroit où il faut vraiment surveiller les prix : généralement la valeur est assez bonne, mais parfois il y a de ces attrapes gogos! Mais bon, on avait soif (moi) et une petite faim (ma blonde).
Retour vers East Village en passant devant le magasin de soulier Shoegasm et le Chelsea Hotel, deux autres fantasmes inavoués de ma blonde (Papi Leonard Cohen y est resté quelque temps (« I remember you well, at the Chelsea Hotel ... :) »), entre autres célébrités passées et récentes – Dylan, Janis, Hendrix, etc., et même Sid Vicious).
Samedi soir, on voulait aller chez Momofuku Ko, mais on n'a pas réussi à avoir de réservation à temps (ma faute) dans ce resto très spécial et tendance. Ils ne prennent les réservations que par Internet, le prix est fixe (100 $ par personne), il n’y a pas de menu et on ne sait pas ce qu'on va manger (choix du chef, quoi! Il y a 6 ou 7 services). La cuisine est réputée excellente et serait un mix européenne-coréenne. Pour une prochaine fois.
On est plutôt allé chez Apiary. Pas mal, sauf l’accueil par une sorte de cowboy sans aucun sourire, mais le reste du staff était très gentil et attentionné, et l'ambiance assez sophistiquée / branchée. Au menu pour moi : pieuvre grillée (avec caviar d’aubergine et huile de chorizo) et lotte (avec purée de maïs, piment poblano, bacon fumé, chanterelles et basilic), avec un pinot noir américain. Très bon tout ça, et pas si onéreux (170 $, avec tx et service). Les portions sont un peu petites, par contre.
En sortant de là, on a trouvé une librairie encore ouverte, et j'y ai trouvé le livre de cuisine de Momofuku, hé, hé, tout n'était pas perdu! ;) Je vous en reparle.
Dimanche matin, bagel saumon fumé et promenade vers le nord dans un midtown désert (en comparaison à la semaine).

Arrêt vers midi pour sangria et tapas sur la 46e Rue (dans la série de restaurants de la « restaurant row », entre la 8e et le 9e Avenue), au bien nommé restaurant espagnol « Sangria 46 » (338 W 46 St) : un énorme pichet de sangria (on était un peu joyeux en sortant de là…) et deux tapas : chorizo salteado (grillée avec oignons) et Gambas Ajillo (crevettes sauce ail et tomate). Miam, miam.
Puis promenade vers la 5e Rue (c’était le jour de la parade annuelle portoricaine), où en conclusion de ce voyage parfait, on a rencontré Bonheur (le prénom d’un Haïtien dans la police de NY :) On lui a pas parlé longtemps, il était en service, mais amusante et sympathique rencontre.

Puis retour à l’hôtel, taxi et hop vers l’aéroport (en avance, cette fois!), quelques dernières Sam Adams, et dans l’avion pour la belle ville de Montréal…